mercredi 11 juillet 2007

SARKOZY OU L'INCULTURE ABYSSALE. IL SE SOIGNE.

Cet article du journal Le Monde, m'a été envoyé par mon grand ami et frère, Parallax du site qui cartonne en ce moment: KAMERUN SCOOP. Je tiens ici à remercier également, Magali D., déesse d'Internet. (AJM)
L'ouverture, c'est aussi pour eux. Ces intellectuels dont Nicolas Sarkozy voudrait se faire aimer mais qu'il désarçonne par sa méfiance affichée pour les dogmes et les concepts.

Jeudi 5 juillet, ils étaient cinq à déjeuner à l'Elysée, l'académicienne Hélène Carrère d'Encausse, le philosophe André Glucksmann, l'historien Max Gallo, le cinéaste Claude Lanzmann, et l'essayiste et professeur de littérature à Paris-VII, Eric Marty. Une première organisée par Georges-Marc Benamou.

Ils ont parlé de la Russie, de l'université, de l'ouverture, de Rama Yade, de l'affaire Clearstream, de la campagne électorale, de la présidence du FMI, de la parution d'un numéro spécial des Temps modernes, l'ancienne revue de Jean-Paul Sartre, consacré à Albert Camus, du centenaire de Claude Lévy-Strauss que l'Elysée souhaite célébrer avec faste.

M. Sarkozy sait ce qui lui manque. Ses prédécesseurs disposaient vis-à-vis de cette élite d'atouts qu'il n'a pas : Pompidou avait écrit une anthologie de la poésie française et avait une épouse versée dans l'avant-garde, Giscard pouvait évoquer Maupassant à la télévision, Mitterrand parlait de la mort avec Jean Guitton. Même Chirac, qui cachait ses goûts pour les arts premiers derrière une réputation de butor, a su séduire les historiens d'art et les ethnologues.

Sarkozy ? Quelques allusions à Céline et Albert Cohen, une visite à l'exposition du sculpteur Anselm Kiefer mais aussi une passion pour la variété, la télévision populaire... Sa rencontre avec Michel Onfray pendant la campagne pour la revue Philosophie Magazine s'était soldée par une polémique après des propos sur le caractère génétique de la pédophilie.

Pour séduire, le chef de l'Etat a mis les formes. Démentant sa réputation d'égocentrique, il a laissé la parole à ses hôtes, écoutant, les interrogeant sur leur perception de sa campagne et de son début de mandat.

Disciple de Roland Barthes, Eric Marty, qui découvrait pour la première fois M. Sarkozy, a risqué ce diagnostic : "Il y a chez lui une sorte de libido communicationnelle."



Philippe Ridet.


Article paru dans l'édition du 08.07.07 (Le Monde).

12 commentaires:

Anonyme a dit…

C'est quand même bizarre !

Fred a dit…

Il est trop faible ce Président. C'est une bête politique c'est sûr mais, j'ai de plus en plus l'impression qu'il est manipulé. Va-t-il s'en sortir ? Je doute de plus en plus.

Antoine a dit…

Il va se saborder tout seul !

MD a dit…

Quand on voit la prescription médicale, la guérision n'est pas pour demain ! Ah, il les a bien choisis ses invités ! Dans le genre "ouverture d'esprit", on fait pas mieux ! Comme on dit vers chez moi "On n'est pas rendus ! "

Anonyme a dit…

Trop marrant !

Le petit Nicolas cherche à s'instruire. C'est cool !

Anonyme a dit…

C'est peut-être pour ça que je n'ai rien compris. Il doit s'instruire ou pas?

Alex a dit…

C'est bien, il s'instruit le Président. Qu'elle honte pour ma FRANCE !

Anonyme a dit…

Ce sont toujours les cons qui réusissent à gouverner.

zazaza a dit…

Coucou AJM,

Je le savais. Cet homme fait montre de trop d'insuffisance.Je suis surpris que les Français ne se rendent pas encore compte qu'il n'est qu'une marionnette d'un groupuscule de personnes qui n'aiment pas la France.

Sinon à part ça, tout va bien pour eux.

Bon vent à toi !

Anonyme a dit…

PAUVRE SARKOZY !

SANSVOIX a dit…

"Hélène Carrère d'Encausse, le philosophe André Glucksmann, l'historien Max Gallo..."

Et pourquoi ces illumineuses intelligences, auraient-elles parlé de Rama Yade, pour en dire quoi ?

Qu'on s'en méfierait pour qu'elle ne fasse pas crecher dans son ministère tout un village africain du Sénégal, n'est-ce
pas Mame Hélènbe Carrère d'Encausse ?

A moins de lui demander d'aller faire détruire la geôle de l'Ile de GOREE (Sénégal)où l'on parquait les esclaves avant de les amener aux Amériques.....,
histoire, pour Monsieur GALLO, de ne plus entendre parler de "Napoléon 1er et l'esclavagisme...".

Dommage qu'on ait oublié C. RIBBE pour donner de la répplique bien sentie...!

En tout cas une bien belle brochette d'intellectuels, dans les temps et dans le vent !

Anonyme SANSVOIX

MD a dit…

Claude Ribbe à la table de Napolino?! De la science fiction ! Napolino ne supporte pas les débats condradictoires, ni les débats en fait ! Lui son truc, c'est le monologue : je m'écoute parler et mes auditeus boivent mes paroles. En dodelinant de la tête, de haut en bas, à l'instar des chiens en peluche qui trônaient sur les plages arrière des simca 1000 de mon enfance....

Pour mémoire, repassez vous le débat avec Ségo : à la première attaque, il fait sa vierge effarouchée et cherche, du regard, un soutien des journalistes ! Faible formation ce Napolino !