mardi 9 juin 2009

GABON: LA FRANCAFRIQUE (FRIC) S'ACTIVE.


Le contraire allait être surprenant. Paris est à Libreville pour faire régner le calme, comme si les gabonais étaient incapables de le faire. En effet, l'importante base militaire française sur place est prête à intervenir s'il y a une moindre incartade.


Finalement, après l'appel du ministre de la Défense "papa m'a dit" aka Ali Ben Bongo à la RTG pour inviter le peuple à garder le calme, c'est chacun qui se terre chez lui. De l'autre côté, le fiston aidé par la France a déployé ses troupes dans tous les grands axes librevillois. A la RTG du côté de l'ancienne Sobraga, partout en somme, l'Estuaire est sous bon contrôle.

On a vu ce matin aux environs de l'hypermarché Mbolo à proximité de la Radio panafricaine Africa n°1, des militaires se rendant sur le front de mer. La sécurité règne. La population n'est pas anxieuse selon les dires des autorités. La Constitution qui stipule que c'est le président du Sénat qui assure l'intérim en cas de vacance du pouvoir semble être respectée.

Dans 45 jours donc, le Gabon aura un nouveau chef de l'Etat. la présidente du Sénat, Rose-Francine Rogombé, très proche du défunt président Bongo au sein du Parti Démocratique Gabonais (PDG), s'en chargera. Selon de nombreux observateurs, tout se jouera au sein de ce parti donc, le vrai risque de la transition réside dans la guerre que se feront les dauphins au sein du parti majoritaire.

Considérant que les Pawouins et/ou Fangs sont plus nombreux, il n'est pas exclu que ce soit l'un d'eux qui hérite de la présidence de la République. Sempiternelle question du tribalisme. Enfin, entre le premier-ministre sortant, Jean Eyeghe Ndong, les anciens, Casimir Oye Mba, Jean-François Ntoutoume Emane actuel maire de Libreville, Paulin Obame Nguema, il y aura match. La question est de savoir si ça va être un Fang de l'Estuaire ou un du Woleu-Ntem.

Quant à l'une des ailes de l'opposition gabonaise qui avait comme maître-mot "Bongo doit partir" BDP, le vrai départ de Bongo semble les avoir pris de cours. Les vieux opposants aussi, notamment Pierre Mamboundou ne risque que d'avoir des miettes.

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