mardi 30 janvier 2007

Ariel Sharon est mort....




....Et Israël aussi. C'est triste de voir comment des guignols dirigent un pays. Ce matin encore, l'attentat suicide dans la station balnéaire d'Eilat au Sud, est la conséquence de ces approximations d'un Olmert incompétent et d'un Gouvernement américain essentiellement attiré par des odeurs de pétrole au Moyen-Orient. Trois morts pour rien côté israélien, et un mort côté palestinien, le kamikaze. La vie est tellement belle que, accepter de mourir de la sorte, prouve qu'il y a un désespoir certain.


Des actes aussi barbares ne pourront jamais s'arrêter tant que la gestion de ce conflit se fera avec condescendance et, tant que les Américains ne s'impliqueront pas véritablement davantage. Sharon est vraiment mort. Son pragmatisme avait amené le retrait unilatéral de Gaza. Son plan, devait se poursuivre avec l'évacuation des colons de Cisjordanie, malgré leur protestation.



Malgré l'implantation de nouvelles colonies qui se préparait, Ariel Sharon était l'homme de la situation. Il y a comme une odeur de malédiction sur les relations israélo-palestiniennes. Lorsqu'il y a un accord qui pointe à l'horizon, il y a toujours quelqu'un pour le torpiller. Ce matin, c'est ce kamikaze, accesoirement fou de Dieu. Mourir pour Dieu c'est plutôt respecter ses préceptes.



Tony Snow, porte-parole de la Maison Blanche, recommence la même prose morbide. Il a annoncé: "Echouer à contrer le terrorisme affectera inévitablement les relations entre ce gouvernement et la commmunauté internationale et sapera les aspirations du peuple palestinien à avoir son propre Etat" en s'adressant au Hamas, élu démocratiquement. Pourtant, en voulant asphyxier ledit Hamas, c'est le peuple palestinien tout entier qu'on assassine à petit feu.



En substance, l'Autorité palestinienne est égratignée par le texte de la Maison Blanche où, il est indiquer que la lutte contre les attentats est de son ressort. Cette tuerie a été revendiquée par le Jihad islamique et les Brigades des Martyrs d'Al-Aqsa liées au mouvement Fatah du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas.



En condamnant ces attentats, il ne faut surtout pas aussi oublier de rappeler, qu'il y a là, une relation entre des occupants et des occupés comme l'a dit Pascal Boniface, Directeur de l'IRIS, sur le plateau de france 3. Par conséquent, les incursions disproportionnées de l'armée israélienne, Tsahal, ne favorisent pas la confiance entre ces deux peuples qui peuvent et doivent vivre ensemble, sans mur, ni heurts.


Pour mon voyage à Tel-Aviv et Eilat prévu fin février, c'est rapé. Quel dommage !