jeudi 23 avril 2009

ISRAËL CONTRAINT A LA PAIX ET RAHM EMANUEL MENACE DE MORT.

Stupeur et tremblements. Panique à bord du côté de l’administration de l’Etat hébreu de plus en plus aux abois. Déclaration hallucinante hier de Benyamin Netanyahou qui dit qu’il est finalement prêt à discuter avec les palestiniens sans conditions. Une volte-face inexplicable. Le Yedioth Achronoth est le quotidien israélien au plus fort tirage. Ce qu’il a rapporté hier fait froid dans le dos, avec d’une part, la mise en lumière de manigances et de harcèlement qui visent le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Israël Emanuel, et d’autre part, il atteste que, aujourd'hui, le président américain, Barack Hussein Obama a bel et bien l'intention de voir signé, scellé et livré sur sa table, la solution à deux Etats au cours de son premier mandat.


L’homme de confiance de Barack Obama, Rahm Emanuel, considéré comme un ultra sioniste, rapporte le quotidien, se serait rangé dans cette position en déclarant à un leader juif dont le nom n’a pas été révélé, information reprise par le Israely policy forum: «Dans les quatre prochaines années, il va y avoir un accord sur un statut permanent entre Israël et les Palestiniens sur la base de deux Etats pour deux peuples. Il est de question pour nous de tergiverser, quelque soit le premier ministre en exercice. » Branle bas de combat et crainte en Israël. Pire, le prosélyte pacifiste a même poussé le bouchon en déclarant par la suite qu’au-delà des pressions qu’ils (Etats-Unis) exercent sur l’Etat hébreu: « Tout traitement du problème nucléaire iranien sera subordonnée à des progrès dans les négociations et un retrait israélien de Cisjordanie. » En d'autres termes, les États-Unis désavouent les velléités bellicistes israélien vis-à-vis de l’Iran et leur appui concernant la dénucléarisation de l’ex Perse, dépend de la volonté d'Israël de prendre l’engagement de sortir de Cisjordanie et de permettre l'établissement d'un État palestinien s’étendant de la bande de Gaza à Jérusalem-Est...


Rahm Israël Emanuel s’est donc jeté à l’eau. Cette sortie a mis Ya'acov "Ketzele" Katz, président de
l’Union national -parti raciste d’extrême droite qui veut l’annexion de tous les territoires palestiniens-, dans tous ses états comme le précise le Jérusalem Post. Citant le livre d'Esther (4:14), il a même menacé Rahm Emanuel en disant que s’il n’aidait pas les juifs par son influence auprès de Barack Obama comme le fit Esther auprès du roi perse Ahashverosh pour sauver les juifs, lui et sa famille périront. Il ne pouvait pas laisser passer ce « sacrilège », cette « trahison » et ces « insultes », lui qui rêve d’un Grand Israël. Ainsi, pour faire bonne figure, il prit sa plus belle plume pour adresser cette missive au Secrétaire général de la Maison Blanche en lui demandant de se rappeler aussi de ses origines…juives et israéliennes. La même information est reprise par un forum extrémiste Israeli Forum qui s’est directement mis en place accusant et traitant Rahm Emanuel de traitre. Une exaltation d’un communautarisme qui ne dit pas son nomet un apel au meurtre. Pire encore, c’est finalement Barack Obama qui boude le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou habitué aux vieux usages, qui souhaitait le rencontrer au début du mois de mai, en marge du sommet de l’AIPAC. Un camouflet retentissant qui fait hésiter le premier ministre israélien à se déplacer pendant cette conférence. Habitué à avoir des rencontres avec le président américain par un simple coup de téléphone, cette attitude de Barack Obama déroute les israéliens.

Selon certains observateurs, ce geste d’Obama, qui plus est, n’a pas cillé face aux « provocations antisémites » selon les européens et leurs alliés, « vérités » selon l’ensemble des autres pays du monde représentant quand même 5 milliards de personnes, des risques pèsent sur la vie du dirigeant américain. Israël n’est plus à la fête. C’est la gueule de bois et, toujours d’après certains, ne sachant plus sur quel pied danser pour attirer l’attention sur lui, l’Etat hébreu fera tout pour provoquer l’Iran, quitte à commettre l’irréparable, simplement pour faire diversion et saborder le processus de paix que veut mettre en place la nouvelle administration américaine. Mais, un autre écueil est survenu dans la journée d’hier lorsqu’un sondage rendu publique indique clairement que plus de 80% d’israéliens se sont résolus à une paix entre deux pays indépendants. Néanmoins, Shimon Perez a déclaré hier que : « Si l'Iran n'adoucie pas son approche, nous le frapperons ». Nous espérons que c’est de l’esbroufe.

La paix maintenant !

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Résolution 3379 de l’Assemblée générale de l’ONU (10 novembre 1975): ''Décrète que le sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale.''

strym.

franck a dit…

Cela devrait etre rappelé bien plus souvent, comme l'a fait a raison le president perse dans son discours historique.

En meme temps, Israel s'essuie les pieds sur les resolutions de l'onu depuis 60 ans. Le pays devrait etre d'ailleurs radié de l'organisation