vendredi 21 août 2009

ERIC NAULLEAU DEVIENT CAMEROUNAIS.

Ah, c’est bientôt la rentrée littéraire et bien sûr des petits pour l’école et aussi des grands, notamment de la télévision ! Et si on se penchait à la rentrée médiatique du métronome le plus hypocrite-vous verrez tout au long de ce papier-enquête-, de Mister Eric Dr Naulleau ? Vous avez aimé le Eric Naulleau dans les précédentes émissions de chez Laurent Ruquier ? Eh bien, vous allez l’adorer cette année. Enquête et décryptage.

Un éditeur qui n’a jamais rien prouvé.

Eric Naulleau est un très grand éditeur devant l’Éternel. Vous le savez sans doute, pas besoin donc, de vous faire un dessein. L’homme a la gnak, est sévère dans ses critiques et a toujours le mot juste et les maux qui vont avec. Toujours prêts à dénigrer les autres, il n’hésite nullement à faire des parallèles douteux face aux écrits des autres, ou du moins, ceux qui n’ont pas, de près ou de loin, une quelconque attache avec Laurent Ruquier ou sa maison d’édition. Fichtre.

Il est malin le Eric. Ainsi, souvenez-vous du passage de l’humoriste Derek, un ami intime de Ruquier et ex-chroniqueur de celui-ci qui présentait un livre dont je ne peux juger, puisque je ne l’ai pas lu. Toujours est-il que, ce livre n’a pas été un best-seller,publié chez J.C Gawsevitch, maison associée à…Balland. N’empêche donc, sur cet opuscule, le critique littéraire autoproclamé avait été dithyrambique pour rester dans les petits papiers de Laurent Ruquier sans doute et pour faire marcher son produit en somme. Mais, Eric Naulleau a un parcours très spécial en tant qu’éditeur.

Qui se souvient donc des exploits de notre Eric national ? On va vous rafraîchir la mémoire. Tenez, le beau Eric fut au commencement, à la tête de la maison d’édition "L’Esprit des péninsules". Qui peut oublier comment se saborda royalement la baraque, avec une gestion calamiteuse du héraut littéraire dont le monde entier nous envie ? Eric Naulleau pris ensuite la direction des éditions Balland. Il réussit alors à faire, enfin du fric. Ouf, il parvenait à ses fins. En réalité, c’était le but, la qualité des productions lui important peu. Donnez le nom d’un seul livre produit dans cette maison qui a fait un tabac.

Quand le Cameroun booste Naulleau-Balland

Voilà donc Naulleau lancé dans un business d’enfer, devrais-je simplement dire, lucratif ? Sans aucun doute. Nous y reviendrons. C’est vrai qu’il ne faut surtout pas évoquer le nom de cet éditeur devant Josyane Savigneau, elle pourrait s’étrangler de rage. Passons. Naulleau, l’homme qui a la dent dure très sélective, n’est visuellement pas très regardant quand il s’agit de commandes présidentielles venant de quelque part, surtout en…Afrique. Ainsi, les éditions Balland ont mis récemment sur le marché, un panégyrique, prémices de la campagne présidentielle 2011de l’actuel président camerounais au pouvoir depuis 27 ans, Paul Biya.

Ce livre de plus de 300 pages écrit pourtant par l’excellent François Mattei, présenté comme une enquête, n’est en réalité rien du tout. Biographie autorisée rapidement traduit en anglais puisque le Cameroun a deux langues officielles, l’anglais et le français, il est aujourd’hui un best-seller au pays des lions indomptables de Samuel Eto’o. Le démon endémique de l’argent est à lui tout seul une vraie motivation sans doute, mais, faut-il vendre son âme pour autant ? Quand on constate par ailleurs que, finalement, l’homme derrière ce projet fait la morale à longueur de journée sur les plateaux télé, il y a de quoi émettre des doutes, sur le bien fondé de sa prose finalement mortifère. Toute honte bue, sans foi ni loi, on ferme les yeux. Le plus important étant.....le fric toujours et encore.

Si on poursuit la réflexion en épinglant le gouvernement et le régime camerounais, entre la corruption, la gabegie et tout le reste, notamment sur un rapport de l’ONG (Organisation non gouvernementale) CCFD-Terre solidaire (Comité Catholique contre la Faim et le Développement) , on tombe des nues en constatant qu’en définitive, on nage dans un marigot en eaux troubles. Biens mal acquis par-ci, mal gouvernance par-là, il est plutôt triste de voir la "camerounisation" abjecte d’un Eric Naulleau qui a pour mission essentielle, vous l’aurez constaté, de détruire toute œuvre qui ne vient pas de son écurie et de ses partenaires mais, in fine, n’alimente pas la qualité mais, privilégie honteusement le fric. Pour information, l’auteur de ce livre n’a jamais rencontré le président camerounais. Alors, parler d’une biographie et d’une enquête est simplement une escroquerie. L’honnêteté intellectuelle dont se réclame l’éditeur serait de dire que le livre émane d’une commande présidentielle camerounaise en espèces sonnantes et trébuchantes.



2 commentaires:

We a dit…

ta gueule "faite savoir"

Anonyme a dit…

AJM, Gawsevitch a aussi édité le livre de Francis Lalanne, et pourtant...