lundi 24 novembre 2008

COMMENT "JOE LE PLOMBIER" EST DEVENU RICHE.

L’un des animateurs incontestés des dernières élections américaines, mais, lui, contestable, Joe le Plombier, alias Samuel Wurzelbacher, est de retour dans les médias américains. Tout le monde en parle comme le dirait l’autre clown… Un retour aussi pétaradant que celui d’un George Foreman retrouvant les rings à 50 ans. Calendrier surbooké de star, agent personnel, rendez-vous dans tous les milieux prestigieux et huppés de la jet-set. Le mythomane en chef, pseudo plombier, fait son show.


Toujours "plus haut et plus fort" plein de dollars dans les yeux, l’homme est donc entrain de chercher à transformer de façon magistrale, son essai. Alors qu’on apprenait qu’il s’était enfermé dans un studio d’enregistrement, probablement du côté de Nashville dans le Tennessee, pour préparer un album de musique Country et/ou « Hillbilly », Amérique profonde oblige. Ne représente-t-il pas soi-disant, le petit entrepreneur américain ? L’archétype même de ces pionniers ? Dont acte.

Bizarrement, ces derniers jours, après avoir accusé les républicains d’utiliser son nom sans son autorisation explicite, après avoir plaqué John, John McCain, himself, lors d’une réunion dans l’Etat de l’Ohio dont il est natif, Joe le plombier continue d’avoir le vent en poupe. Il sera en librairie juste avant les fêtes de Noël, plus exactement, le 1er décembre.

Selon nos informations, on parle des à-valoir de l’ordre de 2.000 000 euros à lui tout seul, bien plus que ce que nos deux compères écrivaillons des temps modernes, Bernard-Henri Lévy et Michel Houellebecq. Ces derniers auraient perçu chacun, 150 000 euros, selon leur éditeur, Flammarion, récusant la version de la presse parlant de 300 000 euros chacun, pour les 130 000 exemplaires mis en vente. Or, ils n’ont pas encore pu écouler 35 000 exemplaires, après une sortie en grande pompe...

Quant à « Joe le Plombier » qui surfe encore avec bonheur sur la campagne électorale américaine, sur son livre, la trame serait un essai sur les vraies “valeurs américaines“. Il ne s’agira pas sans doute de l’American Way of Life que nous connaissons, mais des valeurs américaines très folkloriques et ancrées dans le traditionalisme le plus ambigu possible.

Le futur best-seller que tout le monde attend aux Etats-Unis est, avec Barack Hussein Obama, président américain élu -celui qu’il défia à Toledo dans l’Ohio lors d’une réunion du candidat pendant sa campagne-, l’un des sujets favoris des dîners en ville. Le titre est déjà trouvé et sera : Joe le Plombier, le combat pour le Rêve américain. Il signe son opuscule avec l’aide d’un obscur écrivain, Thomas Tabback, dont on ne connaît aucun roman.

Invité dernièrement sur la FoxNews, « Joe le Plombier » patriote parmi les patriotes, a révélé qu’il a refusé des propositions mirobolantes de grandes maisons d’édition, pour faire des livres idiots (sic). Ainsi, en « Grand seigneur », c’est ainsi qu’il se désigne lui-même actuellement, il a décidé de redistribuer ses royalties aux plus démunis. Il le précise dans son livre en ces termes : « Je vais répandre la richesse ». Plus facile à dire qu’à faire bien sûr…

Il n’y a finalement qu’aux Etats-Unis où des contes de fées comme celui de Barack Hussein Obama ou de « Joe le Plombier » sont encore possibles. Quand on sait que dans la foulée, « Joe le country man » devrait en principe, sortir un album pendant la prestation de serment de Barack Obama, à moins que ce ne soit de l’esbroufe, l’homme doit déjà penser à ses prochaines vacances à Aspen, dans le Colorado, surtout qu’Hollywood est entrain d’imaginer pour lui, des dizaines de scénarii. Faux plombier et pourtant…..

Sacré Joe !

2 commentaires:

SANSVOIX a dit…

Avec OBAMA "Joe le plombier" sera lourdement imposable, car 2.000 000 d'euros, c'est largement au-dessus de 250 000 dollars qui n'auront pas de réductions d'impôts avec OBAMA

ASV

Georges Marchais 4ever a dit…

Joe représente cette Amérique qu'on aime, celle du rêve américain, un flingue dans la main et la Bible dans l'autre.