samedi 14 mars 2009

ALZHEIMER: L'ESPOIR PAR LA CONSOMMATION DE LAIT.

Des chercheurs de l’Université d’Oxford, en Angleterre, vénérable institution s’il en est, viennent de rendre publique, une étude encourageante sur la maladie d’Alzheimer. Ce fléau sociétal dont divers diagnostics permettent désormais de déceler rapidement la maladie. D’ailleurs, pendant plusieurs années, malgré sa présence, elle demeure infra-clinique. C'est-à-dire qu’elle ne s’exprime pas, car les fonctions cognitives ne sont pas altérées. Tous les traitements médicamenteux répertoriés, n’ont jamais permis, jusqu’à ce jour, d’enrayer entièrement la maladie. Et pourtant, selon l’étude, le lait pourrait aider à prévenir cette maladie, simplement, en buvant, deux verres de lait par jour. Ceci permet ou peut aider à se protéger contre la perte de mémoire et la maladie d'Alzheimer chez les personnes âgées.


Ces scientifiques de l'Université d'Oxford ont donc découvert que le lait est l'une des meilleures sources de vitamine permettant de réduire considérablement les dommages neurologiques du cerveau qui peuvent conduire à des formes de démence. En effet, les patients âgés ayant un faible niveau de la vitamine connue sous le nom de B12 ou Cobalamine, souffrent deux fois plus de rétrécissement du cerveau, que celles qui ont un taux plus élevé de cette substance dans le corps. Selon bien sûr, le résultat de cette recherche qui pourrait apporter plein d’espoir dans de nombreuses familles éprouvées. Ils espèrent maintenant, les chercheurs, que l'augmentation de l'absorption de la vitamine B12 chez les personnes âgées pourrait contribuer à ralentir le déclin cognitif. Ils sont entrain actuellement, de réaliser une étude clinique qui vise à démontrer qu'il est possible, en définitive, de traiter radicalement et fondamentalement, tous les problèmes liés à la mémoire, chez les séniors, avec des suppléments vitaminiques conséquents.

Ils estiment aussi qu’il est possible de protéger les anciens, contre les effets dévastateurs sur les conditions dégénératives de la maladie d'Alzheimer, qui touche 150.000 nouveaux patients chaque année au Royaume-Uni (il y a en France, 230 000 personnes atteintes par an), par l'amélioration de leur apport alimentaire en vitamine. Ainsi, Le professeur David Smith, en charge de ce projet de l’Université d’Oxford, a enquêté sur les effets de la mémoire et du vieillissement, et attesté que, le lait était un véritable sésame, face à tout ce qu’on avait vu auparavant, et que les deux verres de lait journalier suffisaient largement à régénérer des mémoires défaillantes en B12. Il a précisé: « Il y a 550 personnes, atteintes de démence [sénile ndrl], principalement due à la maladie d'Alzheimer, qui viennent tous les jours, dans les hôpitaux du Royaume-Uni. Il s'agit donc, d'une épidémie majeure. » Rajoutant : « Ces patients ont des cellules nerveuses qui sont mortes, donc il est peu probable que nous soyons en mesure de trouver les moyens de réparer ces dommages ou de les traiter avec des médicaments. »

Une consommation soutenue en lait, augmente les chances de prévention de la maladie d’Alzheimer. La vitamine B12 est l'une des 8 vitamines B existantes, et on le trouve principalement dans la viande, le poisson et les produits laitiers. Une recherche publiée par le American Journal of Clinical Nutrition, a révélé il y a quelques temps déjà, que, bien que la viande ait cette vitamine, elle est mal absorbée par l'organisme, après consommation. Le professeur Smith, en collaboration avec ses collègues de l'Université d'Oslo, en Suède, et de l'Université de Bergen, en Norvège, a trouvé que les taux les plus élevés de vitamine B12 que l’organisme absorbe le mieux, proviennent du lait.

55% environ de la vitamine provenant du lait s’incrustent dans le flux sanguin. Ensuite, vient le poisson. Le problème lié à la viande viendrait du fait que, dans celle-ci, selon le professeur Smith, je cite: "Dans la viande, le B12 est étroitement liée à la protéine et ce lien fait qu’il doit être ventilé par de l'acide dans l'estomac avant que l’organisme ne puisse se l’approprier." Or, les personnes âgées ont un niveau d’acide inférieur à la moyenne. Il est donc beaucoup plus difficile pour eux d’absorber aisément les substances liées à la vitamine B12 de certains aliments. L’espoir vient donc du lait, qui est la liaison la plus facilement réversible. Un scanner du cerveau des patients qui ont une carence en vitamine B12 a révélé que, plus ils souffrent, plus leur cerveau présente une atrophie plus prononcée que ceux qui ont un taux plus élevé de la vitamine.

On pense que la vitamine B12 est essentielle au cerveau, pour le maintien de la gaine qui se forme autour et isole les cellules nerveuses. Sans des niveaux adéquats de la vitamine, cette gaine ne peut pas être maintenue en bon état de fonctionnement, entraînant donc, un dysfonctionnement des cellules et accélérant leur mort. Des études précédentes par le même groupe, ont indiqué que le chocolat et le vin ont un effet similaire. Pourtant, l’Institut national du cancer dénonce la consommation du vin comme étant l’un des facteurs cancérigènes endémiques majeurs. Les chercheurs anglais vont maintenant passer à une phase d’essai sur des cobayes, au nombre de 170, de plus de 70 ans, sur une période de 2 années consécutives, pour prévenir l’effet placébo qui pourrait être lié à l’effet de la vitamine B12.

Le professeur Smith a aussi déclaré : « Nous avons besoin de faire plus d'études cliniques sur la vitamine B12 avant de pouvoir commencer à offrir des conseils pour aider à protéger contre la démence et le déclin cognitif. Mais, en attendant, la prudence suggère l'adoption d'un mode de vie sain et un régime alimentaire riche en vitamine B12. » Tous les espoirs semblent être permis, avec cette découverte. Néanmoins, il s’agirait du lait écrémé, plus que le demi-écrémé. Cette étude aura aussi permis, à l’aide de l’IRM, de mieux observer l’avancée de la perte de mémoire sur une période de 6 mois, et, des tests spécifiques ont pu démontrer l’évolution de l’atrophie de l’hippocampe, ou de constater le taux anormal d’un biomarqueur dans le liquide céphalorachidien, conséquence des troubles de la perfusion cérébrale dans certaines régions du cerveau visible par neuro-imagerie fonctionnelle.

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