vendredi 27 mars 2009

Le calvaire des noirs d'Inde: lynchés, violés, déshumanisés.



« Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir » chantait Johnny Halliday, le veinard qui voit ses impôts épongés par Sarkozy. Quoi ? Oui, il chantera pour la « modique » somme de 500 000 euros, le 14 juillet au Champ de Mars à la demande de son ami. Sachant qu’en Suisse, il s’acquitte de 610 000 euros d’impôt par an, il lui reste juste une petite broutille qu’il aura facilement d’autant plus que, pour sa tournée d’adieu, il empochera par prestation, 200 000 euros qu’il reversera à la …..Suisse. "Nul ne peut atteindre l'aube sans passer par le chemin de la nuit." disait Khalil Gibran, l’excellentissime poète libanais. Mais, en ce qui concerne les noirs, j’ai bien peur que ce peuple n’atteigne jamais l’aube. Quant au jour, à la lumière donc, faudrait attendre que la poule ait des dents.


Dans tous Les pays de la planète, semble-t-il, le noir est toujours relégué au second plan. Même dans ceux supposés être leur patrie, notamment en Afrique. Il y a un refus généralisé de cette couleur de peau, nul ne sait vraiment pourquoi. C’est le cas flagrant des aborigènes indiens dont un chercheur a rapporté des images étonnantes, détonantes et folles. Cet homme est Runoko Rashidi.

Runoko Rashidi est américain. Célèbre historien, écrivain et conférencier international, il a parcouru toute l’Asie en globe-trotter qu’il est à la recherche des africains noirs d’Asie. Histoire ancienne de ces noirs-là, de tous temps discriminés. Ses travaux sont considérés comme des éléments probants de l’implantation millénaire des africains en Asie. Il est un vrai pionnier.

C’est ainsi qu’il a pu dénombrer en Asie du Sud, une population noire s'élevant à environ 300 millions d’âmes. Il nous fait découvrir les dalits (les intouchables) en Inde, en démontrant qu’ils sont en fait d’origine africaine. Or, tout le monde s’est toujours cantonner à parler de la société indienne faite de castes, sans toutefois indiquer que la plupart des intouchables sont des noirs. Ce sont des aborigènes émancipés qui se sont installés dans des agglomérations près des grandes villes. Ces derniers sont nommés
Adivasis.

Les autres Adivasis, comme leurs cousins aborigènes d’Australie, sont restés loin des cités, préférant être dans leurs villages et/ou réserves. Ce peuple constitue une grande minorité de la population indienne et par conséquent, devrait bénéficier de la protection des autorités. Officiellement reconnus par la Constitution indienne comme "tribus", ils sont souvent inclus de facto pourtant, dans les «castes», surtout dans la catégorie la plus basse. Cette hiérarchisation de la société et ce classement minent l’émancipation de ces derniers. Les promesses des avantages qu’ils doivent en principe bénéficier en vertu du principe de la discrimination positive sont inexistants. Les autres Indiens n’hésitent donc pas à les considérer comme des autochtones primitifs, des sauvages voir des animaux.

Les « sauvages » donc, sans cache-sexe, pieds nus certes, accompagnés de leurs épouses, enfants et amis, se sont déplacés en ville pour faire valoir leurs droits. Manque de pot. D’abord, les autorités ont refusé de les recevoir. Ensuite, ces derniers ont décidé de les offrir en sacrifice, à la vindicte populaire, à une population avide de sensations fortes et morbides. Lâchés, face à une populace assoifées de haine, les proies faciles -les Adivasis-, se sont retrouvés en face de sauvages, ceux-là, des vrais, dont l’odeur du sang est jubilatoire. "Ils" vous parleront du Darfour ou du Tibet, parce que les chinois y sont mais, jamais de l'Inde qui bafoue les droits humains, parce que leurs intérêts y sont considérables.

Avertissement : la vidéo en dessous est très violente. Ne pas l’actionner si vous ne vous sentez pas de taille ou capable de voir des hommes mourir devant vos yeux. Ce n’est surtout pas du cinéma. Tournée à Guwahati, la capitale de l'Etat de l'Assam, devant des policiers inertes, la population civile lynche les pauvres aborigènes en toute impunité. Selon Renoko Rashida, c’est même un rite et, avant la mise en place de cette tuerie, les épouses des Adivasis avaient auparavant été violées. Il y a même une femme qui tente de s’échapper, toute nue, certainement après un viol collectif. Vous avez dit civilisation ? Laquelle ?

(crédit photo/Wikipédia)

10 commentaires:

Igor Le Terrible a dit…

Salut, ton article est vraiment intéressant, j'aime l'ethnographie, aussi la politique, donc je vais refaire un coucou bientôt chez toi...

En même temps je te tague, je sais, c'est chiant mais crois moi, le tache n'est pas si mal. Comment ai je trouvé ton site ? Vas sur mon site et tu vas voir l'explication...

A bientôt,
Igor

Allain Jules a dit…

@Igor,

Bonsoir !

J'ai vu, c'est blogcatalog.

Anonyme a dit…

Je n'ai pas pu regarder cette vidéo d'un coup tellement c'est écœurant, Merci maintenant nous avons la preuve par l'image.

Lenaelle a dit…

Allain Jules,
comment ne pas être scandalisée devant pareilles horreurs? C'est terrible en effet de voir des hommes infliger la mort aussi simplement que le montre la video...

Allain Jules a dit…

@Anonyme,

Effectivement, c'est bien d'avoir des preuves. Les images sont affreuses en effet.

Allain Jules a dit…

@Sister Lenaelle,

He oui, comme quoi, de voir tout ça est terrible. Lorsqu'une amie m'a envoyé cete vidéo, j'ai eu un choc.

Je n'ai pas crié "ékiéé !" comme une certaine soeur mais, j'ai failli le faire.

Plus sérieusement, ces gens n'ont pas de coeur. Pire, il y a déjà des morts au sol mais, les mecs continuent d'en tuer d'autres. Une remarque néanmoins, les femmes ne participent pas à ces massacres. Tant mieux.

Bien à toi !

Anonyme a dit…

Bonsoir,

je viens de voir cet article par hasard et je suis complètement choquée par ces atrocités... comment peut-on encore faire ça au XXIème siècle?!

Mais surtout, que peut-on faire pour lutter contre ce phénomène ? (association par exemple ?)

(mon adresse mail, pour une éventuelle réponse, vu que je n'ai pas de compte: astihle@live.fr)

Anne-Sophie.

Comoé a dit…

Trop tard! Cette video, je l'ai ratèe car elle n'est plus sur le net. Savez-vous peut-être où je pourrais la retrouver ou télécharger? Quand au contenu je suis pas trop surpris car lorsque l'on a ternis l'image de l'autre et le rabaisser au niveau d'un animal, alors tout est permis. Et c'est là l'importance de ne pas rester trop en retard sur son voisin sur tous les plans car dès lors on perd sa dernière protection. Les noirs en tant que minorités devraient s'organiser pour se developer comme bien d'autres minorités le font.

Allain Jules a dit…

Comoé,

Désolé. moi aussi je cherche. je suis déçu par la suppression de ce document.

Allain Jules a dit…

@Anne-Sophie,

Le monde est cruel depuis la nuit des temps. Ce n'est pas maintenant que ça changera.