samedi 13 juin 2009

MAHMOUD AHMADINEJAD, LA FORCE TRANQUILLE.

C’est le choc. Une gifle assénée avec violence par un Mahmoud Ahmadinejad « the winner », aux occidentaux qui ont cru tenir leur victoire sur l’homme au look Tati. Echec et mat. C’est la gueule de bois. Certains ont passé une nuit blanche à surveiller les résultats de l’élection présidentielle iranienne qui arrivaient au compte goutte. Aux environs de 08h45, heure de Téhéran, 6h15 heure de Paris, plus de 87% des bulletins de vote avaient déjà été dépouillés. Le président sortant ne pouvant plus perdre, son adversaire a alors revendiqué la victoire, vieille méthode mise en place pour ne pas reconnaître sa défaite.


Les médias occidentaux comme d’habitude, dès les premières dépêches, lynchent encore et toujours l’homme fort de Téhéran. Bien sûr, si Mir Hossein Moussavi avait été donné vainqueur selon leur souhait, ces élections se seraient passées de façon démocratique et sans fraude. Or, c’est bien le cas. Coup dur et grosse claque pour tous ceux qui avaient déjà vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué. Surement, la machine infernale s’ébranlera, on accusera le régime d’avoir mis en place un système infaillible lui permettant de ne pas perdre alors que les mêmes disaient avant l’élection que tout était possible et que Moussavi était même donné favori.

Le taux de participation très élevé de cette élection, environ 75% voir 82% selon les estimations actuelles est un pied de nez à tous les bien-pensants convaincus qu’ils détiennent seuls les clés de la démocratie. C’est une bien mauvaise surprise, une vraie leçon démocratique que les iraniens envoient à tous leurs détracteurs. Oui, il y a une démocratie vivante en Iran et, aucune société occidentale à part les Etats-Unis lors de la dernière élection présidentielle n’a vu de mobilisation pareille, un appel sans précédent comme ce qui s’est passé en Iran. Des queues interminables. Un ministère de l’Intérieur qui se retrouve contraint de prolonger l’ouverture des bureaux de votes jusqu’à 22H dans certaines villes.

A 7h, heure de Paris, l’annonce de 87% des dépouillements représente plus de 28.909 689 bulletins favorables à Ahmadinejad contre 18.787 766 à Moussavi, soit une différence de plus de 9.500 000 voix sur environ 46 millions d’électeurs inscrits. Ce qui donnent à peu près au président sortant, un pourcentage de près de 65% des voix alors que son rival, lui, est crédité de 32% des suffrages. Ce qui donne in fine aux autres candidats inscrits, des miettes. Les deux autres postulants, le réformateur Mehdi Karoubi et le conservateur Mohsen Rezaï, obtiendraient respectivement, 0,88% et 2,3%. Un raz de marée de Mahmoud Ahmadinejad qui en dit long sur les filouteries occidentales. Toute honte bue, ils auront des explications alambiquées, pour encore une fois, nous entraîner dans une haine injustifiée contre l’Iran, pays pacifique qui ne peut se limiter à la dialectique guerrière de Ahmadinejad qui n’engage qu’un homme, et rien que lui, lorsqu’un tant soit peu, on s’informe sur la place réelle, le poids et l’influence d’un président en Iran.

Alors que de nombreux observateurs orientés juraient la main sur le cœur qu’on s’acheminait indubitablement vers un second tour incertain, cette victoire du docteur Mahmoud Ahmadinejad, 52 ans et toutes ses dents, marié et père de deux garçons et d’une fille, doit donner l’ulcère à certains. Vouloir parler au nom d’un peuple qu’on feint connaître en se cachant derrière une propagande malsaine est d’un ridicule abyssal. Vous ne serez pas surpris de revoir ces mêmes analystes et chroniqueurs de pacotille agrégés ès roulettes et docteurs ès frappes chirurgicales qui squattent sans compétence les plateaux de télévisions revenir nous asséner leurs sempiternelles contrevérités. Que vont-ils réinventer ? Nous dire sans doute que les iraniens sont cons et immatures, eux qui voyaient un peuple avide de changement ? Esbroufe.

Alors que certains porteront encore et toujours des œillères tout en jouant aux autistes, la nouvelle administration des Etats-Unis sous l’impulsion de Barack Obama, prudente, avait déjà fait savoir, tout en déclarant qu’il y avait espoir d’un changement à Téhéran, qu’il ne fermera pas la porte à un dialogue. Ceux qui ne rêvent que d’ennemis déclarés ou inavoués bénissent cette réélection de Mahmoud Ahmadinejad qui servira encore leurs basses besognes. N’en déplaise donc à tous les propagandistes, la révolution verte était de la poudre aux yeux. La réélection du président sortant, Mahmoud Ahmadinejad, est un plébiscite. Il a obtenu sans coup férir, la majorité absolue.


3 commentaires:

MP a dit…

//Oui, il y a une démocratie vivante en Iran et, aucune société occidentale à part les Etats-Unis lors de la dernière élection présidentielle n’a vu de mobilisation pareille, un appel sans précédent comme ce qui s’est passé en Iran.//

L'Iran n'est pas une démocratie mais une république islamique. Un régime théologique quoi. Enfin ça fait chier les "bienpanssans", c'est ce qui compte après tout.
Allah Hakbar

Sébastien a dit…

Les manifestations interdites, çà c'est de la démocratie.

La liberté d'expression bafouée, internautes traqués, çà c'est de la démocratie.

La police empêchant les manifestations à coups de bâtons, allant jusqu'à tuer des manifestants, çà c'est la démocratie.

Ahmadinejad largement majoritaire dans les bastions d'opposants, rien d'étonnant.

Un article époustouflant.

... rahlala que de conneries.

shabnam a dit…

Qui êtes-vous vraiment?un anti-juif?en tout cas vous ne savez rien de mon pays.si vous osez de parlez de l'existance de la démocratie,cela veut dire que vous devez étudier encore pendant des années sur mon pays.
shabnam