jeudi 8 novembre 2007

LE HAMAS PROMET UN COUP D'ETAT EN CISJOURDANIE D'ICI UN AN.

Le ministre de l’Intérieur, Abdul Razzaq Al Yahya, a tenté de rassurer les palestiniens, ce mardi, face à une menace grandissante du Hamas en Cisjordanie. Nizar Ryian, un officiel du groupe islamiste, a affirmé ce lundi que le Hamas prendrait le pouvoir en Cisjordanie d’ici un an.De nouveaux rebondissements dans la guerre politique entre les officiels de l’Autorité Palestinienne à Ramallah et les chefs du Hamas à Gaza. Ce lundi, Nizar Ryian leader du Hamas, a assuré à la foule du camp de réfugiés de Jabalyia, dans la bande de Gaza, que d’ici un an, le Hamas aura pris le pouvoir en Cisjordanie. « L’Automne prochain, nous prierons à Ramallah » déclare ainsi Nizar Ryian. Cette assurance met d’autant plus la pression sur le président Abbas, qu’Israël semble tester la capacité de l’Autorité Palestinienne à maintenir l’ordre dans ses rues. Le ministre de l’intérieur, Abdul Razzaq Al Yahya, était en visite à Naplouse ce mercredi, où il a assuré qu’une prise du pouvoir du Hamas en Cisjordanie était impossible car « l’Autorité Palestinienne est assez forte » pour contrecarrer une éventuelle volonté de coup d’état sur le quartier générale du président Abbas. Le Gouverneur de Naplouse a menacé le Hamas de sévères ripostes en cas de tentative de prise de pouvoir dans sa ville, qui reste l’un des foyers du groupe islamiste en Cisjordanie. Les services de police palestiniens assurent qu’aucune information ne vient affirmer l’organisation d’un éventuel coup d’état à Ramallah, mais les soupçons planent et les opérations de police à l’encontre des partisans du Hamas en Cisjordanie se multiplient. Lundi, le Hamas a affirmé que 12 de ses compatriotes ont été arrêtés à Naplouse, Jénine et Tulkarem. Depuis le mois de juin, le Hamas règne en maître sur la bande de Gaza, suite à une prise de pouvoir violente face aux forces de polices de l’Autorité Palestinienne. En réaction, le président Abbas a opéré une scission politique totale avec le groupe islamiste et tente depuis, de l’affaiblir financièrement et politiquement, par de nombreuses arrestations, mais surtout par le boycott financier des institutions et des officiels du Hamas, d’une part en gelant les salaires de ces derniers et d’autre part en décrétant illégale toute transaction bancaire en direction du groupe islamiste. En effet, depuis dimanche dernier, les responsables de banques qui se rendent coupable d’affaires avec le Hamas sont passibles d’une amende de 150 000 dollars et de 3 à 15 ans de prisons fermes. Le président Abbas cherche ainsi à rassurer Israël et les Etats-Unis sur les limites des transactions monétaires avec des groupes désignés comme terroristes par les pays occidentaux. Selon les déclarations officielles, cette action vise de plus à rassurer les investisseurs étrangers quant à l’utilisation de leur argent dans les territoires palestiniens. L’Autorité Palestinienne met donc tout en œuvre pour mettre à mal le pouvoir du Hamas en Palestine, mais il semblerait que ce dernier est un partenaire inédit : Israël. C’est ce qu’a affirmé le chef de l’Intelligence palestinienne, Taoufiq Tirawi, dans une interview accordée à une chaîne de télévision israélienne ce mardi. M. Tirawi déclare qu’au vue de l’efficacité de la sécurité israélienne concernant le contrôle de la frontière palestinienne avec la Jordanie, il lui semble impossible que le Hamas puisse se fournir en arme autrement qu’avec l’aide d’Israël. « Israël aide le Hamas en leur permettant de voyager sur des territoires sous contrôle israélien » affirme-t-il. Quoi qu’il en soit, les bras de fer politique se poursuivent et la pression monte en vue des tentatives d’apaisement des relations israélo-palestiniennes, que certains protagonistes ne voudraient pas voir se conclure.



Source: Nadia S.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

QUE LES CAMPUS DEVIENNENT DES FOYERS DE RÉSISTANCE !

Une étincelle peut mettre le feu…

Actuellement, une lutte prend forme sur les campus de France. Nous saluons ceux de Rouen, de Toulouse, de Tolbiac, de Grenoble, de Perpignan, d’Aix-Marseille, de Tours, de Saint-Denis, de Rennes et de Lille qui se mettent en grève, qui occupent leurs facs et/ou organisent des piquets de grève (rebaptisés « blocages » depuis le mouvement lycéen de 2003). Nanterre doit les rejoindre, au plus vite.

C’est une lutte contre la loi sur l’autonomie des universités, et, plus généralement, contre la privatisation des universités, la démolition des acquis sociaux et le racisme d’Etat (expulsions, rafles, ADN, loi Hortefeux).

Plusieurs milliers d’étudiants bravent l’interdit et la pacification ambiante. Le pouvoir sarkozyste, héraut de la France de la peur, de la haute finance, des nantis et de l’imposture sociale n’a pas tout balayé. Loin de là.

Autre étincelle, les étudiants prennent conscience de la nécessité de lutter contre la répression généralisée et ses déclinaisons universitaires. Ainsi, plusieurs Assemblées Générales ont comme revendication l’amnistie des réprimés des mouvements sociaux. Les AG de Nanterre, Toulouse, Limoges et Dijon ont déjà pris position pour la réintégration de Naïma, militante de l’AGEN, et l’arrêt des poursuites à son encontre.

Si nous suivons le principe que pour chaque individu touché par la répression, c’est tout le mouvement qui est attaqué, cette vielle recette répressive d’un pouvoir établi vole en éclat. La solidarité est notre arme.

L’université inégalitaire comme horizon indépassable ?

Du côté du pouvoir, comme d’habitude, on présente les réformes comme « inéluctables ». En fait, le mensonge premier de la loi sur l’autonomie comme de celles qui l’ont précédée (de Jospin en

Ces réformes correspondent, ce n’est pas un hasard, à l’arrivée plus importante des enfants des milieux populaires à l’université. La classe dominante ne veut pas offrir une formation digne de ce nom à cette partie de la population universitaire traitée en paria et en surplus parasitaire. A ce titre, la promesse d’un meilleur emploi est une escroquerie.

Combien seront sélectionnés dès les premières années d’études? Pour cela nul besoin d’une barrière de classe officielle, ni des thèses racistes d’un déplorable prix Nobel qui affirme prouver génétiquement l’infériorité intellectuelle des Africains, ni même des conceptions malthusiennes de certains profs de Nanterre pour qui les jeunes des quartiers populaires sont « culturellement inadaptés » à l’université. Non, la logique froide du système suffit. Ironie de l’histoire : les autorités dénoncent hypocritement cet échec programmé pour renforcer la pré-sélection. La suite est connue : l’apartheid scolaire précède la discrimination à l’embauche qui fera l’objet de documentaires répétitifs et larmoyants.

A celui qui proteste contre l’inégalité, on jette à la figure, pour lui clouer le bec, les exemples d’une élite promue, dont la ‘réussite’ est mise en scène (Rachida Dati, Zidane, Rama Yade et la soumise Fadela Amara) comme pour lui dire que le système n’est pas en cause, qu’il s’agit uniquement d’avoir de la bonne « volonté » de « s’intégrer ».

L’économie capitaliste exige une main d’œuvre non formée et exploitable à outrance (rôle dévolu aux sans papiers et à la jeunesse des quartiers populaires). Elle a aussi besoin d’une main d’œuvre formée aux méthodes, aux connaissances et aux savoirs scientifiques contemporains mais sans exigences de statut (rôle des étudiants). Surexploitation pour les uns, exclusion pour les autres, c’est le modèle social mortifère engendré par le capitalisme.

Les réformes universitaires suivent ce schéma d’assignation sociale. Les accepter, c’est renforcer l’apartheid social.

1991 à celle de Lang-Fillon en 2003 dite LMD-ECTS), c’est de prétendre que l’université doit devenir plus compétitive et se rapprocher des entreprises pour améliorer « l’insertion professionnelle » des étudiants. Or, il s’agit, au final, de promouvoir la logique commerciale dans l’université, d’adapter les formations aux exigences du marché, de puiser dans la masse étudiante une main d’œuvre bon marché (stages) et surtout de réduire le coût de l’éducation « pour tous » en réservant une éducation d’élite à quelques privilégiés.

Nanterre : l’heure du choix est venue

La fac de Nanterre doit se positionner clairement aujourd’hui. Du côté du mouvement ou du côté du gouvernement. Sommes-nous des acteurs ou des spectateurs d’une réforme qui se fait sans nous et contre nous ?

La question n’est pas sur la forme (blocage / non-blocage) mais sur le fond. Le débat doit sortir du cercle des initiés. L’AG doit devenir un lieu de débat et de confrontations des idées. Il faut populariser la mobilisation et préparer à la grève et à l’occupation de l’université.

Créons des foyers de résistance !

En premier lieu, ceux qui luttent ensemble au moins depuis le mouvement dit anti-CPE expriment une prise de conscience des processus à l’œuvre dans notre société capitaliste.

C’est pourquoi les luttes actuelles ne peuvent être limitées à une seule revendication sans sombrer dans le corporatisme institutionnel. Nous dénonçons la loi scélérate sur l’autonomie inscrite dans une logique globale, comme une brique qui renforce le mur de l’oppression.

D’autre part, sans se lier davantage à l’ensemble des étudiants et en premier lieu à ceux du ,premier cycle et à ceux issus des milieux populaires, cette prise de conscience ne peut devenir une force matérielle capable de déstabiliser l’ordre inégalitaire.

Quant aux formes de lutte, il ne s’agit pas de reproduire schématiquement les recettes du CPE. D’évidence, la classe dirigeante anticipe les contestations. On voit bien que, préventivement, des facs bloquées sont fermées administrativement. Il faut utiliser toutes les formes de lutte. Principalement, l’OCCUPATION, qui permet de se réapproprier l’espace universitaire, confisqué par l’institution, et de s’organiser.

Oser s’organiser, oser lutter, oser vaincre !

Facs ouvertes aux enfants d’ouvriers, facs fermées aux intérêts privés !

Contact : agenparis10@hotmail.com
Infos : agen-nanterre.over-blog.com

!!!! MERCI DE DIFFUSER LARGEMENT !!!