jeudi 4 juin 2009

BARACK OBAMA LE NEGRE DE MAISON ?


En 96h chrono, soit 4 jours, le président américain Barack Hussein Obama va parcourir trois continents, l’Asie, l’Afrique et l’Europe. Une tournée tricontinentale haute en couleurs, en émotions et en craintes. Entamé hier en Arabie Saoudite, il enchaîne aujourd’hui en Egypte, avant d’atterrir ensuite en Allemagne puis en France.


Les raisons du voyage.


De Riyad en passant par le Caire, Dresde ou la Normandie, toutes les villes qui accueillent l’homme le plus puissant du monde se sont habillés avec leurs plus beaux habits, des habits de lumières, chacun rivalisant avec les autres. La palme d’or revenant sans doute à Dresde qui est aujourd’hui « envahit » des portraits géants du leader américain. A Riyad où il rencontrait le souverain de la dynastie Al Saoud, Abdallah ben Abdelaziz Al Saoud, il a surtout été question d’énergie dans leur discussion, avec un petit glissement politique du souverain qui a émit le vœu que Barack Hussein Obama soit plus ferme avec Israël. En Egypte aujourd’hui, il sera question du discours le plus attendu du chef de l’Etat américain depuis son accession au pouvoir. Entre le conflit israélo-palestinien et sa tentative de pacification avec les musulmans victimes d’un politique des néoconservateurs, basée essentiellement sur le manichéisme. Enfin en Allemagne, le président américain va saluer à Dresde, la mémoire de millions de civils tués par les bombardements alliés, avant de se recueillir au camp de Büchenwald, témoin de l’atrocité nazie.


Le Caire : l’escale la plus importante ?


Le périple de l’américain et l’escale cairote revêt une dimension particulière. Entre le conflit israélo-palestinien, le « grand pardon » aux musulmans, Israël craignant un discours annoncé comme « puissant » pouvant amener à son isolement international. Comment en serait-il autrement ? Porter des œillères, demeurer autiste et narguer ainsi le monde entier en assumant le rôle ingrat de dernier pays raciste qui pratique à sa façon l’apartheid, est assez hallucinant. Une arrogance qui n’a rien de différent avec celle dangereuse d’un Kim Jong-Il. Les masques sont tombés. Cette volonté indicible en défaveur de la paix est devenue assez criard. Le chantage ne marche plus. Mais, le président américain Barack Hussein Obama saura-t-il échapper au piège de ce mystérieux Etat qui s’englouti tout seul comme un grand ? Quant au monde musulman, hétéroclite, fera-t-il enfin corps pour essayer d’oublier les injustices à son égard ? Pourra-t-il enfin s’ouvrir et entrer enfin dans un monde de dialogue débarrassé de ces penseurs de pacotille s’appuyant inlassablement sur des écrits qu’ils interprètent volontairement mal et en leur faveur ?


Ben Laden, Ayman Al-Zawahiri, Israël : des alliés de circonstances.


Entre un Ben Laden affirmant que Barack Obama « suit la même politique d'hostilité à l'égard des musulmans » que M. Bush, Ayman Al-Zawahiri le numéro 2 d’Al Qaïda affirmant de son côté que son voyage en Egypte et sa tentative de dialogue ouvert avec le monde musulman n’est qu'une "opération de relations publiques", on comprend qu’ils sont aux abois. Du côté israélien, on refuse de céder à la pression des américains sur le gel total des colonisations, réfutant aussi l’idée d’un Etat palestinien. Pire, le Gouvernement israélien argue même que Barack Obama, élu pour son programme, devrait respecter les promesses de George Bush. Une logique morbide qu’on peut leur renvoyer en leur demandant à leur tour de respecter les accords passés, notamment Oslo, devenu caduque. L’offensive de l’armée pakistanaise dans la vallée de Swat et la déroute des Talibans met le duo de la nébuleuse Al Qaïda en danger alors, il faut faire diversion. Un trio de choc donc, improbable pourtant. Le « nègre de maison » dixit Ayman Al-Zawahiri après l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche, est entrain peu à peu, de montrer que l’homme africain est bel et bien entrer dans l’histoire. Suivez mon regard.


(crédits photo / AFP)

1 commentaire:

SANSVOIX a dit…

Le « nègre de maison » ?

Et ces gens là, quand ils sont avec leurs coréligionnaires musulmans africains et autres noirs du monde entier, ils osent parler de "fraternité" ?

A qui va le reproche, aux Américains d'avoir élu Le « nègre de maison » ou tout simplement un réflexe pavlovien sortant d'un état d'esprit réel et éculé chez ces certains frères coréligionnaires musulmans arabes vis-à-vis de « nègre de maison » du monde entier ?

Ah ! comme la vérité sort de la bouche de l'enfant que d'ici j'entends répliquer : "celui qui le dit qui est, na !".

ASV