vendredi 20 mars 2009

Rachida Dati, Rama Yade, Carla Bruni-Sarkozy: et si c'était vrai...

Non ! Enfin, une bonne nouvelle. Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Ce n’est pas du Jean Yanne. Le synopsis en est différent, loin des sentiers battus habituels. Il ne s’agit pas d’un fils caché de Nicolas Sarkozy qui existerait quelque part dans Paris, ou de l’envie d’adoption de la première dame qui a été récemment vue, sous le charme des petits orphelins africains du pays des hommes intègres, le Burkina Faso. Après son discours de Dakar, un petit africain courant et jouant au palais de l’Elysée serait une bonne chose. Carla adore les dîners semble-t-il, de paris à Londres, en passant par Mexico de triste mémoire. Tiens, c’est encore une histoire de dîner.


Ils sont formidables ces insulaires, pas les corses mais les britanniques. Ils observent et rendent compte sans langue de bois ni concession de tout. Avec eux, c’est le scoop garanti, les pics et les polémiques salaces, les coups de cœur et les coups de gueule aussi. Ainsi, comme le rapporte le Dailymail, la hache de guerre entre Carla Bruni-Sarkozy et Rachida Dati serait enfin déterrée, après le baiser qu’elles se sont données. Les deux rivales du beau mâle que vous connaissez tous, Tartempion pour ne pas le nommer, avaient entamé une guerre des tranchées, gagnée finalement par la première dame qui, avec un vilain coup de bambou, avait menacé de sceller le sort de la ministre. Poussé par Carla, Tartempion entra alors en jeu et demanda à la ministre d’aller à la course aux Européennes ou de prendre la porte. En pleurs, elle accepta comme le racontent les bruits de couloirs.

A l’occasion du dîner élyséen donné par le couple présidentiel français, Tartempion et Carla, en l’honneur du président libanais Michel Sleimane et son épouse Waffa, certains observateurs sur place ont vu donc la scène hallucinante qu’il croyait bannie à jamais, celle du baiser. Baiser de Cupidon ? Il est vrai que ce dernier est loin de l’allégorie véhiculée par « le baiser de l’Hôtel de ville » de Robert Doisneau car, ce sont deux femmes. En effet, la Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Rachida Dati, a enfin eu une conversation avec sa rivale. Rivale ? Certainement et l’apparente réconciliation ne serait qu’un leurre, après des mois de tensions qui ont vu la première dame courroucée après un appel matinal de l’édile du 7e arrondissement de Paris à son mari, lui faire ce reproche cinglant et cinglant : « Vous auriez aimé dormir dans notre lit, n’est-ce pas ? » Fin de la parenthèse anglaise.

Dans toutes les rédactions hexagonales en revanche, c’est un autre son de cloche. On chuchote. Rien ne sort. Rien de transparait. On sait tout mais on ne dit rien. Déontologie journalistique oblige, refus de tomber dans le cadre de la loi sur la violation de vie privée, pas question de faire gorge chaude de la vie d’autrui et tutti quanti. Fichtre. Mais qu’est-ce qui se mijote en réalité à l’Elysée ? Ils sont tout ouï, espérant glaner une petite information juste pour le plaisir du café du commerce mais, pas pour le relater au plus grand nombre. En réalité, nos mass-médias sont cloués au pilori, très liés au pouvoir. C’est vrai qu’il est plus important de parler des grèves, d’évoquer à demi-mot la success story à la City de Londres de Tidjane Thiam, le polytechnicien franco-ivoirien, qui deviendra en octobre prochain, PDG de l’assureur britannique Prudential, où il est actuellement directeur financier avec des émoluments mensuels de plus de 60 000 euros mensuel. Excusez du peu. Du jamais vu en France. Faut-il s’expatrier quand vous n’avez pas, semble-t-il, la « bonne » couleur ? Pourra-t-on voir un jour, un noir directeur général de la BNP ? J’en doute. Enfin, ne nous égarons pas. Continuons avec Carla Bruni.

L'on pourra étaler notre propos sur une échelle graduée s'échelonnant du pire au meilleur. Mais, en l’espèce, restons sur le meilleur. En effet, à l’Elysée, c’est Carla Bruni-Sarkozy qui porterait le pantalon. C’est ça en réalité la nouvelle du jour, la vraie nouvelle. On apprend donc que, malgré les sondages qui font de Ramatoulaye Yade une « intouchable », la première dame n’en veut pas. Elle serait accusé de n’avoir pas aidé les « siens » comprenez les noirs, de l’avoir joué perso en somme. Elle ne veut pas entendre parler de Roger Karoutchi et ça crée une tension certaine avec la « mamma » de Tartempion qui aime le petit Roger en lutte contre Valérie Pécresse pour les régionales dans le camp de l’UMP. Elle détesterait aussi certains membres de son cabinet. Seul Claude Guéant aurait grâce à ses yeux. Elle a fait mettre entre parenthèse, le comité restreint des chouchous que le président réunissait habituellement autour de lui. Vous voulez le pire ? Eh bien, ça sera pour une prochaine fois.

Waffa, Nicolas, Carla et Michel

Rachida Dati et Carla Bruni-Sarkozy tout sourire


Waffa Sleimane et Carla Bruni-Sarkozy

(Crédit photo/Reuters/EPA)

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