jeudi 15 janvier 2009

BYE BYE GEORGE BUSH AKA LA CATASTROPHE !

George Walker Bush, tirera sa révérence ce soir, pendant un discours d’un quart d’heure adressé à ses concitoyens. Heure française, ça sera au petit matin, vendredi. Que restera-t-il vraiment de cet homme ? Ce qui est sûr, il marquera négativement l’histoire de l’Amérique. Ceci est la résultante de ce QI d’huître, qu’il a eu le dommage d’hériter. Bush est vraisemblablement le seul président américain que tout le monde voudrait oublier définitivement. Le président sortant a la chance de ne pas être libérien, serbe ou congolais. Au lieu de s’installer dans la cossue banlieue de Boston où il coulera des jours heureux, la direction de la Haye, dans les geôles du TPI (Tribunal pénal international) lui irait comme un gant. Avec son parcours auréolé d’échecs cuisants, il s’en va avec une côte de popularité en berne, qui, probablement, ferait que, notre fou ambulant, pourrait trouver du pétrole sous la Maison Blanche, tellement, il est au plus bas.


Sans vergogne et toute honte bue, George Bush, lors de sa dernière conférence de presse à Washington hier, a défendu encore une fois son bilan. Le plus pathétique dans cette mise en scène, c’est encore cet incessant folklore du 11 septembre 2001 qui revient sans cesse. C’est insupportable. La guerre contre le terrorisme par-ci, Al-Qaïda par-là, finalement, il a réussi à convaincre lui-même, et…Barack Obama la carpe (sur Gaza du moins), qui a déclaré après la sortie imaginaire de Ben Laden appelant au Djihad pour défendre Gaza, que, le pire cauchemar de l’Amérique, était... Al-Qaïda.


Bush, le roi de la rhétorique, qui, un jour, déclara sans s’en rendre compte, je cite : «Ils m’ont sous-mésestimé.» lors d’une conférence de presse en Arkansas, le 6 novembre 2000, a toujours la tête dans le guidon. Ce n’était nullement un lapsus linguae. Il pensait avoir tout bon. Cette sortie digne d’un « Omar m’a tuer » venant du chef de l’Etat élu du pays le plus puissant du monde, en dit long sur la déliquescence américaine, empêtrée dans une imagerie virtuelle d’hyperpuissance dont l’impunité reste l’un des fléaux majeurs de ces dernières années. Pas besoin de vous citer ce chapelet phosphorescent de toutes les déclarations de cet incorrigible idiot.


Lorsqu’il arrive au pouvoir le 20 janvier 2001, il hérite d’une économie florissante. Malgré la lutte, le sort acharné contre l’Amérique, après que son père George Bush senior ait attaqué l’Irak, Bill Clinton avait réussi à redresser le gouvernail d’Etambot de la cogue Amérique, qui devenait ivre. Encore un fait des Bush, dont on apprend que Jeb, le cadet du futur ex président, pourrait lui aussi, dans un avenir proche, postuler au Sénat puis à la Maison Blanche. Il renonce pour l’instant. Les images parlent souvent plus que des longs discours. Voici un graphique de la montée exponentielle du chômage sous Bush, pris sur 20 minutes.ch.



George Walker Bush, est parfois considéré, à juste titre, comme le boucher de Washington. Ce spécialiste de l’esbroufe, roitelet du manichéisme ambiant, docteur ès frappes mensongères, agrégé ès roulettes en lacunes abyssales, est un bon débarras pour l’Amérique, la paix, voir, l’espèce humaine. Que le Très-Haut nous en préserve désormais, de ces clones mal ficelés dont l’approche terrienne relève d’un accident de l’histoire, ou plutôt, de la génétique, sans doute. En 8 ans, il a, tout seul comme un grand, provoqué deux guerres sanglantes qu’il n’a pas pu terminer. On peut comprendre cette crise de lucidité lorsqu’il a refusé à Israël, le "droit" de bombarder l’Iran.


De quel bilan parle cet homme ? De qui se moque-t-il ? « Prend-moi pas pour con mec » comme le dirait l’autre. Prétextes fallacieux pour envahir l’Irak : armes de destructions massives, relations supposées Al-Qaïda-Saddam Hussein, tortures et humiliations à la prison bagdadi d’Abu-Ghraïb, Guantanamo. Irresponsabilité interne, comme le cas de triste mémoire, Katrina, à la Nouvelle-Orléans, dont aucune réelle solution n’a été trouvée jusqu’à ce jour. Insouciance sur la fiscalité, sub-primes. Fichtre.


Que dire enfin de cette doctrine élaborée de « main de diable » -passez-moi l’expression-, par les néo-cons sur la guerre préventive ? Que penser du USA Patriot Act, qui lobotomise les esprits ? George Walker Bush n’a pas servi son pays, mais ses amis, sa folie. Tenez, une dernière pour la route, avant une éventuelle bévue lors de son discours ce soir, le président américain pendant encore 5 jours a déclaré le 26 juin dernier à Washington : « Je me rappelle avoir rencontré la mère d’un enfant qui avait été enlevé par les Nord-Coréens ici même dans le Bureau ovale.» Cherchez l’erreur ! Hilarant, non ?

1 commentaire:

SANSVOIX a dit…

Le charme d'un grand pays est qu'il peut être dirigé par n'importe qui, il suffirait de lui flanquer quelques têtes solides.

Colin Powell avait jeté l'éponge et Condoleaza RICE a porté péniblement GW. BUSH jusqu'au bout. Ouf !

ASV