mardi 12 février 2008

ETRANGES SIMILITUDES : DE QUEL HOMME POLITIQUE S'AGIT-IL ?

A lire, un intéressant entretien d'un journaliste avec un écrivain très connu au sujet d'un homme politique français....

Devinez donc de qui il s'agit...

Journaliste : Vous semblez vous tenir très informé de l'actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président ?

> V.H. : Depuis des mois, il s'étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue... Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c'est que dans toutes les qualités qu'on lui reconnaît, dans tous les éloges qu'on lui adresse, il n'y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là... Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.

> Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu'on est en droit de l'attendre d'un élu à la magistrature suprême ?

> V.H. : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu'il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l'assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l'homme et qu'on le trouve si petit, et qu'ensuite on mesure le succès et qu'on le trouve si énorme, il est impossible que l'esprit n'éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l'aventure et l'aventurier... On ne trouve au fond de l'homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l'argent...Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n'est plus question d'être un grand peuple, d'être un puissant peuple, d'être une nation libre, d'être un foyer lumineux ; la France n'y voit plus clair. Voilà un succès.

> Que penser de cette fascination pour les hommes d'affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise ?

> V.H. : Il a pour lui désormais l'argent, l'agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d'un bord à l'autre quand il n'y a à enjamber que la honte...Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités... Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l'argent ; c'est ignoble, mais c'est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte...une foule de dévouements intrépides assiègent l'Elysée et se groupent autour de l'homme... C'est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d'industrie.

> Et la liberté de la presse dans tout çà ?

> V.H. (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu'en dire ? N'est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l'esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?


> Alors, vous pensez à Nicolas Sarkozy ?

> Erreur, il s'agit d'un entretien accordé par Victor Hugo concernant Napoléon III, dont il parle, dans son livre « Napoléon le Petit »...

> Comme quoi, l'histoire n'est qu'un éternel recommencement. Etranges similitudes, non ?

Remerciements sincères à mon frangin qui m'a envoyé cette interview.


14 commentaires:

Anonyme a dit…

Sauf que...

Tout grand qu'il soit, Victor Hugo a toujours été un piètre politique. Il se trompait sur le compte de Napoléon III, pas si mauvais que ça, au final, à part peut être comme tacticien en 1790.

De plus, les similitudes sont celles qu'il te plait de voir. Or, la situation des deux hommes n'avait vraiment rien en commun. Cela démontre encore une fois que tu n'as pas une once de connaissance historique. Quand à la méthode... Analyser un discours d'Hugo avec ta vision d'aujourd'hui... Tu sais ce qu'il faisait Napoléon à ses opposants? Les journalistes de Mariane, en exil? En prison?

Bref, un paralèle historique de plus, complètement raté.

César, Hitler, Louis XIV, Napoléon I et III... Tu va tous nous les faire?
Sarkozy n'a d'égal que lui même.

Lars a dit…

C'est vrai que les deux époques et les deux hommes n'ont rien à voire mais quand même le texte est troublant parce qu'il pourrait s'appliquer à Nicolas Sarkozy.
On ne lui souhaite évidemment pas de finir comme Napoléon III prisonnier des teutons à Sedan en 1870. Par contre si Nicolas pouvait avoir des formules comme « En politique il faut guérir les maux ; jamais les venger. » ou « L’Impératrice est légitimiste, Morny est orléaniste, le Prince Napoléon est républicain et je suis moi-même socialiste. Il n’y a qu’un seul bonapartiste, c’est Persigny, et il est fou » ce serai sympa :-)

Anonyme a dit…

Je ne savais pas que Victor Hugo était ton frangin, t'es pas tout jeune AJM, je respecte tes cheveux blancs ;-)

Balduzar a dit…

C'est pas possible de critiquer pour critiquer!!!
Y'en a marre de ces gens...
Ce texte est 1000 fois appliquable à naboléon!!!
Bravo AJM pour cette trouvaille si elle est de toi!
Je suis persuadé que celui qui te critque en disant que tu connais pas l'histoire etc etc...etait persuadé que le texte faisait référence à Sarkozyzy!
Mais il ne peut pas l'admettre le scélerat...
Ca en devient écoeurant de voir des blaireaux passer leur vie sur un site et lacher des comms a chacun de tes posts, uniquement pour essayer de te rabaisser...
C'est navrant!
Je suis pas toujours d'accord avec toi, mais tu menes ta barque comme bon te semble!
Ils n'ont pas l'air de vouloir le comprendre, qu'ils aillent se faire voir chez les grecs!
Allez peace!

Anonyme a dit…

Vous parlez de quel Napoléon ?
Napoléon III en 1790 ?!
Bref, toujours est-il que la grande Arnaque de la Révolution Française (que de nombreux pays citent en exemple et nous envient) n'a été qu'une lutte d'élites pour le pouvoir : un empereur-tyran (Bonaparte) ayant chassé un roi-écervelé et le peuple, comme d'habitude, s'est contenté de ramasser les miettes. La trop longue dynastie des Napoléon a façonné la France d'aujourd'hui, voilà notre héritage politique. Pourvu que le roitelet Jean ne suive pas les traces de son père !

Anonyme a dit…

Ce texte est largement appliquable à Tony MONTANA de l'élysée.

Anonyme a dit…

Avec Victor Hugo c'est évident que c'est Napoléon III. L'écrivain a toujours adulé Napoléon Ier. Ses textes sur celui ci peuvent aussi être comparés à l'éloge que ferait un UMPiste de Sarkozy..

Donc ça sert à rien de faire ça et c'est hors contexte.

Que ne lit on pas comme débilité ici. Vouloir parler Histoire quand on a jamais rien lu.
"La trop longe dynastie des Napoléon".
Il y en a eu deux, et le second n'était pas le fils de lu premier, qui a duré très peu de temps.
C'est la république laïque qui a façonné la politique d'aujourd'hui, de plus en plus pourrie.

A celui qui s'énerve en disant que j'aurais été "persuadé" que ce texte parlais de Sarkozy, je lui réponds que je connais l'Histoire de France, et que malheureusement les immenses hommes comme Victor Hugo n'existent plus, c'est pour celà que ses textes sont si reconnaissables.

En tout cas entre Sarkozy et Napoléon III, absolument rien en commun. Je vous invite à vous instruire sur l'homme qu'était Napoléon III, vous verrez bien ensuite que le raprochement est impossible. C'est comme de comparer Segolène Royal à Jeanne d'Arc...

Vous voyez les similitudes que vous voulez voir. N'oubliez pas que votre vision des choses est biaisée par votre culture.

Hugo était un monarchiste très conservateur, puis un républicain de gauche (avant la gauche n'avait rien à voir avec ce qu'elle est devenue malheureusement), patriote à l'extrème, homme d'ordre et de nation, qui avait été scandalisé comme jamais lorsque les communards (dont il était) avaient brulé des bibliothèques.

A méditer pour les supporters des vandales de Villiers le Bel ou autre.

Anonyme a dit…

Bonaparte n'a jamais chassé de Roi.

Paul a dit…

C'est du sarko à s'y méprendre. Incroyable interview.

AJM a dit…

Bonsoir à tous !

J'ai ri de bon coeur en lisant les posts de quelques fous qui pensent encore une fois à moi, au lieu de lire simplement un texte qui circule sur le Net depuis deux jours et dont mon frère m'a envoyé le contenu.

Il n'est pas de moi et vous pouvez le retrouver ailleurs (Toutsaufsarkozy, le blogprofencampagne, chez les fédérations socialistes (blogs) etc). Mais, c'est encore moi, l'anti Sarko qui a tout inventé.

A demain !

Anonyme a dit…

Qui a dit ça?
C'est encore pire, tu relaie du bidon, de la déformation hors contexte tirée d'une intervention magistrale du plus grand écrivain français de tout le temps.
Effrayant de voir qu'il n'y a que ça qui vous amène à lire Victor Hugo...

Ca explique beaucoup de choses.

king a dit…

Yo Négro !

C'est qui ce hystérique ? En voilà des méthodes. AJM a raison de dire qu'on a affaire à de vrais fous.

@nonyme, tu es fou. Il faut te soigner.Toujours hors sujet. Ici, le sujet n'est pas AJM.

Bye !

Anonyme a dit…

Deux posts plus haut, AJM a centré le sujet sur lui, sans raison. Je lui répondais à ce propos.

Et je n'ai pas de leçon de santé mentale à recevoir d'une chose qui prétend qu'Hitler a bien fait pour les juifs.

Anonyme a dit…

Je n'ai cessé de m'esclaffer en lisant ce petit texte. Oui finalement l'histoire semble être cyclique et aujourd'hui on sait comment parvenir à stopper tout ça. Je lis réulièrement tes news et tu diffères par l'intérêt que tu portes sur certains sujes mais n'est-ce pas celà notre singularité. Elles sont pleines de bon sens. Aujourd'hui nous avons besoin,d'informations de ce type car la presse ne fait plus réellement son travail.