mercredi 17 décembre 2008

LA NOUVELLE CONTROVERSE SUR LE PISTOLET TASER.


En France, fin novembre, on a assisté à la déculottée de l’importateur français du Taser, pistolet à impulsions électriques qui neutralisent et… tuent, selon le nouveau rapport d’Amnesty international, Antoine di Zazzo, devant la Justice. Son procès en diffamation contre le porte-parole de la LCR (Ligue communiste révolutionnaire) avait tourné au fiasco et au chaos, avec un déboutement en règle et une arrestation spectaculaire. Olivier Besancenot, avait justement accusé ce pistolet de tuer, notamment aux Etats-Unis.

Sous la plume acerbe d’Angela Wright, chercheuse d’origine américaine travaillant pour l’organisation basée à Londres, en Grande-Bretagne, le Taser est nocif, surtout que ce n’est pas une arme non-létale comme mentionné dans la présentation mensongère du fabricant. Cette arme peut donc provoquer de vives douleurs thoraciques, aggraver l’arythmie cardiaque et la tétanie, ou encore, provoquer une fibrillation ventriculaire. On dénombre à cet effet, justement, pas moins de 300 décès causés par des tirs de Taser, de 2001 à 2008, aux Etats-Unis. Néanmoins, toujours selon la note d’Amnesty international, seulement, une cinquantaine de décès, serait liée directement au pistolet de la controverse.


Aux Etats-Unis toujours, la disproportion de l’utilisation de cette arme est fustigée. Certains policiers n’ont pas hésité à tirer sur des femmes enceintes, des jeunes écoliers révoltés, des lycéens, en passant même par des attardés mentaux errant la nuit, en perdition, et des personnes âgées. Après la réalisation d’une centaine d’autopsies, on n’a constaté avec amertume que, la plupart des victimes du Taser, 90% pour être précis, ne représentaient même pas un danger car, elles n’étaient nullement armées.


Autre constat amer, les noirs et les latinos, représentent le ¼ des victimes collatérales, que dis-je, des victimes directes, suite aux tirs de Taser. Alors, on ne peut que s’interroger devant la fascination des autorités européennes devant le pistolet américain. Peut-on logiquement parler de pressions ? Quand on voit les moyens déployés par Taser en France pour faire suivre Olivier Besancenot, il y a de quoi s’inquiéter. Les responsables français de cet engin capable de vous envoyer une décharge électrique pleine de « douceur » de 50 000 volts, prouvent bien qu’ils sont des mythomanes. Leur monstre est capable de vraiment tuer. Finalement, se croyaient-ils protégés ou tout permis ?


Amnesty international s’est dit choquée récemment, suite à la commande "irresponsable" des autorités britanniques, de pas moins de 10 000 pistolets Taser. Ces dernières étant destinées aux polices galloise et anglaise, l’organisation les a accusé de promouvoir le tout répressif, au détriment de l’éducation. Une faillite du système, clame-t-elle, surtout que les policiers britanniques marchaient habituellement sans armes à feu.


Il y a environ 47 pays qui utilisent le Taser, les plus célèbres étant : les Etats-Unis, le Canada, la Grande-Bretagne et la France. Toujours suiveuse, l’Hexagone s’est mise « à la page », lors du passage de l’actuel président de la République, Nicolas Sarkozy, à la Place Beauvau, ministère de l’Intérieur. Les chiffres officiels ne sont pas réellement connus mais, il y auraient actuellement en France, 4530 Taser en service, répartis comme suit : Gendarmerie, 2625, et Police, 1905. Marché juteux s’il en est, lorsqu’on sait qu’une livraison de 1000 Taser, à la police algérienne s’est élevée à plus de 2 millions d’euros, avec l’arsenal cartouches compris. Ce qui fait que l’unité serait de l’ordre de 1500 euros…


Le tollé est né de l’envie de certaines municipalités nanties d’île de France, de vouloir se doter de cette arme de 4e catégorie. Notamment, Le Raincy en Seine-Saint-Denis (9-3) et Levallois-Perret dans les Hauts-de-Seine (9-2), où, la délinquance est pourtant, pratiquement inexistante, et le nombre de caméras de surveillance, au dessus de la moyenne nationale. C’est à croire que la folie des grandeurs d’Eric Raoult, maire du Raincy, et de Patrick Balkany, maire de Levallois, n’a d’égale que l’Elysée. Il y a aussi les villes d’Etampes, de Toulouse ou d’Orange, qui veulent aussi avoir une police municipale « Taser ». C’est bien sûr, à la discrétion des Préfets, de donner leur accord ou non.


Sachant qu’en France, avant la mise en service de cette arme, des tests ont été faits sur des cochons et que l’un d’eux est mort après une décharge sur le coeur, il y a de quoi avoir des doutes. L’homme étant de loin plus fragile que cette bête sans aucun doute, le Taser est à proscrire. Les autorités françaises qui ont demandé au fabricant d’agrémenter le joujou d’une caméra embarquée, j’ai bien peur que le Taser vendu à la France, ne soit pas de 1500 euros, mais de plus de 2000 euros...




2 commentaires:

Anonyme a dit…

Bientôt, ce sont les civils nantis qui réclameront ce pistolet, pour ne pas tuer des voleurs par exemple, comme ce commerçant juif qui avait tué un cambrioleur...en tirant dans le dos et libéré.

Anonyme a dit…

Hors sujet, mais important :

Pour avancer sereinement dans l'avenir, il faut connaître le passé

Un lien à lire absolument pour ne plus tomber dans la propagande sioniste : Le véritable Hitler : http://abbc.net/hitler/islam2.htm

Et un autre pour nous ouvrir les yeux sur la "Méthode" : Le mariage harem juif de Sarkozy : http://www.abbc.net/sarkozy-harem/index.htm