lundi 1 décembre 2008

IL SE FAIT COURONNER ROI DE LA GUADELOUPE.

Une rencontre. Un drame. Une situation ubuesque. Histoire poignante. Comme on dit aux Antilles, en Guadeloupe, « on victime de plis ». Déni de justice, violation de la loi, tout y passe. Dans un silence de cathédrale, un homme, Germain Adolphe Bonhomme, que nous avons rencontré, vit un véritable martyr. Le tort pour lui, est celui d’avoir mis de côté toutes ses économies, afin d’acquérir un terrain cadastré AN31, dans la commune de Baie-Mahault, en Guadeloupe, en 1972.

Du paradis en enfer.


Quelques années après ce bel achat, qui se trouvait en bordure d’un chemin vicinal dit chemin de Houelbourg, propriété donc de la commune, avec une vue paradisiaque, dégagée et accessible, Monsieur Germain Adolphe Bonhomme se mit à exploiter son acquisition en montant un restaurant créole, le « Blue Paradise » dont les exploits gastronomiques ont fait merveille pendant plus de trois décennies, dans sa partie nord, le sud étant réservé à ses appartements privés. Petits coins paradisiaques dont les vestiges coloniaux agrémentent tous les visiteurs, haut lieu même d’un patrimoine historique à préserver mais dont l’exploitation sauvage d’un plan d’urbanisme cavalier abhorre.

Sans que son affaire périclite, voila qu’une SEM (SODEG) devenue aujourd’hui AGAT en liquidation pour les raisons habituelles aux sociétés politisées sous les cocotiers, s’acharne contre l’existence de ce paradis terrestre. Soutenant l'acquéreur de deux parcelles de terrain achetées à l'AGAT, monsieur KOURI dans ses actions malfaisantes (enclavement par empiètement et soustraction de bornes en toute illégalité). Le vandalisme et la déprédation exercés par monsieur KOURI et sa bande agissent sans commune mesure avec les règles de la civilisation. Comment penser priver un citoyen de toute viabilisation de sa demeure (fils électriques et téléphoniques arrachés, conduites d’eau détruites, voies d’accès rendues inexistantes… etc.) En toute impunité la parcelle « AN31 » est devenu la décharge de déblais des travaux entrepris par Monsieur Koury. Le maire de la commune qui a l’obligation de faire respecter le devoir de servitude de ses administrés ne lève même pas son petit doigt. Agissement illicite.

Ayant déposé plainte, suite à ces aménagements illégaux qui lui causaient un tort indescriptible, Monsieur Germain Adolphe Bonhomme, gagna la partie devant les tribunaux. Cependant comme s’il ne s’était rien passé, dans la même fougue, celui qui dirigeait les travaux sur le terrain du sieur Koury et consort, sans foi ni loi, a modifié le plan cadastral initial, en piétinant les règles. Pire, devant les protestations de Monsieur Germain Adolphe Bonhomme auprès de la Mairie, c’est le chant du cygne qui l’attendait, il constata avec amertume que la société AGAT avait bénéficié de complicités, dans la mesure où, son patronyme avait disparu ne s’est pas contenté d’enclaver sa propriété mais comme par enchantement, sur le listing du notaire répertoriant les propriétaires.

Loi bafouée, laminée.

Avec une facilité déconcertante, une cadence infernale, malgré les rendus de justice, la société mandataire, la SCI Kefras, ne résolue pas d’interrompre ses travaux. Un passage de la gendarmerie locale plus tard, toujours rien. Or, par un jugement du Tribunal Administratif de Basse-Terre en date du 20 septembre 2007, ordonnance N° 07-426, le juge des référés du Tribunal Administratif ordonne la suspension de l’exécution de la décision du 23/11/2006 par laquelle le Maire de Baie-Mahault a accordé à la SCI Kefras, un permis de construire ; condamne la commune de Baie Mahault au titre de l’article L 761-1 du Code de justice administrative et bien d’autres anomalies faisant état de moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité du permis de construire.

Bien avant ce jugement de septembre 2007, en octobre de l’année précédente, c'est-à-dire en 2006, plus précisément le 26, une ordonnance de la chambre civile du TGI de Pointe à Pitre avait été rendue. Elle ordonne une expertise et comment pour y procéder, Monsieur Pascal Goualier, géomètre expert près la Cour d’Appel de Basse-Terre- qui s’est désisté au profit de Monsieur Champion qui entre autre tiendra informer le juge chargé du contrôle des expertises de l’avancement de ses opérations et des diligences par lui accomplies.

Au vu de tous ces éléments, comment est-il possible que la justice ne passe toujours pas ? Peut-on en toute impunité, bafouer la loi et outrepasser toutes les règles ? Comment peut-on accepter cet état de fait ? Monsieur Germain Adolphe Bonhomme ne sait plus à quels saints se vouer, vers qui se tourner. Il n’a plus que ses yeux pour pleurer. Ses différents courriers à qui de droit, notamment au Garde des Sceaux, est resté lettre morte. Aucune réponse. Veut-on le pousser à bout ? Qui est derrière cette transgression incommensurable du droit ?

Le roi libanais de la Guadeloupe et les roitelets nègres.

Mon propos n‘a rien à voir avec le rejet, la préférence nationale et/ou territoriale. Cette affaire est un lourd héritage Béké se perpétuant aujourd’hui avec certains Libanais d’origine, Antillais par la force des choses. Une vieille histoire des rois Nègres qui, parce qu’ils ont un petit pouvoir, salissent la loi, franchissent à loisir la ligne jaune et cognent sans ménagement sur leurs propres frères, pour peu que « l’étranger », en l’occurrence le sieur Koury, Libanais, ne lui graisse la patte. Je n’ai pas la preuve que c’est comme cela qu’il a eu des passe-droits. Toute honte bue, la soustraction de documents officiels et la filouterie etc., sont de mises.

Comment peut-on concevoir qu’un citoyen baie mahautien, propriétaire des lieux depuis plus de trente ans, soit ainsi spolié de ses biens ? Or, il suffit de voir les différents documents en sa possession. L'acte authentique du cadastre, l’acte de vente s’étant fait devant notaire, et il s’est toujours acquitté de sa taxe foncière. Il est aussi en possession du K-bis de son restaurant, le « Blue Paradise », document officiel attestant de l'existence juridique d'une entreprise commerciale, délivré par le registre du commerce et des sociétés.

Cette histoire abracadabrantesque ressemble à un mauvais film de série B. qui mêle mensonge, captation, abus de pouvoir et mépris, au vu et au su de tout le monde, sans que personne ne lève le petit doigt. Il est quand même invraisemblable qu’en démocratie, dans un Etat de droit, que des cas comme celui-ci existent encore. Scénario d’une république bananière où, la raison du plus fort est toujours la meilleure. Monsieur Germain Adolphe Bonhomme, lassé par toutes ses tentatives a décidé de ne rien lâcher et, malgré le silence des autorités, a décidé de se battre jusqu’à sa dernière goutte de sang, pour récupérer son bien.

4 commentaires:

ZAZAZA a dit…

Coucou AJM,

Je suis enfin de retour. J'ai kiffé l'Afrique. Un séjour magique. Je t'en parlerai.

Mais il se croit où cet homme ? Enterre promise par ses ancêtres ? C'est fou quand même de voir ce degré de mépris.

Merci de nous renseigner sur des acomportements aussi "royaux".

Bon vent à toi !

Anonyme a dit…

Formidable !

Une belle leçon. Je crois que le cas de cette personne est bien ce qu'il y a de plus banal aux Antilles.

Je suis sûr que certains feront un raccourci en t'accusant de protéger ton île contre les "envahisseurs". Or, ces gens se croient tout permis. Du moins, certains, pas tous heureusement. Quand on sait que c'est avec la complicité d'une municipalité, c'est vraiment honteux.

Anonyme a dit…

De toutes les façonq, ce sont les héritiers des Békés ces gens.

ZAPOTILLE a dit…

Je ne connais pas l'histoire de ce monsieur, aucun journal aux Antilles en a parlé.
C'est banal, en effet, et c'est terrible, mais je sais que l'ambiance, dans cette commune, est connue pour beaucoup de corruption, voire, d'actes meurtriers aussi...
J'espère, de tout coeur, que ce brave homme, récupérera sa terre, mais je suis un peu pessimiste, vu ton article, AJM et je te remercie de m'avoir connectée, il y a des fois où je repars un peu ailleurs.
C'est de la malversation, il faut faire du bruit, beaucoup de bruit!
Ce monsieur est-il seul ou a-t-il de la famille, des amis qui peuvent l'entourer?
Il me semble que c'est le pot de terre contre le pot de fer.
C'est triste, en effet, et comme tous ces faits divers, c'est souvent horrible et inhumain!