samedi 22 septembre 2007

SARKOZY ET SES SBIRES VEULENT SUPPRIMER L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DE L'ESCLAVAGE.


France : l’enseignement de l’esclavage menacé à l’école primaire.


Il pourrait disparaître des « points forts » des programmes.


Par l’arrêté du 4 avril 2007, la mention de l’esclavage a été supprimée des points forts des programmes scolaires français. François Durpaire, historien et président de l’Institut des Diasporas Noires Francophones revient sur cette suppression qui va à l’encontre de l’évolution initiée depuis la loi Taubira.

Selon la loi Taubira, les programmes scolaires doivent accorder à la traite et à l’esclavage « la place qu’ils méritent ». Dans le même temps, une journée commémorative est mise en place dans les établissements scolaires. Depuis 2002, les programmes de l’école primaire en histoire avaient introduit l’esclavage dans leurs « points forts », qui résument ce qui est considéré comme essentiel. Quelle ne fût pas la surprise des enseignants de constater que cette mention de l’esclavage avait été supprimée au moment de la modification des programmes en 2007. Quelques lignes plus loin, une autre suppression attirait l’attention des enseignants, celle de « l’extermination des juifs par les nazis : un crime contre l’humanité »…

Nous apprenions il y a quelques jours qu’un projet d’arrêté serait examiné lors de la « commission écoles » du 11 septembre prochain, visant à invalider la suppression de la mention : « l’extermination des juifs par les nazis. » Suite à de discrètes pressions politiques, cette période si importante de notre histoire allait être heureusement réintroduite. Point de mention cependant d’une semblable démarche au sujet de l’esclavage. Alors que les textes de l’éducation nationale réclament des enseignants de ne pas négliger cette histoire (encore en avril dernier), sa suppression des points forts du programme (le même mois !) crée un symbole inverse. Ces injonctions contradictoires donnent une impression de cacophonie.

Les raisons profondes de la suppression.

Les raisons invoquées pour justifier ces suppressions tiennent à la simplification des programmes. Mais les choix opérés ne sont pas innocents, et si l’idée est bien de « retenir l’essentiel », la suppression de ces phrases n’en a que plus de signification. Deux raisons profondes peuvent être envisagées. La première est la volonté de supprimer des mots (« massacres », « extermination ») qui pourraient choquer la sensibilité de jeunes élèves. S’il est tout à fait légitime de s’interroger sur la manière d’enseigner ces périodes douloureuses, il faut souligner que le passé de l’humanité est indissociable des tragédies et que rien ne serait pire que de chercher à l’édulcorer. La majorité des élèves entretient avec le passé un rapport externe (froid). Or, ce serait d’un rapport interne (chaud) que naîtrait la capacité de s’approprier la connaissance historique. Lorsque certains évoquent la menace qu’il y aurait - pour la sérénité à l’intérieur de la classe -, à aborder les sujets « difficiles », il faut souligner le danger, inverse, de l’indifférence. Précisément, c’est de la tension que naîtrait l’attention...

La deuxième raison tient à l’opposition qui est faite entre « les mémoires », qui aboutiraient à la dictature des émotions, et l’ « Histoire », qui les placerait à distance. Cette alternative simpliste néglige un troisième terme : l’enseignement historique n’est pas une transposition de l’Histoire universitaire, faite d’incertitudes et de discontinuités, mais bien la « Mémoire sociale » qui rend intelligible le projet d’une société.


François Durpaire, histoirien, président de l’Institut des Diasporas Noires Francophones:http://www.idnf.org/

12 commentaires:

FRED a dit…

Sarkozy c'est le grand maître de la négrophobie. Que fait Rama Yade ? Elle soigne sa carrière.

Anonyme a dit…

Ce n'est que le début !

SANSVOIX a dit…

L'on peut être cynique mais pas salaud à ce point !

Les jeunes Français n'apprendront plus rien sur "l'esclavagisme", mais les jeunes Anglais et américains l'apprendront toujours.

Et après l'on continuera à pleurnicher sur l'avance de certains pays en Europe et occidentaux sur le nôtre, la France, en maints domaines !

Que Jospin, le PS et toute la gauche montent au créneau pour défendre TAUBIRA et sa loi !

Anonyme SANSVOIX

Franck a dit…

Ces gens sont des monstres.

SANSVOIX a dit…

De vrais monstres, en effet, mais qu'ils ne se rassurent pas.

On n'effacera pas l'histoire de l'esclavagisme pour satisfaire l'ego de ces politiciens autistes.

C'est fort possible que la qualité de descendants d'esclavagistes ferait plus mal à porter que l'infortune de descendants d'esclaves, sinon pourquoi cet acharnement ?

Anonyme SANSVOIX

Anonyme a dit…

His-story, veut bien dire ce que ça veut dire. Chacun a le droit, selon sa puissance, de raconter sa version des choses! C'est abstrait, pas universelle! C'est aux Noirs, en général d'écrire leur histoire, et de la transmettre...On sait qu'il (Sarkozy) protège les héritiers des esclavagistes, milliardaires pour la plus part...On s'en fout de Sarkosy, ainsi que de l'histoire semi-légendaire des Juifs qu'on nous impose à l'école. C'est à chacun avec ses moyens, de transmettre sa version des faits.

Daniella a dit…

Tout-à-fait d'accord avec toi, anonyme, Sarkozy ou autre, ce sera toujours la même histoire : En effet, les français ne veulent pas en entendre parler, pratiquement aucun d'eux, sauf s'ils se sentent concernés par ce passé qui ne daigne pas laisser de traces dans les manuels scolaires (honte et lâcheté).

Il est préférable pour les responsables de laisser les français dans l'ignorance, mais si, en effet, comme tu l'écris si bien, c'est à nos artistes, écrivains, professeurs aussi, internautes (certains sont déjà de futurs écrivains ou autre) de réveiller cette mémoire depuis les traites négrières, du colonialisme à aujourd'hui.

Aux noirs de se défendre, d'où qu'ils soient, et quelque soit leur métissage, au lieu de se bouffer le nez, merci.
A +

brigetoun a dit…

rien s ça semble remarcher. Je crois avoir compris que la "repentance" n'était plus de saison. Il fallait lire le superbe discours, preuve de culture et de hauteurd'esprit de notre illustrissime à Dakar (malheureusement je ne sais pas où on peut le trouver maintenant)

Anonyme a dit…

ce qui est drôle c'est de voir la sournoiserie de cette affaire... sans doute pour éviter toute accusation de compétition victimaire ils ont fait mine de rayer la mention sur la shoah, sachant très bien qu'elle serait réintroduite discrètement derrière. peut être que je me trompe, c'est possible, mais la shoah a tellement été instrumentalisée depuis 60 ans, qu'on peut s'attendre à tout.

évidemment, ça fait moins négrophobe de présenter les choses comme ça que de rayer uniquement la mémoire de l'esclavage...

Anonyme a dit…

Aux manettes de la France aujourd'hui, nous avons des fous.

Anonyme a dit…

Francois DURPAIRE, métissé juif sioniste est président de l'institut des diasporas Noires Francophones.

Les Kamits doivent arreter de se faire berner par n'importe qui.

Cette supprésion est une provocation de plus avec un but précis. Les Kamits doivent manifester leur désaccord pour marquer le coup. Christiane TAUBIRA doit etre soutenu par des manifestations pacifiques et dignes; n'oublions pas qu'elle nous a fait honneur en refusant de participer à ce régime malade.

Que nos ancetres veuillent.

MD a dit…

tous les discours du Président sont en ligne sur le site de la Présidence de la République ....