lundi 19 janvier 2009

JEAN SARKOZY VA-T-IL FLINGUER PATRICK DEVEDJIAN ?


DISCUSSION ICI. C’est en substance la question que se posent désormais, tous les élus et les militants UMP du « 9-2 » dans les Hauts-de-Seine. Jean Sarkozy, 22 ans, président du groupe UMP au conseil général des Hauts-de-Seine, dont on ne sait plus s’il est assidu à la fac de droit, traverse de long en large son département, certainement mandaté par son président de père, pour demander que le parti au pouvoir, continue dans la foulée, sa mutation, à savoir, le changement, l’ouverture et le renouvellement des équipes, en vue des prochaines cantonales. Avec la mise en place le 24 janvier prochain de la nouvelle équipe de l’UMP, le fils du président de la République a réaffirmé que personne ne lui avait proposé d’intégrer la direction du parti majoritaire, comme secrétaire général adjoint.



Dans le département le plus riche de France, le « 9-2 », une coalition Balkani-Sarkozy, qui depuis 6 mois met les bâtons dans les roues du nouveau ministre de la Relance et toujours président du Conseil général des Hauts-de-Seine, Patrick Devedjian, 64 ans, semble vouloir s’associer aussi, au reliquat des partisans de l’idéologie du clan corse de Charles Pasqua, toujours présent. La « récompense » de Patrick Devedjian qui hérite d’un maroquin difficile, serait même une façon astucieuse de l’éloigner du département, en vue de le remplacer, en 2011, par le jeune loup aux dents très longue, Jean Sarkozy. Ce serait alors une grande première, de voir un jeune homme de 24 ans, président d’un Conseil général, et pas dans n’importe quel département.

La valeur n’attend pas le nombre des années selon la formule consacrée mais, Jean réussirait ainsi l’exploit de battre son propre père en précocité. On se souvient que la bête politique qui préside aujourd’hui aux destinées de la France, avait ravi la Municipalité de Neuilly, à la barbe et au nez d’un vieux de la vieille, Charles Pasqua. Il avait à peine 28 ans. Nous étions en 1983. En recevant à l’Elysée, aux alentours de la mi-décembre, de nombreux élus, des responsables politiques de premier plan et tous les conseillers régionaux de l’UMP en présence de Jean Sarkozy, le président aurait été clair. Il a fait de son fils, son porte-parole, en précisant à chacun, que leurs doléances devraient passer dorénavant par son fils, au grand dam des élus qui ont acquiescé, tout en faisant la moue.

Demain, au siège du Conseil général des Hauts-de-Seine, à Nanterre, pour la traditionnelle cérémonie des vœux du nouvel an, une nouvelle passe d’armes aura lieu. On ne se tire plus certes dans les pieds des uns et des autres, néanmoins, on est plus proche d’un chant de cygne, pour Patrick Devedjian, qui est aussi, rappelons-le, à la tête de la fédération UMP des Hauts-de-Seine où, des candidats sérieux se bousculent déjà aux portillons. La transition risque d’être violente. Les jeunes accusent les vieux, de ne pas vouloir passer la main. Les salves assassinent, des pics et des polémiques ne manqueront donc pas à cette soirée « champagne-petits-fours-vœux ».

Déjà écarté à la direction de l’UMP, Patrick Devedjian ne risque-t-il pas de regretter sa promotion ministérielle ? Le prochain remaniement, annoncé pour ce mercredi et renvoyé sine die pour la semaine prochaine, voir à la fin du mois, ne l’inquiète pas pour autant. Nouveau promu, pas encore complètement à l’œuvre, il ne court aucun péril. En revanche, l’année 2011 sera probablement fatale pour son parcours politique. Il n’aura pourtant que 66 ans. Finalement ? La spécialité des Sarkozy est-elle de flinguer les vieux ? Hier, ce fut le père qui lamina Pasqua, et aujourd’hui, le fils s’apprête à enterrer, Patrick Devedjian. Mais là, ce n’est pas une mince affaire.

Aucun commentaire: