lundi 13 juillet 2009

BENYAMIN NETANYAHOU: LE MAL ISRAELIEN.

Décidément, Benyamin Netanyahou, le premier-ministre mal élu d’Israël, venu au pouvoir par des circonstances malheureuses alliant une majorité de pacotille avec l’extrême droite et/ou droite raciste et racialiste représentée par le parti infréquentable Israël Beitenu du raciste assumé Avigdor Lieberman, et une volonté belliciste, est décidément mal vu partout. C’est la plaie d’Israël même, s’il on en croit la presse de l’Etat hébreu, notamment Haaretz, journal de gauche dont la rectitude n’est plus à démontrer, qui l’épingle, en parlant de sa paranoïa.

Le dialogue amorcé par le Gouvernement Netanyahou et l’administration Obama semble de plus en plus mettre mal à l’aise le premier-ministre israélien qui, lui, ne respecte pas ses engagements. C’est ainsi qu’il a récemment donné son accord pour de nouvelles implantations de colonies en Cisjordanie, au grand dam du président américain Barack Obama qui avait parlé de la souffrance des Palestiniens lors de son discours aux musulmans au Caire, en Egypte. Lors de son entretien ensuite avec Benyamin Netanyahou, il avait demandé à celui-ci de faire cesser la colonisation. Entre hypocrisie et débordement vers son aile extrême, le premier ministre israélien risque d’être prisonnier de ses promesses. En effet, dernièrement, il a été épinglé par son propre père, Benzion Netanyahou, historien de 100 ans qui vit....aux Etats-Unis, ancien secrétaire particulier de Vladimir Jabotinski, chef du courant révisionniste sioniste, qui, dans une déclaration à une chaîne privée israélienne, vient de « trahir » son fils, en révélant son entretien avec ce dernier. Il a indiqué ceci comme le rapporte l’AFP à propos de son fils : « Il m’a dit que lorsqu’il a accepté un Etat palestinien, il l’a fait sans y croire. Il a posé des conditions telles que les Palestiniens ne les accepteront jamais ».

Petits rappels des conditions:

- Etat palestinien démilitarisé.

- le problème des réfugiés doit être résolu hors des frontières d'Israël. (Leur retour va à l'encontre du maintien d'Israël comme Etat juif, dit-il)

- Que les Palestiniens reconnaissent de façon sincère et publique qu'Israël est le pays du peuple juif.

- "Croissance naturelle" des colonies qui doivent se perpétuer sans embûches.

Son père a donc bien raison, il ne croit pas du tout en un Etat Palestinien qui serait selon moi, un vrai gage de paix dans cette contrée du monde. Mais, si d'un côté comme de l'autre il n'y a pas des hommes de paix, le conflit se poursuivra.

A propos de l’article au vitriol du journal Haaretz, il est mentionné que Benyamin Netanyahou, après ses 100 jours à la tête d’Israël, soldés plutôt par un échec cuisant, est plutôt atteint de paranoïa, ne sachant plus réellement où se situer, tiraillé par des conseillers qui ne s’entendent pas, débordé par ses extrémistes et surtout, empêtré dans une logique personnelle idiote de son sempiternel logiciel qui ne varie pas. A cet effet, selon lui, Barack Obama devrait suivre le programme de son prédécesseur, George W. Bush, comme si son élection tenait sur une feuille de route commune à celle dudit Bush. Obama a-t-il été élu pour pratiquer la même, politique injuste de George W. Bush ? Avant d’accuser d’antisémitisme Barack Obama comme certains éditorialistes extrémistes et zélés le font déjà, plutôt des pompiers pyromanes de l’antisémitisme, Benyamin Netanyahou s’en prend plutôt à Rahm Emanuel, le directeur de cabinet du président américain, et à David Axelrod, le conseiller spécial et stratège de la Maison Blanche, tous les deux juifs, qu’il traite de « self-hating Jews.», c'est-à-dire, juifs qui ne s’aiment pas soi-même et/ou mauvais juifs. Le bon juif est-il celui qui accepte la forfaiture, le racisme et l’injustice de ce nouveau Gouvernement de l’Etat hébreu ?


Le président français, Nicolas Sarkozy, ami déclaré d’Israël, abonde dans le même sens que la nouvelle administration américaine, sur l’arrêt des colonies illégales érigées depuis 60 ans par l’Etat hébreu en territoire palestinien notamment. Le chef de l’Etat français va même encore plus loin, en des termes pas très diplomatiques, en demandant singulièrement à Benyamin Netanyahou de se débarrasser de l’encombrant Avigdor Lieberman, selon toujours la presse israélienne qui a même protesté face à cette immixtion dans les affaires internes de leur pays. Il aurait déclaré ceci : «Je reçois toujours les ministres israéliens des Affaires étrangères, mais avec celui-là, je n'ai pas pu. Je te le dis, débarrasse-toi de lui. Vire-le du gouvernement et prend Tzipi Livni à la place. Avec elle et Ehoud Barak, tu peux faire l'Histoire. » L’administration américaine n’a jamais demandé une chose pareille à Israël, et s’en tient simplement à la légalité internationale. Cette demande française n’a pas fait grand bruit dans les médias hexagonaux, et pour cause. Est-ce pour ça d’ailleurs que le chef de l’Etat français n’avait pas rencontré le ministre israélien des Affaires Etrangères alors qu’auparavant il recevait volontiers et avec enthousiasme, l’ancienne responsable du poste et actuelle chef de l’opposition avec Kadima, Tzipi Livni ? De toutes les façons, le vrai problème d’Israël n’est pas Lieberman, mais bien Benyamin Netanyahou.

5 commentaires:

syriana a dit…

Mouais mouais,il n'a pas rencontré avigdor parce qu'il est dépourvu d'une bonne paire de nibars, meme si tzipi a la même gueule que lieberman..comme dire..."des réminiscences de la bouille de liebermann..." oups

Anonyme a dit…

Excellent, avec netanyahu, je rajouterai l'abruti de Sarkosy et la pensionnaire de maison de retraite angela merkel... brown a renonce depuis cet ete... a moins que milliband ne jette les anglais dans une nouvelle guerre...

AS

Anonyme a dit…

sarko est ami de netanyahou, obama l'est moins avec l'israelien, un rapport de force entre eux...

à suivre

strym.

dan a dit…

Effectivement on ne veut pas d'un état palestinien militarisé, ni du retour des refugiés palestiniens, ni laisser Jerusalem aux Palestiniens. Les Arabes ont la moitié du monde, je vois mal quel argument me ferait changer d'avis.
Syriana tu dis que de la merde.

Michel a dit…

Le journal d'extrême-gauche Haaretz n'a jamais brillé par son manque de partisanerie. Le libéral Nétanyahou a été choisi parce qu'il était le mieux placé pour former un gouvernement. La centriste Tsipi Livni a eu tort de ne pas participer à un gouvernement d'union nationale. Le travailliste Barack l'a bien fait. Avigdor Lieberman est un nationaliste au même titre que les Palestiniens Arafat ou Abou Abas. Le but du mouvement sioniste était de créer un état juif. Pour les illétrés, Sion est le nom poétique de Jérusalem. Les Israéliens s'implantent en Judée-Samarie. Les Palestiniens préfèrent vivre de la charité mondiale dans des "camps de réfugiés" où ils se reproduisent comme des lapins. Chacun sa dynamique.
Il y a 47 états musulmans dont 22 dits arabes qui pour certains se qualifient d'islamistes. En quoi un état juif est-il choquant? En quoi le nationalisme palestinien (Fatah, Hamas, Hesbollah, djihad islamique...) est-il juste et le sionisme injuste. D'ailleurs un état palestinien (contrôlé par le Hamas et le Hesbollah) est un vrai gage d'instabilité dans la région.
Obama a parlé au Caire de la souffrance des Palestiniens, il aurait tout aussi bien pu de celle des Noirs de l'Alabama. Obama c'est le négatif de Bush: là où Georges disait blanc, Barack dit noir. Il veut se rallier le monde arabe alors il est moins pro-Israélien. Quand il aura montré ce qu'il sait (ou ne sait pas) faire avec les Iraniens ou les Afghans, on en reparlera. Il apprendra à dire:«No we can't».
Question rhétorique: Le bon juif est-il celui qui accepte la forfaiture, le racisme et l’injustice de ce nouveau gouvernement israélien ? Ce n'est pas avec des injures, des arguments "moraux" et des mots creux comme "légalité internationale" qu'on peut analyser une situation géopolique.
Question subsidiaire: avez-vous visité au moins quelques pays de la région: Israël, Jordanie, Égypte, Liban? Avez-vous appris un peu d'arabe, d'hébreu? Si la réponse est non, cela ne vous gêne pas de vous prononcer sur ce que vous ne connaissez pas?