vendredi 6 juin 2008

COMPTE RENDU DE LA PREMIERE DE "J'AI FAIT LE CON"....


....De Dieudonné M'bala M'bala, l'enfant terrible et surdoué de l'humour.


Je n'ai pas fait l' con, Je me suis déplacé.


Lorsque le spectacle commence avec un petit retard qu'on lui a déjà pardonné suite à une affluence record, le décor est planté. La difficulté à placer toutes les personnes qui étaient agglutinés dans la salle fut terrible, atroce même. L'humoriste le plus doué de sa génération a encore frappé un grand coup. Phrase longue spectacle magique ? Sans doute.


Tous les travers de la société ont été repris avec maestria. Le public, nombreux, ne s'y est pas trompé. Au loin, j'aperçois des stars comme l'actrice chanteuse, Princess Erika, et tant d'autres.


J'ai ri de bon coeur lorsqu'il a abordé le cas des trois plus grands (serials killers) tueurs en serie du monde: un belge, un autrichien et bien sûr, un antillais. Les autres, forcément des saints, comme les bretons et aussi les camerounais. Suivez mon regard !


Je n'ai pas fait l'con, je me suis déplacé.


Passage en revue d'une myriade de personnages aussi pittoresques, pathétiques que sympathiques. Du président africain qui se fait interviewer par une spectatrice prise au hasard dans le public, en passant par Colin Powell le mythomane de l'ONU ou George W. Bush qui mérite plus que personne le TPI (Tribunal pénal international), rien n'est pourtant laissé au hasard.


Sujet personnel, triste aussi, qu'il a abordé avec parcimonie, celui du drame des pygmées qu'il avait rencontré au cameroun dont deux sont décédés de suite de malnutrition.


Gestuelle revisitée, mimiques, sarcasmes. Un océan de plaisir, une force indéniable, une symphonie de couleur.


Je n'ai pas fait l' con, je me suis déplacé.


Au milieu du spectacle, un silence de cathédrale s'installe. L'humoriste de talent aborde un sujet sensible: la Palestine. Dans un son concocté par C. Nougaro, avec en prime une imitation de la voix du jazzman disparu, Dieudonné détonne, étonne et cartonne.


Les spectateurs ont respecté le choix de l'artiste de ne pas se faire filmer mais, le photographier, oui. Néanmoins, à la fin de la représentation beaucoup de personnes ont pris la pose avec lui. Il a signé plus de 100 affiches où il porte son keffieh.


Demain, le photographe officiel de la star nous fera parvenir certainement une ou deux photos....J'ai pas fait l'con, j'y étais.


8 commentaires:

Anonyme a dit…

Je suis agréablement surpris par cette rapidité d'action. C'est tout à fait ça le spectacle génial auquel j'ai assisté ce soir. Néanmoins, ce n'est pas vous faire une offense si je dis que vous avez oublié l'essentiel: l'applaudimètre incroyable et le standing ovation.

Un spectateur.

AJM a dit…

@spectateur,

Exact. J'ai oublié ce point essentiel. Les gens étaient vraiment satisfaits. Les applaudissements nourris en disent plus que nous.

Merci !

nubiennes a dit…

Guy Georges n'est pas Antillais ^0^

cpolitic a dit…

Attention aux chtites fautes: "autricien" ou à la ligne sur Powell.
Mais c'est surement dû à l'émotion ;-)

Merci pour le compte rendu.

AJM a dit…

@Amadeche,

Merci pour ta vigilance.

Gégé pas fait le con non plus a dit…

En même temps il eut été étonnant que tu dises ne pas avoir aimé le spectacle.

Tout le monde connait ton objectivité légendaire...

ZAZAZA a dit…

Yes, tout le monde a adoré. Au lieu de crier au loup, venez voir par vous même.

OneDropRule 4ever a dit…

Consternation chez les kémites: le fara Kemi Seba serait blanc.

Bon gré mal gré, les Noirs américains redécouvrent leur "sang blanc"

http://www.lemonde.fr/sciences-et-environnement/article/2008/06/06/bon-gre-mal-gre-les-noirs-americains-redecouvrent-leur-sang-blanc_1054736_3244.html#ens_id=1054837

M. Kittles n'est pas une exception : entre 35 % et 40% des Africains-Américains possèdent un chromosome Y venu d'Europe. Pendant la période de l'esclavage, les relations sexuelles, souvent forcées, entre les femmes noires et leurs maîtres blancs étaient courantes, ce qui a donné naissance à des enfants métis. Mais, au début du XXe siècle, la plupart des Etats fédérés adoptèrent des lois raciales dites "One Drop Rule" ("une goutte") : toute personne possédant une seule goutte de sang noir devait être considérée comme noire. Dans leur douloureuse quête identitaire, les Noirs finirent par reprendre à leur compte cette règle arbitraire. Or, aujourd'hui, les tests génétiques les obligent à se souvenir qu'ils sont fils d'esclaves, mais aussi d'esclavagistes.