mercredi 28 janvier 2009

MAHMOUD AHMADINEJAD BIENTÔT A LA MAISON BLANCHE...

…C’est probable car, le nouvel homme fort de Washington, n’est pas un soldat de Dieu comme son prédécesseur, ou comme certains néo-cons, spécialistes de l’esbroufe, et autres faucons mal léchés, agrégés ès mensonges en ce qui concerne l’Iran. L’Iran est « dangereux ». Curieuse antienne. Plus dangereux que qui ? Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, un petit cocorico moqueur ! Il rêve de « sauver le monde » avec Barack Obama dit-il, mais, ce dernier, ne l’a contacté que…lundi en fin d’après-midi. L’Elysée se vante d’avoir parlé avec l’homme le plus puissant de la planète, durant plus de trente minutes, conversation basée sur des grands dossiers du monde. Chiche. Mais, les vrais dossiers de ce monde qui redevient multipolaire, le président américain, Barack Hussein Obama, veut les traiter lui-même, sans intermédiaire ni condescendance. Ainsi, tard dans la nuit, on a appris avec joie, car étant anti-guerre, que, les Etats-Unis, remettaient les compteurs à zéro et tendaient les bras à l’Iran.


Quel symbole ! La doxa occidentale est balayée d’un revers de la main. L’islamophobie et l’arabophobie prennent un coup de massue sur la tête, fracassées, laminées, l’espace de quelques minutes, après l’interview accordée hier, par Barack Hussein Obama, à la chaîne de télévision de Bahrein, Al-Arabiya. Première interview du président américain à la Maison Blanche, à un média arabe et musulman, précise les dépêches. Oui, un homme de paix semble arriver à la Maison Blanche. Quelle chance pour la pacification de ce monde. C’est le choc dans le camp des fous d’armes. C’est la panique chez ceux qui ont basé toute leur existence sur la guerre. C’est avec un moral dans les chaussettes que les batailleurs affronteront désormais leur monde manichéen. Le fameux choc « huntingtonien » des civilisations attendra, le temps d’une législature américaine apaisée. Le monde arabo-musulman, qui était sceptique vis-à-vis de Barack Obama jubile ce matin. Finalement, un monstre comme Ayman al-Zawahiri, maître-penseur d’Al Qaïda semble-t-il, n’a qu’à aller se rhabiller. Selon lui, Barack Obama serait un nègre de maison, marchant aux ordres des blancs. Encore faut-il savoir si ce qu’on attribue à ce groupuscule est vrai. Passons.

La déclaration d’Hillary Rodham Clinton, secrétaire d’Etat américaine, emboitant le pas de l’interview du président américain à la chaîne Al-Arabiya a probablement sonné le glas de l’hypocrisie et fait siffler les oreilles des belliqueux de tous bords. Ils aiment bien traiter les autres de naïfs, lorsque leurs intérêts sont menacés. Rassurez-vous, il ne s’agit que d’argent, essentiellement. C’est viscéral, vital mais, où le bât blesse habituellement, c’est souvent associé, à ce prétexte religieux nauséabond comme à l’époque de Bush, pour faire la guerre ; un manichéisme abscons. Or, une petite exégèse biblique nous apprend que Jésus avait dit ceci : « Ne vous amassez pas des trésors sur la terre, où la mite et la rouille détruisent, et où les voleurs font effraction et dérobent ; mais amassez-vous des trésors dans le ciel, où ni la mite ni la rouille ne détruisent, et où les voleurs ne font pas effraction ni ne dérobent ; car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » (Matthieu 6. 19-21) Ils n’en ont cure, il faut faire du fric à tous prix, sur le dos de pauvres innocents surtout, qu’on tue, en toute impunité.

Hier, à Washington, devant un parterre de journalistes, Hillary Clinton a fait cette déclaration surprenante qui mine tous les efforts d’Israël et autres européens, partisans de la guerre, qui avaient déjà annoncé que c’est sûr que l’Iran aura sa « bombe » dans moins de dix mois, pour que le grand frère américain se lève, en vain. "Les Iraniens ont clairement l’occasion, comme l’a dit le président, de faire la preuve de leur volonté d’engager pleinement avec la communauté internationale. » Vous noterez aisément, le « comme l’a dit le président », façon habille de ne pas vraiment s’associer aux déclarations de Barack Obama, pour ne pas courroucer l’ami israélien qui doit avoir ce matin, la gueule de bois. La crise apporte habituellement de grands conflits, voyant les plus riches devenir encore plus riches. Mais, pour ne pas courroucer certains lobbies, notamment celui de l’armement très va-t-en-guerre, on sait pourquoi, la nouvelle administration américaine devra user du bâton et du choux. L’Iran semble revenir sur le devant de la scène. La crise de conscience que Bush a eu avant de quitter le pouvoir, celle de refuser que l’Etat hébreu attaque l’Iran, est à saluer.

Mais, c’est surtout l’Africaine-américaine, Susan Rice, ambassadrice américaine aux Nations-Unies, très proche de la famille Obama, intime parmi les intimes, qui fut très limpide. Elle avait déclaré dès lundi, que, l’administration Obama, engageait une « diplomatie franche et directe » avec l’Iran mais que celui-ci devait suspendre ses activités d’enrichissement d’uranium avant l’ouverture de discussions sur son programme nucléaire. Le président américain a renchérit que l’Iran n’avait pas à menacer Israël de disparition, reprenant ce vieux prétexte ridicule, d’une déclaration déformée de Mahmoud Ahmadinejad. C’est comme si, Bernard Kouchner, qui ne pèse que pour des cacahuètes dans la diplomatie française, déclarait la guerre à l’Italie. La vérité est ailleurs, et, Barack Hussein Obama caressait dans le sens du poil, les susceptibilités des uns et des autres, alors qu’il a demandé mardi, à Dmitri Medvedev, le président russe, de jouer les médiateurs dans ce conflit avec l’Iran qui n’aura pas lieu. En réalité, aujourd’hui, les Etats-Unis n’ont pas les moyens de leur politique, pour espérer attaquer l’Iran. Obama l’a bien compris, loin de l’aveuglement de certains. En plus, l’Iran peut quitter le TNP (traité de non-prolifération des armes nucléiares) sans en référer à personne, et développer à loisir son nucléaire, sans contrainte aucune, malgré les cris d’orfraie.

Il ne faut nullement avoir l’œil impressionniste d’un Monet, ou ses sensations chromatiques, encore moins la puissance de sa palette, pour comprendre ce tableau obscure que certains ont voulu peindre à l’encontre de l’Iran. D’ailleurs, les autorités irakiennes, dont le président Jalal Talabani, avaient fustigé cette tentative contre l’ex Perse, qui déstabiliserait définitivement, leur pays, pas encore pacifié, surtout que l’islam chiite iranien est très proche de l’irakien, et majoritaire. Bien plus encore, pour attaquer l’Iran, l’Irak est le passage obligé. Une interview digne d’un homme d’Etat, loin d’être influencé, qui associe donc tout le monde, pour faire avancer la paix, appelant notamment Israël à faire des sacrifices, tout en reconnaissant son « droit de se défendre ». Ce qui est aussi intéressant, c’est de n’avoir condamné personne, déclarant que l’Iran a été avant, pas maintenant heureusement, derrière le terrorisme international. Ce nouveau discours américain est très ensorcelant. Affaire à suivre donc !

1 commentaire:

Anonyme a dit…

http://www.wearechangeparis.com/app/download/1375193916/Boycott+israel+et+mondialisme.pdf