mardi 20 janvier 2009

LES "POUTINERIES" GAZIERES DU TSAR RUSSE VLADIMIR !


Le Vieux Continent, qui traverse une vague de froid sans précédent, grelotte déjà, et, risque encore de plus grelotter. La Russie tente de nous faire retourner au Moyen-Âge. Cependant, carton rouge justifié, et véritable symbole, très révélateur, permettant à tous ces prévisionnistes et météorologues de pacotille qui nous sermonnent sur le réchauffement climatique, de se taire. Enfin, une fois pour toute, ils doivent laisser faire dame nature, bon gré mal gré. Vague de froid, vague de morts, vague de vent, vague de neige, vague de guerre. Mais, pour la première fois, on assiste véritablement, depuis le mercredi 7 janvier 2009, à un vrai conflit, une guerre gazière. L’Europe ne réchappera pas. Avec la récession qui laisse poindre une lueur de désespoir à l’horizon, déjà, les cerises semblent être confites. Fichtre.




La pauvre Europe, semble bayer aux corneilles, avec l’interruption des livraisons de gaz russe qui passe par l’Ukraine. Un lourd différend politico-gazier plombe les relations de ces deux frères ennemis. Les russes accusent les ukrainiens de deux choses : refus de payer leur facture d’abord, et ensuite, de détourner le gaz en provenance de la Russie qui transite sur son territoire, en direction de l’Europe. Sous injonction de Vladimir Poutine, ex président et actuel premier-ministre russe, contrairement à certaines affirmations, il aurait bel et bien, en accord semble-t-il avec Alexeï Miller, directeur général du géant russe du gaz, Gazprom, ordonné la suspension des livraisons de gaz à l’Ukraine, et au reste de l’Europe. Foulant ainsi au pied et sans vergogne, des accords avec ses partenaires européens.

Une belle azalée, que dis-je, la floraison gazière qui se profile à l’horizon risque d’être terrible pour les européens. Les plus touchés par cette guéguerre russo-ukrainienne, sont les pays d’Europe de l’Est et des Balkans. De Sofia, capitale bulgare, en passant par Sarajevo, en Bosnie, à Zagreb, en Croatie, ou encore à Budapest, en Hongrie, on a recommencé à se chauffer au feu de bois. Autour de l’âtre, emmitouflés dans de grands draps de laine, la « pipe au bec », le regard groggy, la mine patibulaire, comme au bon vieux temps, on partage le thé et des galettes, avant d’aller se coucher. Les températures sont de l’ordre de -11 degrés Celsius. Poutine quant à lui, s’en moque. Qui se souvient du clip vidéo kitsch à la gloire du Tsar, « Takogo kak Putin », « Je veux un homme comme Poutine » ? (Voir vidéo en dessous). Vladimir Poutine n’est-il pas entrain de se venger de cet Occident qui l’a honni, méprisé et vilipendé lors de la guerre au Caucase contre la Georgie ?

Vous n’êtes pas sans savoir que, cette vague de froid a fait des ravages et, le rêve inavoué de Poutine, serait de créer un OPEP du gaz, afin de pouvoir en fixer les prix. Dessein mesquin, sachant que demain, le pétrole deviendrait sans doute marginal. Selon l’agence russe interfax, après les menaces de l’UE, par la voix du premier-ministre tchèque, Mirek Topolanek, il a par ailleurs déclaré: « Gazprom reprendra les livraisons seulement après l'élaboration de mécanismes de contrôle avec la participation d'observateurs internationaux ».

Gérard Mestrallet, PDG de Suez, semble encore rassurer les français. Considérant que le gaz en provenance de Russie ne représente que les 15 à 16% de la consommation française, il estime que l’Hexagone peut encore tenir pendant 80 jours. Sans dédouaner Vladimir Poutine dans ses « poutineries », du côté ukrainien, il est quand même assez étonnant de voir qu’aucune voix ne s’élève contre cette voleuse mais contre la Russie. Encore un « deux poids deux mesures » insipide où, puisque Kiev appelle de ses vœux, un rapprochement vers l’Europe occidentale, on lui pardonne tout. Les lendemains européens vont-ils déchanter ?



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