lundi 31 décembre 2007

BILAWAL A 19 ANS ET EST L'ESPOIR DU PAKISTAN.

BILAWAL ENFANT



Asif Hassan AFP ¦ Asif Ali Zardari (g) et son fils Bilawal à l'enterrement de Benazir Bhutto, le 28 décembre 2007© 2007 AFP


Le fils de Benazir Bhutto, Bilawal, âgé de 19 ans et son mari, Asif Ali Zardari, ont été nommés dimanche à la tête du Parti du peuple Pakistanais (PPP) que dirigeait l'ancien Premier ministre assassinée jeudi. Portraits express.


Bilawal Bhutto


Unique fils de Benazir Bhutto, il devient à 19 ans le troisième leader du PPP fondé par son grand-père Zufilqar Ali Bhutto, renversé en 1977 puis exécuté en 1979. Bilawal est né en septembre 1988, un mois avant que sa mère ne remporte les élections générales, sous le régime du dictateur Zia-ul-Haq, pour devenir la première femme Premier ministre d'un pays musulman.

Bilawal a ensuite connu l'exil à partir de 1999, partagé entre Londres et Dubaï, aux côtés de sa mère et de ses deux soeurs. Il s'illustre alors dans plusieurs disciplines sportives, comme le tir et l'équitation.

Comme Benazir Bhutto, qui étudia à Harvard et Oxford, Bilawal avait entamé des études dans cette prestigieuse université anglaise. Même s'il semble marcher sur les pas de sa mère, le jeune homme «n'a que 19 ans, il doit encore terminer sa formation», estimait avant sa nomination l'analyste politique et ancien général Talat Masood.


«Bilawal ne tient pas beaucoup à entrer dans l'arène politique», avait assuré l'ex-porte-parole de Benazir Bhutto, Sherry Rehman, avant l'annonce de dimanche.

Asif Ali Zardari

Surnommé «Monsieur 10%» en raison d'accusations de commissions touchées à l'époque où Benazir Bhutto était Premier ministre, Asif Ali Zardari, 51 ans, est issu d'une famille de propriétaires terriens du sud du pays, de la province de Sind.

Né le 21 juillet 1956, il fait des études à Karachi dans un lycée militaire. Marié en 1987 à Benazir Bhutto, dans le cadre d'une union arrangée, il profite des deux périodes au pouvoir de son épouse pour se construire une position d'influence.

A peine Benazir Bhutto renversée en 1996, il est emprisonné. Il restera au total 8 ans derrière les barreaux, dont cinq ans durant lesquels sa famille est en exil, avant d'être libéré en novembre 2004 après avoir été blanchi des accusations de corruption, meurtre et trafic de drogue.

Sa passion bien connue pour les chevaux est à l'origine de ses déboires. Zardari a ainsi été accusé d'avoir entretenu une coûteuse écurie sur les deniers de l'Etat, dans la résidence officielle du Premier ministre.

«Zardari présente un passé très chargé. Il ne se considère sans doute pas lui-même comme un leader approprié», estimait Talat Masood avant l'annonce de sa nomination comme numéro deux du PPP. «Il pourrait laisser le leadership à l'un des responsables du parti. Cela serait préférable pour lui et pour le parti», avait ajouté Talat Masood.


AFP.




4 commentaires:

Anonyme a dit…

Il va y avoir du "sport" au Pakistan avec ces deux là

Roland a dit…

oui! du sport!
La saga Salman-Rushdie-esque continue.

Pour connaître de l'intérieur(même si c'est du roman, mais visiblement du roman "à clès"! et bien informé des moeurs politiques pakistanaises) le monde des GRANDES FAMILLES du pakistan, leurs rivalités, généalogies, luttes politiques, rien de tel que de lire le passionnant roman de Salman Rushdie (le meilleur selon moi, et le plus lisible!): "La Honte"

SANSVOIX a dit…

Des femmes, oui mais des belles, des enfants, des fils et des filles de leurs pères et leurs mères se sucédant pour faire de la politique...et prendre les places laissées vacantes par leurs ascendants...

De bébés démo ou dicto se succédant aux papas ou mamans démo ou dicto...

Et tout cela pour maintenir et consolider quoi ?

LA DEMOCRATIE !

Notons qu'il n'existe et qu'il n'a jamais existé aucun dictateur au monde qui ne se déclare être démocrate, car un dictateur a toujours une cour d'individus veules qu'il considère comme tout le peuple de son pays...

Ceux qui désignent un bébé, comme dirigeant succédant à son père ou à sa mère, en démocratie, ils ne sont pas du tout différents d'une cour d'individus veules comme en régime de dictature...

Bonne chance au bébé BB, Belwal Buttho !

Pauvre géniteur de papa pour n'avoir jamais été Premier Ministre, ce sont les initiales de la maman Benazir Buttho que les foules veules privilégient !

Oh, oh, oh, ne trouvez-vous pas que l'HUMANITE est de plus en plus IMMATURE ?

Hum hum hum, mais pourquoi je tousse ?

Anonyme SANSVOIX

Anonyme a dit…

moi j'ai du mal avec cette demon-cratie qui se transmet de pere en fille et de fille en fils... un partie familiale... apres tout sarko est le fils sprituel de chirac, alors pour la democratie, depuis que je suis ne, je ne l'ai jamais vu !

AS