samedi 21 mars 2009

"L'AVOCAT A ABATTRE " DE Me KARIM ACHOUI BIENTÔT AU CINEMA.


Cet homme est un miraculé. Après les barreaux, puisqu’il ne peut pas, actuellement, exercer son métier, il se mit à la littérature, avec le succès qu’on sait. Son best-seller, « L’avocat à abattre », l’opuscule qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive l’année dernière est publié aux éditions Le Cherche-Midi. Il ne pouvait pas s’arrêter en si bon chemin. Voici venu maintenant, le temps du cinéma pour le pénaliste flamboyant, digne héritier d’un maître Vergès, Me Karim Achoui.


Condamné à 7 ans de prison sans preuves tangibles, ce fan de jazz, tout particulièrement du chanteur et danseur africain-américain, Cab Calloway, victime de certains chroniqueurs jaloux voir véreux dont je tairais les noms, l’avocat fut incarcéré 50 jours durant, à la maison d’arrêt des Hauts-de-Seine (9-2) à Nanterre. Entre grève de la faim et bataille juridique, soutien appuyé de 400 des libres-penseurs, écrivains, citoyens et juristes confondus, ses avocats avaient obtenu qu’il attende comme tout justiciable lambda, son procès en appel, en étant un homme libre comme on dit en Kabylie. Cette liberté-là, l’avocat la met en mouvement perpétuel.

Loin des fla-flas et du vent, une fois sorti, il n’a pas chômé. Pas de vasouille donc. Plein de projets dans la tête, il veut rattraper le temps perdu et a pris conscience des souffrances que vivent les prisonniers, pire, ceux qui ont injustement incarcérés. Ainsi, une fois qu’il retrouva le vent de la liberté, avec la hargne qu’on lui connaît, il a décidé de lancer une fondation contre les injustices. Vaste programme s’il en est, lorsqu’on sait très bien le rôle obscur des associations subventionnées par l’Etat et qui voient habituellement leurs responsables, postuler pour des strapontins politiques, ou se faire de somptueux revenus.

Sans tambour ni clochettes, l’homme s’est donc mis au travail. La Fondation contre les injustices est née et, la machine est déjà en branle. Dans son appel solennel, il s’est exprimé en ces termes : « Cette fondation aura pour objet d’apporter une aide juridique, financière et une écoute attentive aux femmes et aux hommes condamnés sans preuves matérielles dans nos prisons françaises. » Ajoutant : « Je lance un appel aux avocats, aux étudiants en droit et à celles et ceux qui veulent contribuer au succès de cette fondation. » La fondation a déjà un dossier épineux qu’elle gère, un dossier ubuesque, celui du jeune français, Khalid Naji, emprisonné depuis le 9 décembre 2008, pour 8 ans ferme, à la maison d’arrêt de Dijon, pour un… « viol présumé entre époux ». « Viol présumé. », vous avez bien lu, et n’avez pas la berlue. En revanche, je n’ai pas le résultat de sa grève de la fin et le résultat de sa demande remise en liberté lorsque je boucle ce petit billet.

Le cinéma fait donc les yeux doux à ce brillant avocat d’origine kabyle qui a marqué les esprits de la France entière. Les droits du livre, « L’avocat à abattre », ont été rachetés par le producteur à succès, Patrick Godeau. Il est connu entre autres pour ses flamboyants, « L’ivresse du pouvoir » comédie dramatique sortie en 2006 qu’avait réalisé Claude Chabrol avec une distribution prestigieuse, Isabelle Huppert, François Berléand et autre Patrick Bruel, ou encore la comédie « Camping », la même année toujours, comédie goupillée de main de maître par Fabien Onteniente, avec Franck Dubosc, Gerard Lanvin et Mathilde Seigner.

La distribution risque d’être difficile, après que le sulfureux Samy Naceri qui pouvait tenir le rôle phare de Maître Achoui, se soit à nouveau perdu. A moins que l’avocat ne joue son propre rôle. Là, je ne crois pas, il a mieux à faire. Sans doute, ce film, ne sortira pas des fonts baptismaux de la platitude ambiante et restera fidèle au livre que j’avais lu avec délectation, d’une traite, partagé entre les oripeaux de certains personnages, hors du livre s’entend, qui trouvaient indécents que l’avocat soit toujours bien mit, et ce livre vivant. Un bon film d’action en perspective.

3 commentaires:

nubiennes a dit…

ça risque d'être intéressant ^^

Anonyme a dit…

Sami Bouajila, Mehdi Nebbou pourraient tenir le role titre, à moins que la production ne choisisse Tomer Sisley, Gad El maleh où autre comedien non Arabe mais ressemblant...

strym.

Comité de soutien Khalid NAJI a dit…

Bonjour

Le comité de soutien à Khalid NAJI, l’ensemble de sa famille et ses amis se joignent à moi pour vous présenter nos plus grands remerciements pour votre action et remercier la fondation Karim Achoui pour son soutien.

Sous la demande insistante de ses proches, Khalid a rompu sa grève de la faim au 50e jour. Son état était si préoccupant qu’il était envisagé de le transporter dans un hôpital spécialisé à Lyon.

Cependant au 104eme jour de détention, le combat continu pour obtenir sa mise en liberté pour le 1er avril 2009.

Un rasseblement est organisé le 28 mars 2009 à 14h devant le Palis de Justice de Paris, oui à Paris mais aussi à Dijon le 1er Avril 2009 à 9h de devant la cour d'appel de DIJON.

Khalid Naji ayant comparu libre à son procès, doit comme chaque citoyen qui a comparu libre à son premier procès être remis en l’état, c’est à dire “LIBRE” jusqu’à son procès en Appel.

C’est la règle jurisprudentielle devant toutes les chambres d’instruction et toutes les Cours d’Appel de France.

Nous demandons l’application de cette règle pour khalid NAJI, sans traitement de faveur ni de rigueur particulière.

Khalid NAJI justiciable ordinaire doit aussi bénéficier de cette règle.

Nous invitons ceux qui n’ont pas encore répondu présent, à le faire, et ne pas hésiter à inviter les personnes pouvant aider Khalid NAJI.

Sincèrement,
Le comité de soutiens de Khalid NAJI.