lundi 2 février 2009

AH, QUE FONT LES AMERICAINS EN SYRIE ?

Damas a suspendu sine die, ses pourparlers indirects avec Israël, suite aux massacres commis par ce dernier, à Gaza. Comme tout le monde le sait, Israël occupe illégalement le Plateau du Golan. Pour sans doute, sa sempiternelle sécurité aussi. Or, ce territoire est syrien, à moins que la Bible ne soit devenue un plan cadastral, ou que la paix soit finalement un vain mot pour l’Etat hébreu qui a de plus en plus de mal à faire passer son impérissable message, que dis-je, son amère pilule, sur ses perpétuels droits galvaudés, mais qui ne communique point sur ses devoirs bafoués. Pour une information, c’est une vraie, du lourd même. Hélas, elle est passée sous silence. Du moins, de la part des médias occidentaux, qui aiment bien faire passer des informations négatives, concernant le reste du monde, tout particulièrement au Proche et Moyen-Orient. Sans doute le fameux choc des civilisations devenu un paradigme sociétal que seuls, ils voient, dans un océan de haine.


Dans un silence de cathédrale, le samedi 31 janvier dernier, une forte délégation américaine s’est rendue à Damas, où elle a rencontré le président Bashar al-Assad. Ainsi, les Etats-Unis montrent une volonté certaine, d’en finir avec ce manichéisme abscons, dont se gargarisait Bush jr, et son QI d’huître, qui ne savait pas sans doute, lorsqu’il parlait constamment de son axe du bien et du mal, qu’il était la risée du globe tout entier. Le monde semble s’acheminer vers une paix durable, avec le règlement de certains conflits. Cette rencontre historique est assez importante, dans la mesure où, l’administration belliqueuse du président sortant, George Walker Bush, passait son temps à accuser le régime syrien de soutenir les combattants d’Al Qaïda, à la frontière syro-irakienne.

Avec raison donc, et compte tenu des relations troubles du passé, entre l’Amérique et la Syrie, le président syrien Bashar al-Assad est prudent. Il a déclaré à cet effet, tout en saluant cet effort américain, qu'il cherche de son côté aussi, à déclencher un «positif et constructif" dialogue avec les États-Unis, dans l'espoir de resserrer des liens plus étroits avec les Etats-Unis. Cette nouvelle ère, aux antipodes de celle dictée le plus souvent par une intelligentsia hypocrite et ignorante, semble s’inscrire dans la durée. Le long entretien que Bachar al-Assad a accordé à la délégation des membres du Congrès américain, dirigée par Adam Smith, pas bien sûr le philosophe et économiste écossais des lumières, mais, le membre du Congrès de l’Etat de Washington.

Composé de 13 membres, cette délégation a surpris de nombreux diplomates sur place, qui n’en croit toujours pas leurs yeux. « Des américains à Damas ? », c’est comme trouver une aiguille dans une botte de foin. Reprenant en partie le discours du président américain, Barack Hussein Obama, lors de son interview accordée à la chaîne arabophone, Al-Arabiya, le président Assad a déclaré que le dialogue avec ses homologues américains doit être engagé sur la base de l'intérêt et du respect mutuels. Une période de détente semble arriver. Cette tentative de bris de glace, entre les Etats-Unis et la Syrie, est à encourager. La réciprocité devra se faire, de façon naturelle, sans qu’aucune des parties, bien sûr, ne cherche à léser l’autre. Ce qui est évident, c’est que la nouvelle administration américaine semble s’acheminer dans une real politik, sur les relations américano-syriennes, incontournables dans la stabilité au Moyen-Orient. D’ailleurs, ces derniers temps, le président Assad a fait preuve de bonne volonté, en acceptant qu’une mission diplomatique libanaise s’installe à Damas…

Le président Assad s’est violemment pris à Israël, durant son audience accordée aux membres du Congrès, selon certaines agences d’information arabes. Pour lui, l’offensive de l’Etat hébreu à Gaza, était une volonté voilée, de refuser la paix, en faisant la guerre, dans le seul but d’empêcher la pacification dans cette zone du monde, avant l’accession au pouvoir, de Barack Hussein Obama. Pourtant, a-t-il précisé, une paix est possible, si cet Etat (Israël) seul et véritable obstacle, avait la volonté de ne pas mépriser ses voisins.

L’envoyé spécial au Moyen-Orient du président Obama, George Mitchell, n’a pas prévu, sur son calendrier, de se rende à Damas. Mais, pour réparer cet oublie car l’Etat baa’thiste et alaouite n’est pas lésé pour autant. Ce mois, la date n’est toutefois pas précisée, une autre délégation américaine, emboitera le pas du groupe Adam Smith. Il s’agira aussi, de membres du Congrès, de la commission des affaires étrangères, présidé par Howard Berman, son président californien, qui fera le déplacement de Damas. Le dégel des relations ambigües, entre Damas et Washington semble se préciser. Toutefois, le président Assad avec prudence conclut : « Nous avons des indications positives, mais nous avons appris à être prudents. Aussi longtemps qu’il n'y aura pas de résultats tangibles, nous devrions supposer que, les choses n'ont pas vraiment changé »

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Pourquoi les commentaires à cet article ont-ils disparu d'Agoravox?

Yasunari