mardi 29 juillet 2008

RENDEZ-NOUS DIEUDONNE.....

…Bande de lâches !

Hier, je lisais avec délectation, la belle prose de Parallax, SINE ET LES NOUVEAUX ANTISEMITES. Il était question de tous les supporters de Siné qu’il fallait classer de facto, du côté des antisémites, puisque les inquisiteurs détiennent une parole d’évangile….mon œil.

Les maîtres chanteurs qui brandissent à tout va l’opprobre de l’antisémitisme sur leurs adversaires, par jalousie ou envie, ont réussi, leur coup avec Dieudonné mais, pas trop. Gare à l’effet papillon, heu…boomerang. Bénéficiant de la solidarité raciste et de l’appui de certains noirs serviles comme celui que je lisais hier, un certain Hervé Ben Sion qui, avec son site nommé « Grimace », suivez mon regard, ment comme un arracheur de dents, en osant attester qu’il soutient Dieudonné depuis….5ans. J’ai cru mourir ! Je comprends pourquoi Allain Jules ne va jamais se perdre dans cette connerie.

Lorsque Robert Redeker, grand islamophobe devant l’Eternel, a été soutenu par les lyncheurs de Siné, l’idée d’accuser ses fans d’islamophobes, ne m’a pas effleuré l’esprit une seule seconde, ce qu’ils n’hésitent pas à faire avec ceux qui soutiennent Dieudonné. Notamment, les Ogres, site classé antisémite. A mourir de rire, site de la vérité cachée révélée, plutôt.

Or, Dieudonné, a fait un sketch représentant un colon extrémiste israélien –ça existe-, et pourtant…

- Agression en Martinique
- Menaces de mort
- Lettres d’insultes
- Blacklistage des médias
- Agression en plein Paris en compagnie de ses enfants
- Parallèle honteux avec Fofana….etc.

Au lieu de tirer à boulets rouges sur Dieudonné, il faut se demander ce que nous avons fait pour réellement le soutenir. Combien de courageux ? J’ai entendu quelqu’un dire avec conviction : « Il faut que Dieudonné résiste ». Pourtant, lui, il avait le moral en berne, incapable de faire quelque chose pour tenir. Beau rôle que celui des donneurs de leçons.

Entre ceux qui vendaient leur âme au Diable pour un passage télé, ceux qui se cachaient pour fuir l’inquisition, ceux qui se disaient solidaires et biaisaient la vraie lutte en pensant faire du fric derrière l’humoriste, les exemples sont légions. Passons.

Comme je côtoie beaucoup d’africains, je retiens d’eux cette expression qui sied à merveille à la situation de Dieudonné : « De peur de se noyer, on peut s’accrocher sur un serpent pour se sauver »

Dieudonné, la Bretagne ne te lâchera jamais !

KING DE BREIZH

43 commentaires:

Anonyme a dit…

Le fils d'Hitler aux commandes.

Rendez-nous AJM !

Anonyme a dit…

Hervé Mbougen aka Hervé ben Sion ? A mourir de rire et pourtant vrai. Une vraie plaie ce mec.

Merci King !

Vive Dieudo !

L'ami de dix d'AJM !

KING a dit…

Un anonyme très courageux. Si t'étais un homme, il fallait montrer ton visage, façon de parler, de signer. C'est vous qu'Hitler inspire.

La prochaine fois, je mets ton truc à la poubelle petit poltron: j'ai ton IP.(IP:xxx.x37.161.9)

KING a dit…

L'ami de dix ans d'AJM,

Merci bien.

Nicopico a dit…

Non King, regarde ce qu'a fait Dieudonné, ce n'était pas un colon extremsite israelien, mais c'était un rabbin nazi.. les colons ne porte pas de chapeau noir (il existe en Israel des differences vestimentaires entre les differents courant du judaisme orthodoxe).
Ensutie on fait la confusion entre ciritique de la religion et critique des membres de cette religion.. l'un est autorisé, l'autre interdit..
Pour le fait de s'accrocher a un serpent pour ne pas se noyer.. je crois que Dieudonné sait très bien nager.

KING a dit…

Nicopico,

Certes, mais le savait-il lui même ?

Des Rabbins nazis n'existent pas ? Ceux qui disent "mort aux arabes", en quoi sont-ils différnts de ceux qui disaien avant "mort aux juifs" ?

En quoi ?

Pourquoi accepter l'expression nazislamiste et refuser celle qui concerne certains juifs nazisionistes ?

Si tu fais la différence, tant pis pour toi parce que tu soutiens des nazis. Point barre.

Nigerian scoop a dit…

Hier, je lisais avec délectation, la belle prose de Parallax...
mon cul sur la commonde.


Pourquoi continuer cette mascarade ?

Nicopico a dit…

King,
A quel moment ai je parlé de nazislamiste? UN terroriste islamiste est deja assez horrible en lui même pour ne pas avoir a lui rattacher le terme de "nazi".
Mais le fait est que les nazis ont tué plus de juif que d'arabes, donc associé le rabbin aux nazis est d'une grande maladresse.. je crois que Dieudonné lui même avait admis que son sketch n'était pas un des meilleurs et écrit a toute vitesse. De nombreux rabbins ont été déportés par les nazis... je ne sais pas ce qu'il en est des imams et autres muftis.. en revanche certains mufti ont collaborés avec les nazis.

KING a dit…

Brillant courageux anonyme,

Pas sur la commonde (commode), mais sur ton monde immonde de soupçon d'idiotie et de jalousie.

Et puis, où est le problème sincèrement ? Pourquoi être aussi offensé ?

Arrêtez de vous comporter comme de pauvres minables. Où est le rapport avec l'idée véhiculée dans le texte ?

On peut parler de mascarade lorsqu'il y a une AFFAIRE. C'est à dire la police, l'etat et je ne sais quoi d'autre cherche à savoir si derrière il y a un criminel qui court. Or, pourquoi serait-il finalement, je m'en réjouis, votre unique combat actuellement ?

VOUS SEREZ PLUS UTILE A RENTRER DANS LA POLICE AU LIEU DE JOUER LES SHERLOCK HOLMES DU DIMANCHE POUR RIEN DU TOUT...A MOINS QU'ON NE VOUS PAYE POUR DES CONNERIES

KING a dit…

@nicopico,

En plein dans le mille. Le Mufti de Jérusalem.

Or, pourquoi ne parlez-vous jamais des juifs qui ont collaboré. En Allemagne par exemple, en France aussi.

Il y a eu plus de juifs collabo que d'arabes.

Loïc a dit…

Bravo King.

@Nicopico,

Il faut maintenant répondre. Les arabes (marocain, algérien, tunisien)sont plutôt venu sauver les juifs en étant soldats français, ou encore les tirailleurs sénagalais.

Ton exemple te tue parce qu'il y a effecdtivement, plus de collabos chez les juifs eux-mêmes que chez les Arabes. Trop bien ça par contre, non ?

Quel argument tu vas nous sortir encore ? La Wermacht ne les recritait pas de force. C'était des collabos. Pas un, mais, des milliers.

KING a dit…

Loïc,

salut !

Effectivement.

NicoPico a dit…

Salut King et Loic,
Il y a eu un documentaire il y a quelques mois sur Arte je crois au sujet de ces collabos. Prenont le cas de la France, pour les responsables juifs français, aucun ne pouvait pensé que la France les lacherait et donc pensait qu'en obeissant, et donc en respectant la France, rien ne leur arriverait.. certains d'entre eux ont même finis dans le piège qu'ils ont eux même aidé a monter malheureusement.
Les arabes venus des colonies française ne sont pas venus en france dans l'idée de sauver des juifs, mais dans l'idée de sauver la France, et pour certains, avoir en retour une reconnaissance, une indépendance. En Allemagne, le cas des Mischling est interessant car eux mêmes refusaient souvent de se considérer comme juif.. comme disait Himmler (je crois que c'est lui) "c'est nous qui decidons qui est juif et qui ne l'est pas".
Il a eu aussi plus de juif tuer par les nazis que d'arabes.. votre argumentaire ne fait que monter la partie que vous souhaitez voir.. je regarde cela dans le cadre du conflit israelo-palestinien, et malheureusement, ce n'était pas Mohammed V qui était mufti de Jerusalem.
Si l'on parle d'arabes collabos, on a quelques cas.. mais si l'on parle de musulmans collabos, on se doit de parler des SS Handschar... 21 000 hommes. Eux n'étaient pas venus pour sauvez des juifs, et eux n'étaient sous l'autorité morale du père de la nation palestinienne comme dirait Leila Shahid...

KING a dit…

Mon pauvre ami,

Tu es complètement à la ramasse et ta prose montre bien que tu veux à tous prix sauver la face des collabos juifs.

C'était en connaissance de cause. Point. Arrêtez vos conneries de Mischling (j'ai découvert le mot grâce à AJM qui disait qu'il était un "mischling zeitung grade" si je ne m'abuse).

S'il faut parler des chiffres alors, il y avait des mecs dans l'arlmée alemande, au nombre de 150 000. C'est pas 21000 en tout cas.

Loïc a dit…

@Nicopico,

je rebondis sur ce que King vient de dire en t'invitant à regarder cette vidéo:

http://www.dailymotion.com/video/x35rzv_les-soldats-dorigine-juives-dhitler

King, peux-tu nous la mettre ?

KING a dit…

@Loïc,

Je connais cette vidéo d'où le nombre exact que j'ai donné. C'est le livre d'un juif américain.

Ce n'est qu'en france où, certains organisent un gros mensonge en jouant les saints ou en excluant de la bête immonde, Hitler, leur propre frère.

Nigerian scoop a dit…

"Nigerian scoop" n'est pas plus anonyme que "King", alors tes leçons de courage, garde les pour les mous du bulbe qui gobent tes jérémiades.

Quand au fait d'être payé... J'espère vraiment pour vous que vous l'êtes, pour passer autant de temps à alimenter tout ces blogs minables sous x identités différentes. Sans compter tout vos spams sur les blogs des autres, il faut en avoir du temps à perdre.

Et ne me ressort pas la facture des 700 euros mensuels d'adsense, trouvée sur internet, ça en serait encore plus ridicule.

KING a dit…

@Niger...,

Et toi alors, tu fais quoi ici ? tu as surtout besoin de cours de grammaire petit d'esprit. C'est ça le courage, dire des conneries et passer du coq à l'âne ?

Mon pauvre ami, je suis prof.C'est toi qui a du temps à perdre à vouloir venir déverser ta haine.

Facture adsense ? Il n'y a jamais eu de pub sur mon blog.

C'est toi qui est ridicule.

Quelle pitié !

AJM a dit…

Cogne King !

j'adore. J'observe. Faut pas perdre ton temps à répondre à tout le monde.

KING a dit…

Yo Négro !

T'as raison. Je vais maintenant les mettre à la poubelle, je ne fais pas comme toi qui laisse tout passer.

estelle a dit…

Au nom de quoi certains s'arogent le droit d'interdire ?

Je pose la question à nigerian scoop que le ridicule ne semble pas tuer. Quel combat !

Au juste, tu défends quoi ? Internet ? Et pourquoi viens-tu poster ici alors, tout en "exigeant" que les autres ne le fassent pas où ils veumlent ?

Y'a-t-il une charte qui exige que quelqu'un n'ait qu'un blog ? mais franchement, tu es probablement fou. En revanche, tu as raison de garder ton anonymat. mais pourquoi demander aux autres de ne pas le faire ? pourquoi les traquer ? Et comment sais-tu qu'ils spamment si tu ne les traques pas ? Atrrête un peu, heureusement que tu es anonyme, ton combat est nul et surtout pueril. Que vas-tu gagner ?

C'est un conseil d'ami.

totof a dit…

Pour ma part Breton antilais !

So So solidarité !

Dieudoné Kimbé raid' pa moli !

KING a dit…

Les commentaires qui n'ont rien à voir avec le texte seront désormais supprimés.

Je ne cautionne pas/plus les procès fait aux gens à tort.

Ceux qui s'amusent, qu'ils le fassent ailleurs. C'est toujours cette tentative de refuser de discuter sur le texte parce qu'ils n'ont aucun argument qui me lasse

Nicopico a dit…

@ Loic et King,
Ces soldats ne s'y sont pas retrouvés en tant que juif et pour servir pour la cause juive.
J'allais justement venir au livre "les soldats juifs d'Hitler"... aucun commando SS juif n'a jamais existé. Je le répete, les nazis disaient "C'est nous qui décidons qui est juif et qui ne l'est pas".
Vous reprenez une rhétorique d'extreme droite qui voulait mettre sur les dos des juifs leur propre souffrance. Ainsi les nazis étaient dédouané car au fand, les responsables seraient les juifs eux mêmes.. n'est ce pas formidable? Et pourtant, dans le livre sur les "Soldats juifs d'Hitler", ces soldats aujourd'hui retraités, certains refusent encore d'etre definit comme juif.. et oui, des juifs honteux. Pas étonnant de les retrouver en bon nombre dan sl'armée d'Hitler. Ce qui est bien diférent des SS Handschar qui eux y allait en tant que musulman, en jurant sur le Coran... ces gens là font honte à l'Islam et ont souillé le Coran aux yeux de bon nombre de musulmans.
Vos parallèles sont donc ridicules et faux.
Pour vous donner un exemple, imaginons une guerre entre le bresil et l'argentine. Un bresilien renie sa nationalité bresilienne, et en a même honte, pour allé se battre au côté de l'argentine.. allez vous donc dire qu'il s'est battu en tant que bresilien? non. Il est peut etre d'origine bresilienne, mais s'est battu en tant qu'argentin. C'est le cas de ces soldats. Maintenant toujours dans cette guerre entre bresilien et argentin, des uruguayens vont se battre contre le Bresil au côté des argentins et même sous leur uniforme, mais pas seulement pour l'argentine, mais aussi au nom de l'uruguay... c'est le cas de SS Handschar..
Vous faites des amalgames douteux, des melanges étranges afin que la réalité se soumette a ce que vous voudriez qu'elle soit. Vous voudirez tant que les juifs soient leur propre bourreaux dans cette histoire, mais ce n'est pas le cas.
Comme dit Edgar Morin (qui devrait d'ailleurs ce l'appliquer à lui même), il faut rechercher la complexité des chose... a votre tour... et sans ne retenir que la partie qui vous arrange.

Nicopico a dit…

J'espère que mon dernier post ne sera pas supprimé afin de me laisser mon droit de réponse.. on verra si King accepte la contradiction... et je ne doute pas qu'il l'acceptera.

AJM a dit…

Salut Nicopico,

je ne crois pas qu'il va le faire. je l'ai eu au téléphone tout à l'heure, il va se connecter seulement vers 21h il m'a dit. Moi en revanche, je peux intervenir dans son forum sans toute fois virer un post. Pour ceux qui connaissent les blogs collaboratifs, chacun gère ses billets et a son code.

@+

Anonyme a dit…

LA LIBERTE D'EXPRESSION DANS SA QUINTESSENCE


LOL

Nicopico a dit…

@ AJM,
je crois qu'anonymous jsute en dessous a apporter la réponse que j'allais faire

Henri Alberti a dit…

Pour en finir avec « l’antisémitisme ».

BRICMONT Jean

S’il est une expression bien française, c’est « Paris vaut bien une messe » ! Fallait-il condamner Henri IV pour racisme anticatholique ? Les conversions pour raison d’opportunité sont légions, surtout lors de mariages. Lorsque l’époux ou l’épouse est riche, cela suscite toujours de l’ironie et l’on s’en gausse dans les chaumières, avec ou sans Siné. Mais il a suffi que cette ironie ait pour objet un mariage où la riche épouse est de confession juive, pour qu’une icône de la caricature française soit chassée de Charlie Hebdo, pour « antisémitisme ».
Les raisons invoquées par Charlie pour justifier cette expulsion sont parfaitement ridicules. L’une, c’est que la rumeur (de la conversion) était fausse. C’est certes regrettable, mais Charlie n’est pas connu comme étant un journal qui vérifie soigneusement ses sources. Faut-il fouiller dans les archives pour vérifier si une fausse rumeur otanesque ne serait pas par hasard glissée dans leurs colonnes lors de la guerre du Kosovo ? L’autre raison est encore plus comique : il s’agissait de la vie privée de Jean Sarkozy. Mais le catholicisme de Mme Betancourt, dont Charlie fait ses choux gras, est peut-être ridicule et l’on peut s’en moquer, mais il relève entièrement de sa vie privée ; de plus, contrairement à Jean Sarkozy, Mme Betancourt n’exerce aucune fonction officielle en France (« vedette médiatique » n’étant pas encore une telle fonction). Sa vie privée devrait, peut-être, être plus protégée que celle d’un élu.
Sur le fond, on reproche à Siné d’insinuer que le fait d’être juif (ou d’être marié à une personne de confession juive) permet « de faire du chemin dans la vie ». Manifestement, vu le contexte, il voulait dire que c’est l’opportunisme, attribué (à tort) au fils Sarkozy, qui permet « de faire du chemin dans la vie ». Mais que penser du fait qu’un simple journaliste, Claude Askolovitch, en lançant une accusation radiophonique d’antisémitisme, peut ainsi faire virer un des plus grand caricaturistes de France ? Si l’on voulait faire croire à la population qu’il existe un « pouvoir juif » tout-puissant, il n’est pas évident qu’on s’y prendrait autrement. C’est le larbinisme de Val et de ses collègues qui suggèrent qu’être juif aide à réussir, pas les écrits de Siné (d’aucuns suggèrent que Val a simplement profité de l’occasion pour se débarrasser d’un collaborateur qu’il détestait ; mais quoi qu’il en soit, le fait est que l’accusation d’antisémitisme permet de « casser » n’importe qui, sans possibilité de défense, sans débat contradictoire, sans procès équitable ; c’est l’analogue moderne des lettres de cachet).
Cette affaire, vue dans le contexte des attaques répétées de Charlie contre les musulmans, amène la liberté d’expression en France à une croisée des chemins : soit on déclare une fois pour toutes que les musulmans et les catholiques sont des cibles légitimes qui doivent subir en silence toutes les insultes et toutes les caricatures, mais que tout propos désobligeant contenant le mot « juif » ou « sioniste » est tabou, ou bien cette affaire permettra de faire sauter ce verrou. Dans le premier cas, il ne faut se faire aucune illusion : un tel traitement différentiel suscitera (et suscite sans doute déjà) un antisémitisme massif, bien que silencieux et ignoré des élites médiatiques.
Sur le fond, cette sinistre affaire, qui fait suite à celles impliquant Dieudonné, Mermet, Boniface, Ménargues, Morin et bien d’autres, aurait une issue heureuse si elle permettait de clarifier une fois pour toutes les limites de la liberté d’expression. Bien sûr on peut interdire un appel à commettre immédiatement une action illégale, mais aucune opinion générale sur l’histoire, les religions, les superstitions, les idéologies ou les groupes humains (les « races »), qu’elle soit vraie ou fausse, ignoble ou non, ne doit tomber sous le coup de la loi.
Les poursuites judiciaires en chassé-croisé où des musulmans, ou des descendants d’esclaves et de colonisés, cherchent à mettre en place une sorte de sionisme du pauvre pour faire condamner ce qui ne leur plait pas, comme les caricatures antireligieuses ou certaines vues sur l’histoire du colonialisme, démontrent qu’il est impossible d’exercer la censure de façon non sélective, à moins de réduire tout le monde au silence.
Passons aux choses sérieuses : dans le New York Times (18 juillet), Benny Morris, un des principaux « nouveaux historiens » israéliens (que d’aucuns s’acharnent à présenter comme un progressiste et un pacifiste) déclare qu’Israël « attaquera presque certainement l’Iran d’ici quatre à sept mois ». La seule alternative serait, à terme, une « attaque nucléaire préventive » contre l’Iran. En d’autres termes, une telle attaque serait la seule alternative à la perte du monopole nucléaire israélien dans la région. Menace réelle ou bluff ? D’après le Sunday Times, Bush a déjà donné le « feu orange » aux Israéliens. S’ils menacent et n’attaquent pas, ils auront l’air idiot (vu que l’Iran ne va sûrement pas reculer). S’ils attaquent, c’est qu’ils sont fous. Mais la guerre au Liban en 2006, qui s’est terminée récemment par un échange de prisonniers qui aurait pu avoir lieu avant cette guerre, était déjà de la folie.
C’est pourquoi toute l’agitation en France sur les caricatures, le voile, et les accusations d’antisémitisme, n’est pas seulement ridicule, mais peut s’avérer tragique. Tout cela prépare les esprits à la guerre. Si l’Iran est attaqué, la réaction dominante sera, « c’est bien fait pour les mollahs ». C’est oublier qu’en Iran, il n’y a pas que des mollahs, comme en Irak il n’y avait pas que « Saddam » ; que le Hezbollah a été créé par l’invasion israélienne du Liban en 1982, que les Palestiniens, soixante ans après avoir été chassés de leurs terres, demandent encore justice et que la guerre au Liban en 2006 a été une défaite pour Israël. Aucune des guerres coloniales récentes n’est « courte et joyeuse ». Les Occidentaux doivent apprendre à vivre dans un monde qu’ils ne dominent plus.
L’agitation contre l’Islam, ainsi que l’épouvantail de l’antisémitisme, ont une seule et même fonction : empêcher de prendre conscience du fait qu’au Moyen-Orient, on a d’abord fait payer les Palestiniens pour les crimes commis en Europe contre les juifs, et qu’ensuite, on a montré du doigt tous ceux qui, pour une raison ou une autre, défendaient les victimes de cette immense injustice.
À la « psychose du juif persécuté », pour reprendre l’expression de Gisèle Halimi dans sa lettre à Philippe Val, répond le fantasme de la « seule démocratie au Moyen-Orient » menacée par ses voisins. En France, les juifs ne sont pas persécutés, ce sont les « antisémites », réels ou supposés, qui le sont. Israël n’est pas menacé, mais menaçant. La lutte pour la liberté d’expression n’est pas seulement la défense d’une conquête ancienne, mais aussi une lutte pour faire sortir la pensée du carcan où l’ont enfermée des décennies de propagande pro-israélienne.
Il est urgent, dans l’intérêt de la paix, de libérer les esprits de la peur de l’accusation d’antisémitisme, de dé-sioniser la vision que nous avons du Moyen-Orient et d’oublier Charlie Hebdo.

Nicopico a dit…

Le texte de J. Bricmont est parfaitement ridicule est fait croire que tous ces cas sont égaux (catho, juif, musulman)... mais il oublie que ce sont les juifs qui en france ont été arreté et déportés pour le simple fait d'etre né juif, et tout cela sur les mêmes préjugés que l'on a retrouvé dans le texte de Siné, et non pas catholiques... Non, on ne peut pas faire comme si rien ne s'était passé. De même, et pour donné une comparaison equivalente, s'il est tout a fait normal de s'infigner du racisme contre les "blancs", il faut aussi voir qu'être "blanc" en France est plus simple qu'être "noir" ou arabe, pas de discrimination, pas de contrôle policier. Personnellement la SEULE fois ou j'ai eu un contrôle (je suis "blanc"), c'était lorsque j'étais avec deux amis arabes... comme par hazard... Bricmont s'est il donné la peine de lire la fin du texte de Siné ou il indique sa preference entre deux femmes religieuses, l'une juive et l'autre musulmane, a t il pris la peine de se renseigner sur le précédent de 85? ou va t il faire la même defense que lorsqu'il defendait Chomsky prefaçant Faurisson...

Bricmont sort aussi cette choses TOTALEMENT fausse historiquement: les palestiniens auraient payé pour les crimes de la Shoah. Mais le sionisme et l'installation du Yishouv en palestine mandataire britannique et sur cette région sous les Ottomans est antérieure à la Shoah! La commission Peel qui prevoyait déja un plan de partage s'est faite avant la Shoah. Les dirigeants sionistes dans le Yishouv n'ont jamais utilisé l'argument de la Shoah justement par crainte que cela se retourne contre eux. A la sortie de la 2eme guerre mondiale, absoluement AUCUN sentiement de culpabilité n'etreint l'occident vis a vis des juifs. Marshall (du celebre plan Marshall) refusait la creation d'Israel. Tout cela ne s'est joué qu'a un cheveu. L'historien Georges Bensoussan a fait un travail remarquable a ce sujet. Donc pourquoi perpétuer cette fable? Je lisais un livret special édita par Le Monde Diplomatique commençant par un texte qui reprenant justement cette idées reçues... et ensuite, RIEN pur la contredire, rien pour au moins débattre.. comme si cela était vrai... quelle aberration...

franck a dit…

Je poste à la suite trois textes éclairants :

Abandonner le ghetto sioniste : un livre-bombe d’Abraham Burg
par Alain Gresh

La France et le Liban
Dans un article de Paris de son correspondant Bassam Tayara, le quotidien Al-Akhbar (proche de l’opposition) du 5 juin revient sur les signes d’un éventuel changement de la politique française à l’égard de la crise libanaise. Cet article est intitulé « Des changements de la France préparent une table de négociations au Liban ». Beaucoup d’incertitudes entourent la direction que prendra la diplomatie française, écrit ce correspondant. Mais certains signes de changements apparaissent déjà. « Quelques diplomates pensent que Paris n’est pas seulement entré dans l’ère de l’après-Chirac mais aussi de l’après-tribunal » (celui qui est chargé de juger les responsables de l’assassinat de Rafic Hariri). Le journaliste note que le président Sarkozy a envoyé un message au président Assad à la suite de son élection, mais que son contenu n’a pas été rendu public (même le fait qu’il a été envoyé n’a pas été rendu public). Qatar, toujours selon le journaliste, jouerait un rôle actif de médiation sur ce dossier libanais. La rencontre entre le général Michel Aoun, chef du Courant patriotique libre et élément essentiel de l’opposition, et Bernard Kouchner a été une "prise de pouls" qui pourrait servir de première étape à une initiative de Paris pour réunir les protagonistes de la crise libanaise. On annonce effectivement la tenue d’une réunion, sous l’égide de la France, de tous les acteurs libanais d’ici la fin juin. Par ailleurs, dans un article de The Independent du 3 juin, intitulé « Can the Lebanese army fight America’s war against terror ? », Robert Fisk révèle que s’est tenue il y a une semaine une réunion secrète d’officiers de renseignement français, italiens et espagnols avec de hauts responsables du Hezbollah, et qu’ils auraient reçu l’assurance que le Hezbollah protégerait leurs soldats contre des actions d’Al-Qaida et du Fatah Al-Islam.
« Abandonner le ghetto sioniste »
Fils d’un dirigeant historique du Parti national relgieux (PNR) et ancien ministre de l’intérieur, Abraham Burg, un juif religieux, n’est pas n’importe qui, explique le journaliste de Haaretz, Ari Shavit, dans un article intitulé « Leaving the Zionist Ghetto » (Abandonner le ghetto sioniste) publié le 9 juin. Il a été, après 1982, proche de Shimon Peres, et l’un des grands espoirs du Parti travailliste. Il a été président de l’Agence juive, président du Parlement et candidat à la direction du Parti travailliste. Il vient de publier un livre en Israël qui provoque un scandale, « Defeating Hitler » (Vaincre Hitler). Voici quelques extraits de son entretien avec Ari Shavit, qui a été outré par les propos de Burg.
Q. Etes-vous toujours sioniste ?
R. « Je suis un être humain, je suis un juif et je suis un Israélien. Le sionisme a été un instrument qui m’a fait passer du sentiment d’être juif au sentiment d’être israélien. C’est Ben Gourion qui déclarait que le mouvement sioniste était l’échafaudage pour construire une maison et que, après l’établissement de l’Etat, il devait disparaître. »
Q. Donc, vous confirmez que vous n’êtes plus sioniste ?
R. « Lors du premier congrès sioniste, c’est le sionisme de Herzl qui a vaincu le sionisme d’Ahad Ha’am. Je pense que le XXIe siècle devrait être le siècle d’Ahad Ha’am. Nous devons abandonner Herzl et passer à Ahad Ha’am. »
Note de AG sur Ahad Ha’am, de son vrai nom Asher Tzvi Ginsberg (1856-1927). Fondateur de l’organisation des Amants de Sion et l’un des pères de la littérature hébraïque, il met en doute l’idée que l’Etat juif est la solution idéale aux problèmes du peuple juif et prône, plutôt, la création en Palestine d’un centre spirituel. Il est aussi l’un des premiers à prendre conscience du "problème arabe". A l’issue de son premier voyage en Palestine, il écrit un article intitulé « Vérité de la terre d’Israël ». Il écrit : « Nous avons pris l’habitude de croire, hors d’Israël, que la terre d’Israël est aujourd’hui presque entièrement désertique, aride et inculte, et que quiconque veut y acheter des terres peut le faire sans entrave. Mais la vérité est tout autre. Dans tout le pays, il est dur de trouver des champs cultivables qui ne soient pas cultivés. (...) Nous avons l’habitude de croire, hors d’Israël, que les Arabes sont tous des sauvages du désert, un peuple qui ressemble aux ânes, qu’ils ne voient ni ne comprennent ce qui se fait autour d’eux. Mais c’est là une grande erreur. L’Arabe, comme tous les fils de Sem, a une intelligence aiguë et rusée. (...) S’il advient un jour que la vie de notre peuple [les juifs] dans le pays d’Israël se développe au point de repousser, ne fût-ce qu’un tout petit peu, le peuple du pays, ce dernier n’abandonnera pas sa place facilement. »
Q. Cela signifie-t-il que vous ne trouvez plus la notion d’Etat juif acceptable ?
R. « Cela ne peut plus fonctionner. Définir l’Etat d’Israël comme un Etat juif est le début de la fin. Un Etat juif, c’est explosif, c’est de la dynamite. »
Q. Et un Etat juif démocratique ?
R. « Les gens trouvent cette notion confortable. Elle est belle. Elle est à l’eau de rose. Elle est nostalgique. Elle est rétro. Elle donne un sens de plénitude. Mais "démocratique-juif", c’est de la nitroglycérine. »
(...) Q. Est-ce que nous devons abandonner la Loi du retour ?
R. « Nous devons ouvrir la discussion. La Loi du retour est une loi, elle est une image en miroir de Hitler. Je ne veux pas que Hitler définisse mon identité. »
Interrogé sur le fait qu’il n’est pas seulement un post-sioniste, mais aussi un anti-sioniste, il répond :
R. « Ahad Ha’am a reproché à Herzl que tout son sionisme avait sa source dans l’antisémitisme. Il pensait à autre chose, à Israël comme centre spirituel – ce point de vue n’est pas mort et il est temps qu’il revienne. Notre sionisme de confrontation avec le monde est un désastre. »
Q. Mais ce n’est pas seulement la question sioniste. Votre livre est anti-israélien, au sens le plus profond du terme. C’est un livre dont émane une répugnance à l’égard de l’israélité.
R. Quand j’étais un enfant, j’étais un juif. Dans le langage qui prévaut ici, un enfant juif. J’allais dans un heder [école religieuse]. D’anciens étudiants de la yeshiva y enseignaient. La langue, les signes, les odeurs, les goûts, les places. Tout. Après cela, pour l’essentiel de ma vie, j’ai été israélien. Aujourd’hui, cela ne me suffit plus. Je suis au-delà de l’israélité. Des trois identités qui me constituent – humaine, juive, israélienne – je sens que l’élément israélien me dépossède des deux autres.
(...) Q. Vous dites qu’Israël est un ghetto sioniste, impérialiste, une place brutale qui ne croit qu’en elle-même.
R. « Regardez la guerre du Liban. Les gens sont revenus du champ de bataille. Des choses ont été accomplies, d’autres ont échoué, il y a eu des révélations. Vous pourriez penser que les gens du centre (mainstream) et même de la droite comprendraient que l’armée voulait gagner et qu’elle n’a pas gagné. Que la force n’est pas la solution. Et puis on a Gaza, et quel est le discours sur Gaza ? Nous allons les écraser, nous allons les éradiquer. Rien n’a changé. Rien. Et ce n’est pas seulement nation contre nation. Regardez les relations entre les gens. Ecoutez les conversations personnelles. Le niveau de violence sur les routes, les déclarations des femmes battues. Regardez l’image d’Israël que renvoie le miroir. »
Q. Vous dites que le problème n’est pas seulement l’occupation. A vos yeux, Israël est une sorte d’horrible mutant.
R. « L’occupation n’est qu’une petite partie du problème. Israël est une société qui a peur. Pour chercher la source de cette obsession de la force et pour l’éradiquer, vous devez affronter les peurs. Et la méta-peur, la peur primaire, ce sont les six millions de juifs qui sont morts avec l’holocauste. »
(...)
Q. Dans votre livre, nous ne sommes pas seulement des victimes du nazisme. Nous sommes presque des judéo-nazis. Vous êtes prudent. Vous ne dites pas qu’Israël est l’Allemagne nazie, mais vous n’en êtes pas loin. Vous dites qu’Israël en est au stade de l’Allemagne pré-nazie.
R. « Oui. J’ai commencé mon livre par l’endroit le plus triste. Comme un deuil, mais un deuil d’Israël. Pendant l’essentiel du temps où j’ai écrit, j’avais un titre : "Hitler a gagné". Je pensais que tout était perdu. Mais, petit à petit, j’ai découvert que tout n’était pas perdu. Et j’ai découvert mon père comme représentant des juifs allemands, qui était en avance sur son temps. Ces deux thèmes nourrissent mon livre du début à la fin. A la fin, je deviens optimiste et la fin de mon livre est optimiste. »
Q. La fin est peut-être optimiste, mais tout au long du livre vous dressez un signe d’égalité entre Israël et l’Allemagne. Est-ce vraiment justifié ? Y a-t-il une base suffisante pour cette analogie ?
R. « Ce n’est pas une science exacte, mais je vais vous donner quelques éléments qui s’inscrivent dans cette analogie : une grande sensibilité à l’insulte nationale ; un sentiment que le monde nous rejette ; une incompréhension aux pertes dans les guerres (unexplained losses in wars). Et, comme résultat, la centralité du militarisme dans notre identité. La place des officiers de réserve dans notre société. Le nombre d’Israéliens armés dans la rue. Où est-ce que cette foule de gens armés va ? Les expressions hurlées dans la rue : "les Arabes dehors". »

franck a dit…

Les lettres de Cassandre, par Pierre Gentelle

À propos de diaspora, un peu d’humour palestinien

Le courrier de Cassandre n°48 pour une carte du Monde nouvelle, pour une géographie "curieuse" vous est offert ce 20.09.06 par les cafés-géo.

Cassandre avait reçu le 02/07/03 à 11:10, en provenance de afps@france-palestine.org, ce message pathétique qui exprimait avec limpidité le génie que mettent les administrations à rendre kafkaïennes pour les populations les décisions politiques prises au plus haut niveau, c’est-à-dire les projets géostratégiques à long terme.
« Sam Bahour est Palestinien-Américain, et a une quarantaine d’années. Il fait partie de ces Palestiniens rentrés en Palestine après les Accords d’Oslo, relevant de la société civile, et décidés à « reconstruire le pays ». Il vient de réaliser avant-hier l’ouverture d’un grand centre commercial très moderne à Al Bireh. Il a lancé, avec d’autres, ce qu’ils ont appelé « l’intifada électronique ». Il est marié depuis 8 ans à une Palestinienne d’Al Bireh et a deux petites filles.
Depuis 9 ans, Sam est contraint, alors qu’il vit dans son propre pays, de faire chaque trimestre un aller-retour en Jordanie pour se voir délivrer par Israël, sur son passeport américain, un nouveau visa « de touriste » de 3 mois. Sa demande de permis de résidence permanente, au titre du regroupement familial suite à son mariage, a été refusée. Sam est « touriste » en son pays...
Le 12 juin 2003, son visa a été renouvelé pour... 2 jours. Puis pour 14 jours. Hier, Sam a reçu son passeport, retourné par l’Administration civile israélienne : un mois d’extension de séjour, et la mention en arabe, hébreu et anglais Last Permit ("Dernier Permis"). Il a écrit hier : « Si tous les efforts des uns et des autres au niveau du Ministère israélien échouent, je n’aurai plus qu’à dire au revoir à ma femme et à mes filles, et voir comment résoudre mon problème tout en étant à Amman, à l’instar des quelque plus de 3 millions de Palestiniens éparpillés à travers le monde... ».
Dans un précédent mail, Sam disait : « vous devez tous aussi savoir que cette affaire de renouvellement de visa ne s’applique pas à des ressortissants Américains qui sont Juifs. Or mon père est né à Al Bireh, son père et son grand-père etc... étaient tous d’Al Bireh. Et mon père, qui a des terres ici et qui vit ici, n’est autorisé qu’à un visa de touriste de 3 mois, comme moi-même, pendant que M. XYZ, un colon juif américain né à Brooklyn peut vivre sur la colline de l’autre côté de la vallée où est notre maison (dont la terre familiale a été saisie, il faut le préciser), et il peut, lui, obtenir un statut de résident permanent en 24 h... ».
Pour terminer, le courriel disait :
« Protestez d’urgence auprès de l’ambassade d’Israël ! »
Diable, s’était dit Cassandre en 2003, ajouter le ridicule à l’impuissance ? Merci, nous avons donné ! La seule chose à faire, dans ces conditions, serait de se taire et de préparer activement l’insurrection. Voilà bien, parmi mille autres conclusions, hypothèses ou interprétations, ce qui tournoyait de manière confuse dans la cervelle cassandrienne. On reconnaîtra qu’aucune des solutions imaginées à l’époque (imagine un peu à ton tour, lecteur...si tu peux...) n’était véritablement favorable à l’administration mentalement torturante. Mais Cassandre ne pouvait pas rester dans un tel état d’esprit : ce n’est pas tolérable dans notre époque de politiquement correct.
Alors voilà, il faut le reconnaître. Cassandre, en 2006, a changé d’avis. Il faut suivre son temps. Voir décidément l’aspect positif des choses, cesser de contempler cette moitié vide du verre qui surmonte la moitié pleine ! Après avoir attentivement observé tout ce qui s’est produit dans la région depuis juillet 2003, Cassandre est maintenant persuadée que Sam Bahour n’a aucunement été victime de tracasseries et d’humiliations répétées que l’on pourrait aller jusqu’à qualifier de racistes. Pas du tout. Cassandre ignore ce que Sam Bahour est devenu. Mais le message délivré en juillet 2003 par l’administration israélienne devient clair aujourd’hui ! Le voici déchiffré :
« Sam, notre ami, notre presque double compatriote, nous allons t’aider ! Pourquoi restes-tu attaché névrotiquement à cette terre de tes ancêtres qui ne veut plus de toi ? Lève les yeux, regarde l’avenir ! Tu as ouvert un grand centre commercial très moderne à Al Bireh. Bravo pour ton esprit d’entreprise ! Mais tu t’endors. Tu hésites à entrer complètement dans la mondialisation. Tu veux rester paisiblement près de ta femme et de tes filles, au lieu de prendre ta part au développement de l’économie mondiale. Et, faisant cela, tu brimes en outre l’initiative de tes proches. Mais oui ! Alors, nous allons te pousser un peu vers Amman (juste un peu...). Tel que nous te connaissons - n’oublie pas, Freud est l’un des nôtres ! - tu vas ouvrir en Jordanie d’ici trois mois un autre grand centre commercial très moderne semblable à celui d’Al Bireh. Après tout, que tu le veuilles ou non, tu es un sémite, bienvenue au club, tu vas réussir ! Avec ta femme qui va diriger Al Bireh d’une main de palestinienne, dans six mois vous ouvrez un autre grand centre commercial très moderne à Damas : et voilà du travail pour ta fille aînée et le mari qu’elle se trouvera, inch’Allah, parmi nos colons. Nous te donnons deux ans - allons trois, jusqu’en 2006 ! - pour que votre famille ouvre un centre commercial encore plus grand et moderne que celui d’Al Bireh directement à Beyrouth. Tu vois, nous ne te sous-estimons pas. Regarde les progrès que tu as pu faire en suivant le même chemin que nous : des gens nous ont poussés jadis vers les Etats-Unis. Alors nous avons construit la Metro Goldwyn Mayer et tout Hollywood ou presque, une foule de banques, des grands magasins par centaines et plein d’autres choses excellentes. Tu sais ce que tout cela nous a coûté. Nous n’oublierons jamais ! Nous comprenons bien que tu n’oublieras jamais toi non plus ce qu’on t’a fait. Tu n’es pas le seul. Mais tes frères sont un peu lents. Il faut les aider à renouveler régulièrement leur esprit d’initiative, que nous trouvons digne d’éloge. Regarde ! On leur a cassé le Liban en 1982. Ils l’ont reconstruit ! Admirable ! Alors le temps est venu de le leur recasser en 2006, en même temps que ton dernier centre commercial ! Tu verras, avec ou sans ton aide, un Liban encore plus beau va être reconstruit ! Tu vois le progrès ! Admirable au carré ! S’il le faut, on le leur re-recassera vers 2015, l’histoire s’accélère ! Que de progrès ne vont-ils pas faire entre temps de manière à le reconstruire ! Admirable au cube ! Tu comprends, enfin, notre projet ? Tu veux que je te dise ce que nous sommes ? Je vais te le dire : des pédagogues ».
Cassandre (p.gentelle@wanadoo.fr)

URL pour citer cet article: http://www.cafe-geo.net/article.php3?id_article=926

franck a dit…

Au-delà des affrontements entre le Hamas et le Fatah
Comment le monde a enterré la Palestine
Les Etats-Unis et l’Union européenne ont repris l’aide à l’Autorité palestinienne après l’éviction du Hamas, vainqueur des élections de janvier 2006. La question-clé reste néanmoins la même que celle posée depuis l’enlisement du processus d’Oslo : Israël est-il prêt à se retirer de tous les territoires occupés en 1967 et à permettre la création d’un Etat palestinien indépendant ? La complaisance de la « communauté internationale » à l’égard du gouvernement israélien depuis une dizaine d’années laisse peu de place à l’optimisme.
Par Alain Gresh
Il faut sauver le président Mahmoud Abbas ! Unanime, la « communauté internationale » le proclame haut et fort. Et elle avance d’audacieuses propositions : débloquer l’aide à l’Autorité palestinienne ; alléger les souffrances des populations civiles ; ouvrir des négociations pour renforcer les « modérés » palestiniens. Même M. Ehoud Olmert découvre soudain en M. Abbas un « partenaire » pour la paix. Sourds durant des années aux rapports accablants sur la situation de la Cisjordanie et de Gaza publiés par des institutions aussi différentes que la Banque mondiale, Amnesty International ou l’Organisation mondiale de la santé, la Maison Blanche et l’Union européenne se seraient-elles enfin sorties de leur profonde léthargie ?
Ce réveil subit a été suscité par la victoire sans appel du Hamas à Gaza. Pourtant, ni les Etats-Unis ni Israël n’avaient lésiné sur les moyens militaires donnés au Fatah pour l’emporter, autorisant à plusieurs reprises le passage d’armes destinées à la garde présidentielle comme à la Sécurité préventive (1). Rien n’y a fait. La désertion de la plupart des responsables militaires du Fatah (MM. Mohammed Dahlan, Rachid Abou Shabak, Samir Masharawi), qui ont préféré se terrer en Cisjordanie ou en Egypte plutôt que d’être aux côtés de leurs troupes, n’est qu’un des éléments d’explication d’une cuisante déroute. L’incapacité du Fatah à se réformer, à abandonner son statut de parti-Etat d’un Etat qui n’existe pas pour celui de force politique « normale » en est un autre : népotisme, corruption, clanisme continuent de gangrener l’organisation fondée par Yasser Arafat.
Mais la férocité injustifiable des affrontements entre le Hamas et le Fatah à Gaza illustre aussi la dislocation de la société palestinienne, accélérée par quinze mois de boycottage international. Exécutions sommaires, vengeances, pillages ont marqué les combats, chacun des deux camps accusant l’autre d’être à la solde de l’étranger. Déjà, le 12 janvier, au cours d’un grand meeting à Gaza avec M. Dahlan, la foule conspuait les « chiites » du Hamas (2) (lire « Les chiites, le nouvel ennemi »). Quant à l’organisation islamiste, elle dénonce ses ennemis comme des agents d’Israël et des Etats-Unis ou, tout simplement, comme des kouffar (« infidèles »). La journaliste israélienne Amira Hass note que « les deux camps transforment les civils en otages et les condamnent à mort dans les combats de rue, sacrifiant la cause palestinienne sur l’autel de leur rivalité (3) ». La Palestine paie la militarisation de la lutte politique – militarisation qui s’accompagne d’un culte de la violence et d’un machisme exacerbé.
Un délitement programmé
Dans un texte désespéré envoyé via Internet le 12 juin, le psychiatre palestinien Eyad Serraj déplore : « Que de haine et d’appels tribaux à la vengeance. Ce n’est pas seulement une lutte politico-militaire pour le pouvoir. (...) Nous avons tous été défaits par Israël, et ce sentiment d’humiliation se retourne contre des ennemis plus petits en notre sein. Israël nous a brutalisés par l’oppression et la torture et a provoqué une douleur et des traumatismes qui montrent maintenant leur vilaine figure à travers une violence toxique et chronique. »
Pour sa part, le journaliste israélien Gideon Levy décrit ainsi le legs de quarante années d’occupation : « Ces jeunes gens que nous avons vus s’entretuer si cruellement sont les enfants de l’hiver 1987, les enfants de la première Intifada. La plupart n’ont jamais quitté Gaza. Ils ont vu, des années durant, leurs frères aînés battus et injuriés, leurs parents emprisonnés dans leur propre maison, sans travail et sans espoir. Ils ont vécu toute leur vie à l’ombre de la violence israélienne (4). »
Ce naufrage de la Palestine peut-il être arrêté ? Peut-être, si les déclarations américaines et européennes étaient, pour une fois, suivies d’effets, si la « communauté internationale » décidait enfin d’imposer la création d’un Etat palestinien. Il y a cinq ans, en juin 2002, le président George W. Bush lui-même se ralliait à une paix fondée sur deux Etats vivant côte à côte. Pourtant, depuis, rien ne s’est passé.
Rappelons-nous. Le gouvernement israélien n’a eu de cesse, durant les années 2003-2004, de proclamer que le seul obstacle à la paix était Arafat. Le vieux leader avait été assiégé dans les quelques mètres carrés de son quartier général de la Mouqata’a à Ramallah. M. Ariel Sharon lançait : « Notre Ben Laden, c’est Yasser Arafat. » La « communauté internationale » laissait faire.
Quand Arafat disparut, le 11 novembre 2004, M. Abbas le remplaça à la tête de l’Autorité palestinienne. Le plus « modéré » des dirigeants de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) était bien décidé à relancer le « processus de paix », mais ses gestes d’ouverture n’aboutirent à rien : la colonisation s’accéléra, la construction du mur de séparation aussi ; les checkpoints transformèrent tout déplacement de quelques kilomètres entre deux villages en une odyssée incertaine. Un terreau fertile pour la victoire du Hamas aux élections du Conseil législatif de janvier 2006.
Le Hamas a su utiliser trois atouts majeurs auprès de la population : sa participation à la résistance à l’occupation ; son réseau d’aide sociale ; le dévouement incontestable de ses cadres. Les électeurs ont-ils, pour autant, voté pour les islamistes parce qu’ils rejetaient l’idée d’une paix avec Israël ? Parce qu’ils souhaitaient plus d’attentats-suicides ? Non, toutes les enquêtes d’opinion le confirmaient, la population aspirait en majorité à une solution fondée sur deux Etats. Le Hamas, d’ailleurs, l’avait bien compris : sa plate-forme politique électorale était bien différente de sa Charte, qui, comme celle de l’OLP des années 1960, prônait la destruction de l’Etat d’Israël. Plusieurs de ses dirigeants affirmaient que, sous certaines conditions, leur mouvement était prêt à se rallier à la création d’un Etat palestinien sur les seuls territoires occupés en 1967.
Immédiatement après les élections au Conseil législatif de janvier 2006 se mettait en place une stratégie orchestrée par les Etats-Unis et Israël, cautionnée par l’Union européenne et relayée par une fraction du Fatah, afin d’inverser par tous les moyens le résultat des urnes. Tandis que le Hamas souhaitait constituer un gouvernement d’union nationale, les pressions américaines empêchèrent un tel accord. Le boycottage économique punissait la population pour avoir « mal voté ». Il n’affectait nullement les capacités financières et militaires du Hamas, comme l’ont prouvé les combats à Gaza, mais il appauvrissait la Palestine ; surtout, il accélérait le délitement des institutions.
La « communauté internationale » a oublié les leçons de l’Irak : une douzaine d’années de sanctions contre le régime de Saddam Hussein n’avait affecté ni la stabilité du régime ni le niveau de vie de ses dirigeants. En revanche, l’embargo avait pénalisé la population et, surtout, avait contribué à vider l’Etat de sa substance : les fonctionnaires désertaient leur bureau pour tenter de gagner leur vie, les institutions de base s’enrayaient, la solidarité tribale se substituait aux services sociaux. Quand les Etats-Unis envahirent le pays, en mars 2003, l’Etat s’effondra comme un château de cartes. Bien sûr, il n’existe pas d’Etat palestinien, mais les quelques structures de l’Autorité difficilement édifiées depuis 1993 n’ont pas résisté davantage au boycottage international.
Une porte de sortie s’offrit en février 2007 avec la signature des accords de La Mecque, entre le Hamas et le Fatah, sous l’égide du roi Abdallah d’Arabie saoudite. Le 12 février, dans un entretien à la télévision saoudienne Al-Ikhbariya, M. Khaled Meshal, chef du bureau politique du Hamas, expliquait le programme du gouvernement d’union nationale. « Ce n’est pas celui d’un groupe particulier. (...) Chaque faction a ses convictions, mais, comme gouvernement d’union nationale, nous nous sommes mis d’accord sur des bases politiques, et celles-ci définissent nos buts nationaux et ce à quoi nous aspirons : un Etat palestinien dans les frontières du 4 juin 1967. » Cette déclaration, parmi bien d’autres, confirmait une évolution du Hamas (5), qui pouvait être « testée » par la « communauté internationale ». D’autant que cette souplesse était relayée par la relance de l’initiative de paix arabe proposant à Israël une normalisation de ses relations avec son environnement en échange de la création d’un Etat palestinien (6).
M. Robert Malley, directeur du programme Proche-Orient de l’International Crisis Group et ancien conseiller du président William Clinton, écrivait, prémonitoire : « Le succès de La Mecque dépendra (...) pour beaucoup de l’attitude internationale. Déjà s’élèvent des voix qui, tout en saluant hypocritement l’effort saoudien, réclament du gouvernement à venir qu’il respecte les conditions précédemment imposées. De l’administration Bush on ne s’attendait guère à mieux. Mais de l’Europe ? N’aura-t-elle rien appris de cette faillite collective ? Si accord il y a eu en Arabie saoudite, c’est bien parce que le Hamas n’a pas été sommé d’accomplir une révolution idéologique qu’il ne fera pas, mais plutôt encouragé à réaliser une évolution pragmatique qu’il fera peut-être. (...) Le parcours du Hamas est tel qu’il justifie qu’on le mette à l’essai : est-il prêt à accepter et à imposer un cessez-le-feu réciproque ? Est-il disposé à laisser les mains libres au président Abbas, dûment mandaté en tant que dirigeant de l’OLP à négocier avec Israël ? Est-il d’accord pour que soit soumis à référendum tout accord que Mahmoud Abbas aura conclu ? Et s’engage-t-il à en respecter les résultats (7) ? »
Aveugle, la « communauté internationale » s’est enfoncée plus avant dans une impasse. Elle maintint le boycottage, qui ne pouvait que renforcer les éléments les plus radicaux du Hamas. Elle regarda, indifférente, la société palestinienne se déliter. Ce parti pris trouve sa justification dans une logique que vient de dénoncer, dans un rapport confidentiel et accablant, M. Alvaro de Soto, coordinateur pour les Nations unies du processus de paix au Proche-Orient (8). Nous traitons Israël, explique-t-il, « avec une grande considération, presque avec de la tendresse ». Le Quartet (9) s’est transformé en « un organe qui impose des sanctions contre le gouvernement élu d’un peuple vivant sous occupation et qui met des conditions impossibles à remplir pour le dialogue », et il a évité toute pression sur le gouvernement israélien, notamment en ce qui concerne la colonisation et l’avancée du mur.
« Légitime défense » d’Israël ?
Un soldat israélien est-il enlevé en juin 2006 ? La « communauté internationale » ne réagit pratiquement pas à la destruction en représailles de la centrale électrique et de bâtiments civils de Gaza et à une offensive militaire qui fera des centaines de victimes. Deux soldats israéliens sont-ils capturés en juillet 2006 à la frontière libanaise ? Pendant trente-trois jours, la « communauté internationale » laisse détruire le pays du Cèdre et ses infrastructures. Israël exerce ainsi, paraît-il, son droit de « légitime défense ». Et, pendant ce temps, l’extension des colonies rend chaque jour plus improbable la création d’un Etat palestinien.
Pourtant, le chaos qui s’étend ne garantit nullement la sécurité des Israéliens. La guerre du Liban de l’été 2006 avait déjà démontré leur vulnérabilité face à une guérilla déterminée et bien armée. La poursuite de tirs de roquettes sur Sderot et l’incapacité de l’armée israélienne à les faire cesser constituent une sérieuse défaite, comme le concédait Zeev Schiff, chroniqueur militaire de Haaretz (qui vient de décéder), quelques jours avant que la bande de Gaza ne passe sous le contrôle du Hamas : « Israël a été effectivement battu. (...) Israël a vécu à Sderot quelque chose de sans précédent depuis la guerre d’indépendance, et peut-être jamais : l’ennemi est arrivé à réduire au silence une ville entière et y a stoppé toute vie normale (10). » Ce qui se passe à Nahr Al-Bared et dans les autres camps de réfugiés du Liban, ou même à Gaza, c’est-à-dire l’implantation de cellules radicales liées à Al-Qaida, devrait rappeler à tous que le naufrage de la Palestine entraînera une radicalisation incontrôlée et des cataclysmes pour Israël et pour toute la région.
Diplo aout 2007

Henri Alberti a dit…

A Nicopico :
La raison de mes interventions chez AJM est il me semble quelque chose que je partage avec lui et certains commentateurs : cette fatigue du deux poids deux mesures.
Le sujet de l’antisionisme ou autres choses du même genre ne m’intéressent pas, ou peu.
Ce qui m’échappe complètement, je l’expliquerais après ce tableau mortifère et répugnant.

Pays, Population juive 1939, Morts et disparues, Pertes en %
Pologne 3 300 000 2800000 84,8
URSS 2 100 000 1 500 000 71,4
Roumanie 850 000 425 000 50
Hongrie 404 000 200 000 49,5
Tchécoslovaquie 315 000 260 000 82,5
France 300 000 90 000 30
Allemagne 210 000 170 000 81
Lituanie 150 000 135 000 90
Pays bas 150 000 90 000 60
Lettonie 95 000 85 000 89,5
Belgique 90 000 40 000 44,4
Grèce 75 000 60 000 80
Yougoslavie 75 000 55 000 73,3
Autriche 60 000 40 000 66,6
Italie 57 000 15 000 26,3
Bulgarie 50 000 7000
14
Divers 20 000 6000
30

Dans « divers» il y a le Danemark entre autres que Val a encensé à l’époque des caricatures.
Comment se fait-il qu’un pays ( France ) occupé par les nazis, gouverné par des criminels idéologiquement d’ extrême droite, pas « antisémites »; pires, qui œuvrent pour la déportation et l’extermination des juifs. Police, fonctionnaires, armée allemande, les collabos, etc…ont réussit à sauver 70 % de la population juive !!
Comparons les nombres ( même si c’est malsain ).
Et dans ce contexte que je viens de décrire, la France ou plutôt sa population a été et doit toujours être antisémites ?
Je m’ arrête là, parce que ce genre de discussion me fatigue.
Je ne suis pas historien, mais les notions de physique que je possède me pousse à parler de probabilités et non de faits prouvés ou démontrés.
Quand au logicien que je suis, je n’ai pas vu encore l’ombre de ce que tu nommes « un argument ». Ton discours est truffé d’amalgames, de logique défectueuse, et d’utilisations erronées de pas mal de mots. Si tu es sincère dans tes propos, je n’appellerais pas cela de la propagande.

Nicopico a dit…

@ Henri Alberti,
Je crois que les peuples qui ont le plus protégé les jufis sont les Danois, les Français et les Belges.. je n'ai pas dit que les Français sont d'indécrottables antisemites haineux et voulant impérativement la mort des juifs. Si la france a sauvé des juifs et son honneur, c'est grace à la population française. J'étais soulé dans les années 90 ou l'on avait l'impression que toute la France avait été collaborationniste, sans doute le contre coup des années d'après guerre ou l'on avait l'impression que tout le monde avait été résistant.
Tu ne peux pas à la fois dire que ce que je dis est truffé d'amalgame et dire que tu n'es pas historien et que l'antisionisme (et je suppose le sionisme) ne t'interesse pas... si ce que je dis est faux, merci de me dire comment?

Anonyme a dit…

Arrête ton cinéma AJM !! Ne réécrit pas l’Histoire ! Dieudonné a été défendu après son sketch chez Fogiel. Une pétition avait également tournée, on y retrouvait en gros les mêmes signataires, Bedos, Prévost, Alévèque, Moustic (et l’équipe de Groland), Gaccio, et bien d’autres. Rony Brauman avait pris sa défense à la télé, affirmant que son sketch n’était pas antisémite. Même Ruquier avait fait une chronique sur Europe 1 pour soutenir Dieudonné, qui l’avait d’ailleurs remercié. Et beaucoup de personnalités avait manifesté en sa faveur devant l’Olympia…

La vrai rupture pour Dieudonné avec le monde du “Show-Biz”, ça s’est fait en 2 temps : Son passage chez Ardisson (au cours duquel il s’est très mal défendu), et son rapprochement de Le Pen via Alain Soral, qui ne peut pas être acceptable pour des gens de gauche.

Il faut être honnête, ce n’est pas le sketch du colon israélien qui a coupé Dieudonné de ses soutiens, mais ses choix politiques après cette polémique.

Si demain, Siné se fait photographier avec Le Pen ou Gollnish, Bedos, et les autres qui le soutiennent aujourd’hui le lâcheront immédiatement comme ils l’ont fait avec Dieudonné.

On peut quand même dire que Dieudonné a fait quelques choix politiques discutables. Ce n’est pas un Saint non plus !

Anonyme a dit…

Je ne vois pas ce que King reproche à l'extrême droite, dont il a l'air et l'odeur ! Et puis son gourou Dieudonné est bien en famille avec leborgne, non ? Ah oui, pour ceux qui sont entubés au point de croire que c'est une blague : il y a une vidéo sur rue89 montrant Le Pen, sa femme, la femme de Dieudonné, un garde du corps de Dieudonné, avec le curé intégriste ami de Touvier et de Pétain, DEVANT l'église, exactement le jour où ce fameux vrai-faux baptême a eu lieu !

Vous allez vous faire engueuler par votre gourou si vous dites du mal du FHaine ! Il est entrain de faire têter sa fille de ce lait-là.

Nicopico a dit…

Pour la video
http://www.rue89.com/2008/07/28/le-pen-dieudonne-beaucoup-dintox-mais-une-video

on voit bien le garde du corps de Dieudo, Joss, la compagne de Dieudo en violet (AJM confirmera je pense), LePen, Jany Lepen.. et l'abbé Laguerie.... (alros que certains pretendaient qu'il n'était peut etre pas présent).

Henri Alberti a dit…

A Nicopico :
Je pourrais prendre n’importe lequel de tes commentaires ( il y en a beaucoup et longs ), mais je choisis pour ne pas perdre du temps le dernier.
« Tu ne peux pas à la fois dire que ce que je dis est truffé d'amalgame et dire que tu n'es pas historien et que l'antisionisme (et je suppose le sionisme) ne t'interesse pas... »
Cette phrase n’a pas de sens, elle ne dit rien :
Ton discours ne contient pas 100 % de « faits » historiques. Si en gros 50 % de ce que tu racontes sont des opinions, des interprétations ( la dessus, chacun ses goûts ), il y a aussi des raisonnements ( là, par contre c’est démontable )

« Je crois que les peuples qui ont le plus protégé les jufis sont les Danois, les Français et les Belges.. »
Ben non d’après le tableau. Bulgarie et Italie, la France et le Danemark viennent ensuite. Mais le cas de la France est particulier par le nombre. Cette petite merde de Val parlait du Danemark comme pays exemplaire contrairement à la France. Le Danemark était peuplé de moins de 20 000 juifs, la France 300 000, et ces deux pays ont « laissés » 30% de ces populations au mains des nazis avec le contexte que j’ai décris plus haut ( gouvernement pétainiste ).

« Si la france a sauvé des juifs et son honneur, c'est grace à la population française. »
Qu’est-ce que l’honneur vient faire la dedans ? Ce qui veut dire que les autres pays n’ont plus d’honneur ? Pologne 84,8 %,URSS 71,4%, Roumanie 50%, Hongrie 49,5%
, Tchécoslovaquie 82,5% , Allemagne 81%, Lituanie 90%, Pays bas 60%,Lettonie 89,5%, Belgique 44,4% ,Grèce 80%, Yougoslavie 73,3%, Autriche 66,6%. Sont-ils la cible d’associations qui combattent l’antisémitisme comme en France ?
Donc, les chiffres ne t’intéresse pas, par contre ceci oui :
« Le sujet de l’antisionisme ou autres choses du même genre ne m’intéressent pas, ou peu. » Voir ce que j’en dis au début du commentaire.

Mais ici encore cela ne t’intéresse pas non plus, alors que c’était mon propos principal:
« La raison de mes interventions chez AJM est il me semble quelque chose que je partage avec lui et certains commentateurs : cette fatigue du deux poids deux mesures. »
Pas d’opinion la dessus ?
Je ne vais pas bien loin avec ce commentaire, mais si je m’amuse ( en fait cela ne m’amuse pas du tout ) à revoir tes 10 ou vingt derniers commentaires, cela transpire la propagande, la guéguerre des gosses de 10 ans, « non c’est les arabes qui peuvent faire…c’est des musulmans qui peuvent faire….jamais un juif a fait partie de….jamais un juif ferait…. »
Je ne suis pas historien, mais je peux t’affirmer et de façon plus sure que n’importe quel documents, qu’il y a eu obligatoirement une petite minorité de soldat juifs allemands, qu’il y a eu obligatoirement au moins un rabbin qui a collaboré et ainsi de suite.. C’est une question de probabilité.

NicoPico a dit…

@ Herni Alberti;
L'histoire n'est pas une question de probabilité mais de confrontation des faits, des documents et des sources.
Le grand rabbin de France sous l'occupation était proche de Pétain et ne pensait pas que Pétain pourrait trahir les Juifs.. et pourtant.
Pour le danemark:
http://www.1939-45.org/articles/danemk.htm
je cite
"Mais les Danois, informés, purent cacher la quasi-intégralité de la communauté juive. L'administration mit des bâtons dans les roues de la machine à déporter allemande. Best dut donner l'ordre aux forces de la Sipo-SD de n'arrêter que les juifs qui ouvriraient les portes de leurs logements volontairement, ce qui interdisait les perquisitions, donc, le tout, visiblement, pour éviter toute friction avec la police locale. 472 juifs furent arrêtés."
Le cas danois est donc exemplaire.
Pour la parti sur l'honneur, oui, c'est un jugemetn de valeur que j'assume et ce n'était pas dans le cadre d'un discours historique, mais pour emettre mon propre sentiment sur l'ensemble du peuple français, qui dans sa grande majorité a agit avec HONNEUR.
D'ailleurs tu as mal lu encore ce que j'écris, ou je ne dis pas "jamais un juif etc..".. mais je m'en tiens au faits historiques... et je n'en invente pas avec des probabilités.

Anonyme a dit…

Bon, c'est juste pour recentrer un peu les choses, vu qu'il s'agissait au départ d'un billet sur Dieudonné:

L'abbé Laguérie confirme avoir baptisé la petite Plume avec Le Pen comme parrain, ce qui fait de Dieudonné un membre consentant et officiel de la communauté catholique traditionaliste.

http://www.lepost.fr/article/2008/07/29/
1232685_oui-j-ai-bien-officie-le-bapteme-de-la-fille-de-dieudonne.html

Après, que ce soit bien ou mal, c'est une autre question.

Mais en tout cas, ça fout définitivement par terre tous les articles des Ogres et de ce blog sur le supposé "gros canular" d'un Dieudonné censé être "totalement anticlérical".

Cordialement.

AJM a dit…

Maintenant, ça concerne Dieudonné et sa famille. Une vidéo où on ne voit pas le baptême, bonjour...la preuve.

Peut-être que c'était un office religieux. bref, ce sont ses oignons.

Anonyme a dit…

Je ne parlais pas de cette vidéo où l'on voit le garde du corps de Dieudonné essayer d'empêcher les passants de filmer la réunion de famille entre les Le Pen et la compagne de Dieudonné.

Je parlais de la déclaration officielle du diocèse en la personne de l'abbé Laguérie.
Et, en effet, ce sont les "oignons" de Dieudonné.

Je rappelais juste que certains sites, dont celui-ci, ont passé plusieurs jours à essayer de faire croire au canular, apparemment dérangés par l'affaire.

En vain.

Coridalement.