mardi 20 janvier 2009

LE RETOUR PETARADANT DE JEREMIAH WRIGHT, EX PASTEUR DE BARACK OBAMA !

Alors que Barack Obama devient le 44e président des Etats-Unis aujourd’hui, et que plus rien ne pourra le stopper dans sa fulgurante ascension, son ex et inénarrable pasteur de l’Eglise de la Trinity United Church of Christ de Chicago, dans l’Illinois, le Révérend Jeremiah Wright, sort de son silence. Un retour pétaradant sur le devant de la scène, aussi inattendu qu’explosif. Le verbe toujours aussi haut, il donnait avant-hier, une homélie, à la chapelle de l'Université Howard à Washington, et la chaine ABC News s’est empressée de l’interviewer, cette télévision qui diffusa en premier ses sermons qui allaient faire couler tant d’encre et de salive. Le très « patriote » américains pour les uns, ses détracteurs bien sûr, se basant sur la séquence la plus controversée de ses prêches hauts en couleurs, à savoir, son fameux « God damn America !» (Que Dieu maudisse l’Amérique !) en lieu et place du traditionnel et sempiternel « God bless America !» (Que Dieu bénisse l’Amérique !) en raison du traitement particulier infligé aux Noirs durant des siècles, ou plutôt, le « véridique », pour ses amis, dont les prédications sont une source de vie et d’espoir pour l’Amérique de demain, reste égal à sa réputation.


Le pasteur Jeremiah Wright, n’aurait plus, dit-il, des griefs envers son ancien paroissien, Barack Obama avec qui, il aurait fait la paix, après que ce dernier, sous la pression médiatique, l’ait renié, surtout, après l’avoir pourtant défendu. Il veut tourner la page de son lynchage organisé lors de la violente campagne électorale américaine, surtout lors de primaires démocrates qui visait selon lui, à raison d’ailleurs, le nouveau président américain, et non lui même. Le révérend a fustigé les médias, déclarant qu’il ne pouvait embrasser quelqu’un qui l’a poignardé dans le dos.


Dans son sermon prononcé à l'Université Howard de Washington, Wright est revenu sur Obama, vantant ses mérites, et le prenant comme un exemple de la vie des africains-américains. Il a notamment déclaré qu’il sera le probable déclencheur d’un avenir meilleur pour la construction de la nation, face aux multiples défis qui l’attendent. Il a déclaré, je cite, à propos d’Obama : « Il a réalisé ce qu’aucune personne d'origine africaine n'a jamais été en mesure de faire durant les 211 ans d'histoire de ce pays. [...] Le Seigneur est intervenu en sa faveur, et lui a donné une nouvelle dimension».


Visiblement en colère, il a ajouté à propos de la presse, notamment de ABC News, tout le mal qu’’il pensait d’eux en ces termes : « Elle a été si injuste pour ma famille et a fini par nuire à ma fille et je trouve ses méthodes inadmissibles », ajoutant : « ABC a fait preuve, d’un gâchis insupportable. » Il a aussi accusé les journalistes, d’être obsédés par sa relation à Barack Obama. Tançant les médias qui relayaient ses discours raccourcis, il a demandé à ses interviewers, pourquoi ils éludaient l’histoire américaine sur 500 ans, les accusant de refuser de n’y voir aucun intérêt dans la mesure où l’histoire concernait les agissements néfastes sur les noirs, de leurs ancêtres blancs.


Le révérend Wright a même accusé les professionnels des médias d’avoir beaucoup plus parlé de la couleur de peau de Barack Obama, au lieu de se focaliser sur ses capacités qui ont fait de lui, aujourd’hui, le président des Etats-Unis, et non l’inverse. C’est vrai que des esprits chagrins, sans vergogne, n’hésitent pas à parler de discrimination positive, montrant bien sûr, ce substratum raciste qui est ancré en eux. Un noir, n’étant pas capable, de se réhabiliter ou de prendre conscience de ses capacités et de ses valeurs morales. Passons.


Le pasteur Wright s’est amusé en brocardant ceux qui traitaient Barack Obama de « grand maigre avec de grandes oreilles », arguant qu’il a eu le génie de leur répondre, « Yes we can !» Il s’est aussi vanté en précisant que Barack Obama est resté 20 ans avec lui, et qu’il réussira son examen à la tête des Etats-Unis parce qu’il est un élu de Dieu. A la fin de son sermon, applaudissements à tout rompre, standing ovation, bousculades pour lui serrer la main, ou faire une photo avec lui. Les médias américains ne parlent plus que de ça, et de l’investiture bien sûr.

2 commentaires:

SANSVOIX a dit…

Que dire, perplexe , curieux ?

Mais, c'est bien qu'il l'ait faite cette déclaration sauf qu'il aurait été mieux inspiré d'attendre une ou deux semaines après l'investiture d'OBAMA !

Décidément il aurait du mal à laisser la "stardisation" à OBAMA tout seul !

Ce n'est pas facile d'oublier qu'il aurait pu plomber la candidature d'OBAMA !

Et franchement dommage pour sa fille qui n'y serait pour rien.

ASV

AJM a dit…

Bonsoir ASV,

Je ne vous le fait pas dire!