mardi 6 mai 2008

NOIRS DE FRANCE, ARÊTEZ LE MASSACRE !

Anonyme Sans Voix (ASV), posteur habituel ici, a pondu un commentaire que je voulais faire ce soir. En publiant le communiqué du Collectifdom, je voulais montrer cette connerie qui fait que, certains désignent les ESCLAVES comme un groupe ex nihilo, sorti de nulle part. Le groupe antillais n'a jamais existé. Tout homme quel qu'il soit, vient d'Afrique. Je réaffirme quand même ici que le CRAN veut la mort des Noirs de France. Les américains ont solutionné le problème en imposant l'appellation africain-américain. A quand l'appellation africain-français ? AJM.
Ca c'est le Noir, dans toute sa splendeur, amateur des "combats des nègres dans le tunnel".

Et je vois d'ici, derrière chaque combattant Noir, métis, africain, ultramarin, coconaute et que sais-je encore , un blanc, le même blanc jouant l'ubiquité à souhait en train de rigoler, de s'amuser en actionnant la ficelle pour faire tomber qui il veut...au moment où il veut !

Et moi Noir d'Afrique et ma fille métisse française d'observer la scène, les larmes sillonnant nos joues...

Séchons nos larmes ma fille et vivement les vacances pour aller en Afrique, passer par les Antilles et enfin regagner Paris !

"Nous sommes tous Noirs, mais de cultures DIFFERENTES", nous rappelle-on, mais ça nous le savons, nous ne le savons d'ailleurs que trop bien...!

Le problème est que celui qui n'est ni Noir, ni métis, ni Africain, ni "ultramarin" et qui est blanc ou jaune voire rouge ne voit que notre couleur et il s'en moque éperdument de nos différences culturelles, sauf s' il veut mettre de l'huile de division sur le feu...en RIGOLANT !!!!

Basta, mes frères et soeurs Noir(es)s, Métis(se)s, Chocolta(e)s, Ultramarin(es)s, coconautes... vous êtes trop comiques...,CRANIENS et CODOMIENS, vous me rendez malade !

Finalement, peut-être, Africains et Antillais , nous n'avons pas besoin ni de CRAN, ni de CODOM (Collectif Dom) pour vivre, ne serait qu'en France Métropole !

Ah Césaire, ah Césaire, ah Césaire !

ASV




10 commentaires:

Anonyme a dit…

Le matin du 6 février Werner Braeuner, chômeur vivant à Verden, dans la région de Brême (RFA), a tué M. Klaus Herzberg, responsable de l’Arbeitsamt (l’équivalent allemand de l’ANPE) local, qui avait supprimé ses allocations, son unique source de survie. Puis il est allé se rendre à la police.

Qui est Werner Braeuner ?

Werner, 46 ans, est ingénieur et depuis huit ans il est au chômage. Il militait pour la réduction du temps de travail, pour un revenu garanti, pour une société d’individus libres, non abrutis par le travail. Il lui arrivait fréquemment de traduire des textes venus de France pour les associations de chômeurs allemandes. Il était connu en France dans le milieu des militants contre le chômage pour ses interventions dans la liste AC ! Forum, pour son sens de l’humour, son ironie et sa bonté, le sentiment de révolte qui l’animait et son français très imagé.

Il n’a jamais rien fait pour se rendre sympathique à la gauche gouvernementale. Ses prises de position, critiques des accointances des Verts allemands avec le lobby pétrolier et du productivisme social-démocrate, expliquent suffisamment le silence qui entoure son cas. Ses idées étaient discutables, et bien souvent discutées dans le mouvement des chômeurs, mais poussaient à la réflexion et ne laissaient personne indifférent.

La presse a rapporté l’affaire en adoptant d’emblée l’hypothèse de la préméditation. Le journal local et le Bild (flambeau de la presse-poubelle allemande), notamment, trop contents d’avoir affaire à quelqu’un qu’ils pouvaient présenter comme un extrémiste, un symbole du combat anticapitaliste, se sont empressés de lui attribuer l’intention d’empêcher la conférence de presse sur les chiffres du chômage qui devait avoir lieu le jour même à l’Arbeitsamt local. Ainsi le procureur n’aura-t-il plus qu’à suivre cette voie toute tracée pour construire son réquisitoire ! Or nombre des détails fournis sont totalement fantaisistes, notamment le prétendu rapport d’amitié qui liait Werner au propriétaire de la chambre qu’il louait dans une ancienne ferme et aux yeux duquel Werner passait beaucoup de temps devant son ordinateur - à nous d’ajouter : à discuter avec ses amis aux quatre coins de l’Europe - mais ne cherchait pas de travail. Evidemment, ces journaux se gardent bien d’informer leurs lecteurs de l’existence en Allemagne de 76 000 ingénieurs au chômage, dont la plupart de la génération de Werner, et de leur expliquer pour quelle raison ceux-ci devraientconsacrer l’essentiel de leur vie à la recherche désespérée et désespérante d’un boulot inexistant. ..

Le contexte, les raisons

Werner a vécu ces dernières années une situation particulièrement dure, qui l’a fragilisé. Les difficultés matérielles, le manque d’espace dans son ancien logement et les tensions qui s’accumulaient l’ont contraint à une séparation forcée d’avec sa compagne. Quelques mois avant la naissance de leur fille, il a dû chercher une chambre dans un village voisin. En juillet, il sollicite un stage de formation, qu’on lui accorde. Cinq mois après, soit fin novembre, démoralisé par le fait de ne rien y faire la moitié du temps, il décide de le quitter après avoir écrit - et rendu publiques - deux lettres où il explique ses raisons à M. Herzberg, de la décision duquel dépend le maintien de ses allocations. Mais M. Herzberg a reçu des consignes, et semble convaincu de leur bien-fondé, puisqu’il ne tient pas compte des arguments de Werner et affiche sa volonté de le radier lorsque celui-ci le rencontre à l’Arbeitsamt. Embourbé dans une situation psychologique qui s’aggrave, souffrant de violentes douleurs du dos, accablé par les tracasseries administratives, Werner est de surcroît menacé de radiation à la mi-janvier. Début février, il reçoit la notification qui le prive de ses allocations. Il est alors tenté par l’idée du suicide, comme bon nombre de chômeurs dans pareilles circonstances. Mais il réagit, et le matin du 6 février, il va à la rencontre de M. Herzberg, l’homme qui, dans sa vie concrète, incarne ce système inhumain. C’est alors que, submergé par le sentiment de l’injustice subie, incapable de se maîtriser, il le frappe à mort. Il s’est révolté contre une machine, mais il a tué un homme. Encore sous le choc de son acte, il se rend à la police, et plus tard fait sa déposition devant le juge. Il est alors incarcéré, et, pendant deux mois et demi, partage une cellule de 7,5 m2 avec un codétenu. C’est peu à peu qu’il réalise, horrifié, le désastre qu’il a provoqué : la mort d’un homme, la douleur de la famille Herzberg et de la sienne, le malheur qui s’abat sur sa femme et son enfant.

Pourquoi il faut le défendre

L’histoire de Werner ressemble à beaucoup d’histoires de chômeurs de longue durée. Avec la perte du travail, ce sont les conditions matérielles de vie qui se détériorent, le recours à des solutions provisoires qui s’impose et qui dure, les relations intimes qui se tendent puis se défont. La société vous a mis au rebut, à vous de résister comme vous le pouvez au sentiment de déchéance et d’inutilité - Werner avait choisi l’action militante et la réflexion collective pour y faire face, choix que beaucoup de chômeurs français comprennent trop bien. Mais aujourd’hui, les gouvernants de plusieurs pays d’Europe prétendent de surcroît vous faire porter la responsabilité de votre situation de chômeur, en vous imposant des solutions de "sortie" du chômage qui sont souvent pires que les solutions de survie avec lesquelles, bon an mal an, vous avez pu parfois retrouver un équilibre minimal : des boulots trop précaires et trop mal payés pour vous permettre de vous reloger décemment et de refaire votre vie, des formations plus ou moins bidon qui vous enfoncent dans le sentiment de non-sens et d’inutilité, sans vous garantir rien au bout. C’est cette logique qui s’impose au nom de la "lutte contre le chômage" en France, à travers les radiations massives et des mesures comme le PARE, c’est cette même logique qui s’impose en Allemagne, où le gouvernement n’a actuellement rien d’autre à proposer, pour régler le problème du chômage comme il s’y était engagé au moment des élections, que d’augmenter le contrôle et la répression sur les chômeurs, sans rien résoudre sur le fond.

Comment s’étonner dans ce contexte, et en l’absence de perspective capable d’offrir un débouché à la révolte par l’action collective, que des individus"pètent les plombs" en s’attaquant directement à ceux qui se font les agents les plus immédiats de cette politique ? Aux Etats-Unis, la multiplication de ce genre de gestes est telle qu’elle commence à devenir un phénomène social. Celui-ci va-t-il gagner les pays d’Europe qui choisissent de masquer les problèmes que crée une polarisation sociale croissante en augmentant les contraintes sur les plus pauvres, les poussant à l’exaspération et au désespoir ?

La violence de cet acte peut rebuter, mais elle est une réaction directe à la violence subie et au sentiment d’impuissance. Werner est le thermomètre d’une tension qui monte. Malheureusement, la justice risque de tout faire pour éviter que la dimension sociale de cet acte soit mise en avant. A nous de faire en sorte que l’on ne puisse traiter en simples cas judiciaires les actes de ce genre, et de montrer que c’est la logique sociale qui pousse des hommes comme Werner au désespoir qui est criminelle.

Werner a déjà payé pendant huit longues années de chômage et de marginalisation qui ont précédé son geste. Il serait donc d’autant plus injuste que l’on exerce contre lui une forme de "vengeance" qui, de surcroît, ne rendra pas la vie à M. Herzberg.Le geste de Werner nous interpelle tous - chômeurs, salariés, exploités, et tous ceux pour qui l’existence dans une société riche de la misère liée au chômage reste et restera toujours un scandale. Ne le laissons pas tomber !

Les signatures sont à adresser ici.
Le texte peut être téléchargé et diffusé, voir en bas de page (en anglais, en allemand, en espagnol, en italien et bien sûr en français...)
Ce texte a été distribué en grand nombre lors du contre G8 à Gênes en juillet 2001 par le réseau des collectifs d’AC !.

Vous pouvez aussi écrire à l’adresse suivante :
Werner Braeuner
JVA Verden
Stifthofstr.10
27283 Verden
Allemagne

SANSVOIX a dit…

Cher anonyme,

Merci pour ce triste récit sur Werner Braeuner...

Mais l'on a du mal à voir la relation qu'il y aurait entre ce récit et le texte "NOIRS DE FRANCE, ARRÊTEZ LE MASSACRE !" proposé à être commenté.

A propos AJM, merci pour l'honneur fait à ma petite bafouille.

ASV

Anonyme a dit…

"En publiant le communiqué du Collectifdom, je voulais montrer cette connerie qui fait que,"

Quel menteur ! L'AJM fait ENCORE sa girouette ! Tu as publié ce communiqué parce que tu étais d'accord, Pinocchio ! Il est en effet dans la droite ligne de ce que tu écrivais juste avant. Et au fait, tu ne sais pas NON PLUS utiliser les virgules...

"Tout homme quel qu'il soit, vient d'Afrique."

Oui, et ça comprend les Blancs, les Jaunes et les Rouges, ce qui fait qu'on est bien avancés pour lutter contre les discriminations, banane !

"Je réaffirme quand même ici que le CRAN veut la mort des Noirs de France."

Ben voyons ! Donc contrairement à ce que tu affirmes aujourd'hui (et qui est le contraire de ce que tu affirmais hier, et de ce que tu affirmeras demain), tu es d'accord avec le communiqué du Collectif Dom...

En réalité, celui qui veut la mort des Noirs de France, c'est toi : chaque fois que tu l'ouvres tu les TUES. Au lieu de SALUER le fait que l'anniversaire de l'abolition de l'esclavage soit commémoré, tu viens nous faire ton lamentable cirque.

"Les américains ont solutionné le problème en imposant l'appellation africain-américain. A quand l'appellation africain-français ?"

Les régles grammaticales étant différentes entre l'anglais (qui va du particulier au général) et le français (qui va du général au particulier) l'équivalent français "d'African American" serait "Français africain". Mais aux Etats-Unis, les "African Americans" n'existent que parce qu'il y a des "Native Americans", des "Asian Americans" et des "European Americans". En France, ça n'aurait pas de sens, car - notre histoire étant totalement différente - nous ne reconnaissons que les individus, pas les communautés. En outre, ce sont les INDIENS qui ont inventé ces termes.

Et puis, qu'est-ce que ça vient faire ici ? Tu tentes comme d'habitude de te sortir d'un guêpier dans lequel tu t'es toi-même fourré, à cause de ton incommensurable connerie et de ton inénarrable inculture.

Le texte d'ASV est PRESQUE exemplaire, à ceci près :

"Ca c'est le Noir, dans toute sa splendeur, amateur des "combats des nègres dans le tunnel".

Horrible ! Il y a des cons dans tous les groupes humains : on ne voit pas pourquoi il n'y en aurait pas chez les Noirs, ni pourquoi la connerie d'un Noir serait davantage la conséquence de sa "négritude" que celle d'un Blanc la conséquence de sa "blanchitude" !

Et à ceci encore :

"Et je vois d'ici, derrière chaque combattant Noir, (...) un blanc, (...) en train de rigoler, de s'amuser en actionnant la ficelle pour faire tomber qui il veut...au moment où il veut !"

Pourquoi un Noir con serait-il manipulé par un Blanc ??? Qu'est-ce que c'est que cette paranoïa qui veut que la connerie d'un Noir réjouisse un Blanc ? Et les Jaunes, dans tout ça ?

Anonyme a dit…

Kemi Seba sera le samedi 10 mai place nation:

"Des traîtres vont tomber!"...lol:

http://www.seba-wsr.com/

AJM a dit…

ASV,

C'est fou comme les grands esprits se rencontrent.

J'étais au téléphone avec A2N, et je lui disais que j'allais créer une polémique avec ce papier et que j'allais réagir une fois rentré le soir..

J'ai notamment été sevré de Net toute la journée. Et là, ce soir, je tombe sur ton post que j'avais déjà en partie rédigé dans ma tête. Aucune hésitation.

Merci pour tout !

AJM a dit…

Tiens tiens tiens tiens !

Kemi Seba avec nous à Nation ?

Anonyme a dit…

Commentaire laissé sur le site BWC dans lequel je m'adressais à un Antillais qui tenait à ne surtout pas être rattaché à l'Afrique:


md1g (y2bkl) : Le 2008-05-01
"Seigneur ! lol. Le fait est que tes argumentations ne tiennent pas quant on te demande d'approfondir tes pensées. Nous sommes tous ici conscients que l'histoire des descendants d'esclaves déportés de la terre d'Afrique et l'histoire des descendants de ceux qui y ont échappés, mais qui ont subit et subissent encore le colonialisme, sont différentes. Nous savons tous ici que beaucoup d'Antillais ont un ancêtre blanc... Personne ne demande à qui que ce soit de renier une partie de son identité. Mais tu parles d'histoire différente. Quelle est ton histoire, belboug ? Tu blasphèmerais en disant que ton histoire ne se résume qu'à la traite et l'esclavage. Bien entendu, qu'elle ne se résume pas qu'à cela. Et donc, vu qu'elle ne se résume pas qu'à cela, c'est qu'antérieurement à cela il y avait déjà une autre histoire. Tu n'es pas né ex-nihilo, belboug. Tu viens de qlq part. Maintenant, libre à toi de ne pas le reconnaître ou même de le renier. C'est vrai qu'il est facile pour moi de venir là et de considérer comme insensé ce que tu dis. Je le comprends, et ce comportement qui est le tien, est dû au fait que ton histoire RECENTE et la mienne sont différentes. Mais 300 ou 400 ans de différences sur combien d'années en commun ? Des milliers d'années ! Des 10aines de milliers d'années ! Des 100aines de milliers d'années !!!!! A voir la vision que tu as de l'Afrique (cad celle que la leucoderrmie montre jour après jour: guerres, famines, corruptions, conflits inter-ethniques, ect...) on peut comprendre que tu n'ais pas envie d'y être affilié. Seulement que tu le veuilles ou non, belboug, tu es un nègre venu d'Afrique. LOL. Devine qui disait: "Il n'y a pas de noir antillais, africain, américain, indo-européen, asiatique. Il y a des noirs d'une même appartenance qui sont éparpillés dans le monde"."

y2bkl

AJM a dit…

y2bkl,

Pour ceux qui étaient à l'hommage rendu à Aimé Césaire, c'est justement ce mot que j'ai utilisé "ex nihilo" pour dire aux uns et aux autres qu'on se lançais dans notre propre perdition.Je m'adressais à ceux qui pensent qui croient que leur ancêtres viennent du ciel, ne sortent nulle part

Certains posts me font bien rire. Lutter contre la division c'est se réunir autour d'une table et parler les yeux dans les yeux que de faire la volonté de l'ancien maître comme Lozès qui se couche plus que nos ancêtres.....esclaves.

Nous sommes tous des Africains qu'ils le veillent ou pas.

Anonyme a dit…

Nous avons ici un être humain qui désire nous diviser entre "gens colorés dans les teintes brunes, qui se comprennent bien entre eux", et "les autres", les méchants, ceux qui ne comprennent rien.
Eh bien non! Nous, les humains, ne nous laisserons pas faire, et nous saurons prouver que nous faisons TOUS partie de la même espèce, peu importe notre taux de mélanine.
Et que se faire continuellement insulter par les "gens de couleur brune qui se nomment noirs" parce que "je ne suis pas comme eux, donc je ne peux pas comprendre", ne nous empêchera pas de leur expliquer que leur haine envers nous n'apporte rien à l'humainité.
Sinon la division qu'ils se plaisent à dénoncer chez leur ennemis choisis.
Il y a dans un livre absurde et mensonger cette belle phrase: "Avant de regarder la paille dans l'oeil de ton voisin, enlève la poutre qui est dans le tiens".

Anonyme a dit…

je me demande d'où vient cette légende selon laquelle dom=antillais=uniquement Guadeloupe et Martinique=uniquement noir.