mercredi 8 juillet 2009

QUI CONNAÎT MICHAEL JACKSON ?

Michaël Joseph Jackson, fêté et adulé de part le monde, n’a nullement volé cet hommage. Avec tout ce que le roi de la pop a fait pour des millions d’hommes et de femmes à travers la planète entière, certains canards boiteux sans consistance et qui ne laisseront rien de probant dans ce bas monde, à part insulter, ont eu le toupet et l’indécence suprême de l’invectiver. Ainsi, on a entendu un homme, imité par d’autres aigris, pris probablement tous d’un atavisme raciste ancestral ancré donc dans leur subconscient, traiter le King of pop de dégénéré. Heureusement qu’ils parlent d’eux-mêmes, pas de Michaël Jackson.
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La critique des médias n’était pas en reste. Mais, pourquoi fait-on autant pour cet homme ? Mais pourquoi cet hommage, criaient-ils ? Et puis, ces spécialistes nauséeux de la science infuse se sont lâchés. C’est débile, c’est con, c’est lamentable disent-ils en chœur. Pour qui se prennent-ils ? Pire, certains restent amarrés dans une condescendance crasse, un racisme latent pour peu qu’un noir ait des honneurs planétaires. Tiens, là, tombe la sempiternelle question sur la blancheur de sa peau. Du côté de ses détracteurs, Michaël Jackson refuse ou rejette sa condition et son être en se décapant la peau. Pourtant, le roi de la pop déclare qu’il est plutôt atteint de vitiligo, maladie qui éclaircie la peau par diminution de mélanine.
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De voir tous ces insignifiants à la mémoire courte caractéristique sans doute, à l’ignorance morbide surtout ou à la mauvaise foi patentée lancer des cris d’orfraie, c’est vraiment l’hôpital qui se moque de la charité. Michaël Jackson n’était pas seulement un artiste. C’était un métronome, un extraterrestre de la musique : innovateur, chanteur, acteur, producteur, chorégraphe, créateur et danseur, dont les dons incommensurables sont inégalés et inégalables tellement, son œuvre est exceptionnelle. Tenez, quand on suit un tant soi peu la star, sans avoir une culture musicale pointue d’ailleurs, on constate que, lorsqu’il se lance dans une carrière solo après avoir pris congé de ses frères, c’est tout de suite le carton plein, aidé à cela par le producteur de génie, Quincy Jones.
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Mais, auparavant, à l’âge de 13 ans, en 1972, sort son premier album qui, avec son titre phare, Got to be there, devient numéro 1 dans les charts. Qui le sait aujourd’hui ? Après cet exploit, son départ de la Motown en 1976 avec ses frères, sauf Jermaine, fait un tremblement de terre. Tout le monde pense qu’ils vont se saborder. Erreur. Mais, en 1979, Avec Off The Wall, son cinquième album tout seul, Michaël Jackson fait tout de suite figure d’elfe. La critique est unanime : le Billboard et tous les hits parade sont envahis. Il n’a alors que 21 ans, et s’affirme déjà en tant que auteur-compositeur et interprète, son talent jamais démenti de plus grand artiste de tous les temps.
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A 24 ans, c’est la consécration mondiale avec l’album Thriller, sorti en 1982. C’est du jamais vu dans le paysage musical, un album aussi abouti, des clips vidéos révolutionnaires avec à la baguette John Landis. Résultat des courses : c’est l’album le plus vendu dans le monde, avec plus de 50 millions de copies écoulées dans le monde. Et, derrière tout ça, faut-il rappeler aux esprits chagrins que la conception et la production de l’album We are the world, 30 millions d’exemplaires vendus, avec plus de 60 millions de dollars récoltés pour venir en aide à l’Afrique famélique ? Quel artiste en a fait autant pour l’humanité ? Aucun. C’est vrai que l’ignorance est une maladie. On peut comprendre donc, ceux qui, aujourd’hui, dépourvu de culture, s’en prennent à l’hommage rendu à cet homme d’exception.
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Comment peut-on expliquer que depuis plus de dix jours, les mass-médias ne s’arrêtent pas ? Comment peut-on expliquer ces lamentations des uns et des autres qui disent que le roi de la pop a fait oublier l’Iran et Neda sa nouvelle icône médiatique, surexploitée à des fins inavouées ? Michaël Jackson n’était pas simplement un homme. Il ne s’agit pas d’une hystérie collective. Il ne s’agit simplement que d’un témoignage à la mesure du talent et de l’œuvre de cet homme irremplaçable. Et que dire donc du respect d’un mort ? Qu’ils sont ridicules et sans coeur, ceux-là même qui pleurnichaient à la mort de Neda...mon oeil.
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A bon entendeur, salut.
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