mardi 30 juin 2009

NON A LA KIPPA, OUI A LA BURQA !


Si le port d’un vêtement occidental relevait de la dignité, ça se saurait. Si l’intégration passait par l’habit, ça se saurait aussi. A l’aide d’un subterfuge savamment orchestré, un fil conducteur voit le jour dans la démarche « républicaine et démocratique » de ceux qui veulent interdire la burqa. Mais, malgré tout, en filigrane, il s’agit bien d’une discrimination criarde cachée derrière le soi-disant amour porté par ces gens, qui disent défendre la civilisation française tout en voulant libérer la femme musulmane du joug de l’esclavage. “ Atteinte à la dignité de la femme et à l’affirmation de la féminité” arguent-ils, sûrs de leur bon droit. Ce titre est simplement provocateur car, la kippa est un signe religieux arboré en public mais, que ce soit la burqa, le voile ou la kippa, rien ne me choque. Alors un débat ? De la poudre aux yeux pour mieux cacher une islamophobie galopante. Certains oseront même parler d'islamisation de la France. Balivernes.



Dénoncer le communautarisme musulman tout en leur obligeant d’adhérer de facto au communautarisme français voulant que tout le monde se ressemble est d’une incongruité idoine. Lorsqu’on dit défendre les droits humains, la liberté ou l’égalité de tous les citoyens, il faut d’abord avoir pour maîtres mots, le respect et tolérance. Syncrétisme sans lequel, tous les voltigeurs de la pensée unique, de l’aspect et/ou apparence uniforme, bref, de la dictature réelle habillée sous le vocable démocratie, n’est qu’un leurre. Vouloir faire de ses principes propres,un paradigme sociétal, surtout aux antipodes mêmes de ceux érigés par les anciens, plus axiomatiques, c’est faire preuve d’intolérance et du racisme qui l’accompagne parfois. On ne peut pas faire du cas isolé d’un illuminé refusant que son épouse ne se dévoile devant un édile qui devait célébrer pourtant son mariage, une généralité.

Si à proprement parler, nous abordons la question de la laïcité, alors, ceux accusés de communautarisme seraient plutôt de vrais républicains, tandis que ceux vus comme véritables républicains en revanche, se dévoileraient et tout le monde comprendra qu’il existe un jeu morbide à fustiger toujours les autres. Au nom de quel principe une personne tolérerait plus la kippa que la burqa ? Les deux ne font pas partir de la tradition française. La kippa cache peut bien une alopécie naissance et l’arborer ne me ferait pas de mal pour ce faire, tandis que la burqa cache entièrement le visage. Les deux ne sont que le reflet de traditions empiriques et antiques relatives aux us et coutumes, qui, des juifs, qui, des musulmanes. Et si en public on allait un peu plus loin en interdisant le port de crucifix, du turban pour les sikhs, de voiles pour les bonnes sœurs etc., sincèrement, ce serait une très bonne chose car la société sera nettoyée de tout ce qui est religion et ainsi, chacun rasera les murs sans être frustré de voir le « deux poids deux mesures » insipide que concocte certains oiseaux de mauvais augure.

Si une interdiction accompagne le débat sur la burqa, qu’adviendra-t-il des contrevenants ? Ils payeront des amendes, puisque ce sont les hommes apparemment qui obligent leurs femmes à se masquer ? A contrario, seront-ils victimes d’emprisonnement ? Et que fera-t-on de ces femmes, diplomates pour la plupart qui travaillent dans des représentations diplomatiques musulmanes et bénéficient de l’extraterritorialité au sein de leurs ambassades et de l’immunité diplomatique qui va avec ? Finalement, toutes les touristes en burqa qu’on rencontre ces derniers jours sur les Champs-Elysées et qui font des « razzias » dans les magasins de luxe tout en séjournant dans les plus grands palaces de la capitale ou de la Côte d’Azur, seront-elles prochainement interdites de séjour en France ? Tout ce manège hypocrite des édiles qui veulent sans doute s’opposer au discours cairote du président américain Barack Obama, sont entrain de filer un très mauvais coton. Alors, semble-t-il, en imitant certains pays, notamment l’Iran ou l’Arabie Saoudite où le voile est obligatoire pour quiconque foule leurs sols, cette tentative inverse en France est aussi une forme d’obscurantisme. De quel droit certains croient détenir sur les choix des autres, idéologique ou vestimentaire, la vérité ? N’est-ce pas justement une obsession de ces beaux spécimens arabes qu’on veut découvrir, dévisager?
La France est une terre d’immigration. Si maintenant, tous les immigrés, quel qu’ils soient, devaient se conformer à des codes vestimentaires, c’est sans nul doute une dérive dictatoriale, ce que la France reproche pourtant à certains pays. Un vrai paradoxe, un déni de démocratie, de liberté, de respect et de dignité. Cet appel à l’assimilation n’est que le reflet finalement du refus du multiculturalisme qui est pourtant une richesse. Un peuple qui refuse le métissage disparaîtra. Légiférer pour des bouts de tissus, faire semblant de parlementer sur le pourquoi de la burqa alors qu’on a déjà des à-priori est malsain. Jusqu’où va-t-on aller ? Demain, par le bon vouloir de tous ces mamamouchis à l’étroitesse d’esprit, révélatrice surtout d’un racisme crasse, n’en déplaise à ceux qui brandissent sans vergogne les vertus de la liberté et de l’égalité et qui considèrent l’épanouissement culturel comme étant du communautarisme, ne va-t-on pas interdire certaines musiques orientales comme le Raï ? Ne va-t-on pas interdire aussi bientôt la danse du ventre ? Le port de la kippa si demain des élus anti-juifs se retrouvent eux aussi au Palais Bourbon ? Trop de bla bla chantait Princesse Erika, trop d’incohérence, trop d’intolérance. Sortez des bois sans se cacher serait plutôt une forme de courage comme c’est pratiqué ailleurs. Oui, il y a sans doute certaines femmes qui sont contraintes de porter le voile mais, une infime minorité.

7 commentaires:

Anonyme a dit…

Et si un juif orthodoxes porteur d'une coiffe ressemblant à un pneu de scooter en poil d'ours noir se pointait à l'Assemblée nationale que se passerait-il donc ?

Nicopico a dit…

AJM, il y avait des juifs en France avant même que cette terre porte ce nom... Il y avait des couvres chef religieux en france porté par les juifs avant même que le mot république ne fut prononcé... De toute façon peu importe. Pierre Bénichou a très bien résumé la situation en refusant une loi sur ce signe religieux, disant que cette historie n'avait rien de religieux, mais que l'on devrait interdire tout vetement masquant le visage, burqua, niqab, masque, etc, indiquant que cela relevait non d'un principe républicain, mais du simple fait de se presenter à visage découvert dehors, homme ou femme, athée ou croyant. Dehors, nous sommes en publique.

franck a dit…

Falacieux

SANSVOIX a dit…

J'en ris encore !

Si une femme se croit moche, la burqa est une solution de salubrité visuelle !

A moins qu'on ait peur des fantômes, genre cercueils qui marchent.

ASV

Anonyme a dit…

ben gourion a dit "juif à la maison et ds le privé, citoyen à l'exterieur"...

même un enculé pt dire des choses sensées...

strym.

Anonyme a dit…

ah oui c'est l'Éternel deux poids deux mesure qui a résumé l'islamophobie régnante depuis des siècles en europe et surtout en france !!!mais il faut aussi dire que cette bande de sionistes enragée qui s'en prend quotidiennement aux musulmans et aux antisrael a toujours été derrière tout ça !actuellement derriere tout bon islamophobe il y a un sioniste !vous avez qu'a lire les médias et ecouter kouchner(mr yoghourt)

Anonyme a dit…

merci pour cet article éclairé. Je trouve que le débat qu'il faut absolument ouvrir en France doit impérativement concerner la Kippa et le pouvoir. La France est sionisée pour ceux qui la gouvernent et rêvent d'installer la France dans la même thématique israélienne à savoir une diabolisation de l'islam afin de justifier le massacre d'innocents. les relents sioniste en notre pays bafouent la République et les intérêts vitaux de la Nation tout en privilégiant un Etat étranger.