vendredi 25 septembre 2009

Barack Obama-Mahmoud Ahmadinejad, même combat et encore...



Toute honte bue, une douzaine de délégations, dont la française et l’américaine, of course, ont quitté mercredi soir à New-York la salle de l’Assemblée générale de l’ONU afin de protester contre le discours du président iranien Mahmoud Ahmadinejad, jugé « antisémite ». Pourtant, le président américain, Barack Obama a dit presque la même chose. Ah, la sempiternelle complainte, plainte. Cet éternel cri d’orfraie insupportable, ridicule et finalement triste. Les mamamouchis de la pensée unique et inique ne veulent jamais entendre un autre son de cloche. Quelle hypocrisie !


Lorsque Barack Obama prend la parole à l’ONU, il n’est vraiment pas tendre avec Israël et bien sûr, s’efforce de trouver une excuse tirée par les cheveux, pour condamner les Palestiniens, avec un tour de passe-passe judicieux. Mais, cette diatribe ne trompe personne, il fustige plus Israël. Est-il permis de critiquer Israël ?, s’interrogeait jadis Pascal Boniface, l’un des plus compétents géopolitologues français et directeur de l'IRIS (Institut des relations internationales et stratégiques).

En substance, Obama veut du concret et se refuse à des discours vains. Après sa rencontre avec le premier-ministre israélien Benyamin Netanyahou et le président de l’autorité palestinienne Mahmoud Abbas, il a déclaré ceci dans son discours :

- les États-Unis « ne reconnaissent pas la légitimité de la poursuite de la colonisation israélienne » en Cisjordanie.

Cette phrase a été considérée par John Bolton, l’ex-diplomate américain, comme antisémite puisqu’il a déclaré sans rire après, qu’ "un homme qui a fréquenté durant des années un antisémite comme le Révérend Jeremiah Wright, ne peut pas sortir indemne". Tout un programme.

- « Je ne suis pas naïf et je ne baisse pas les bras. Les uns et les autres, vous parlez de paix ? Alors, prenez vos responsabilités » !

Obama laisse entendre qu’il ne transigera pas sur le processus de paix qu’il veut engager et met en garde ceux qui sont toujours à l’origine des hostilités, en violant, qui, le cessez-le-feu, qui, la trêve etc.

Pourtant, avant que Mahmoud Ahmadinejad ne monte même à la tribune de l’ONU, certains pays comme le Canada notamment, envisageaient déjà de boycotter le discours du leader iranien. Pourquoi ? La peur d’entendre certaines vérités jamais dites et qui mettent à nue tous les mensonges immémoriaux ? Sans doute. Il est amusant de constater que, ce qui est considéré par les 27 pays de l’Union européenne (UE), plus les Etats-Unis, comme rhétorique guerrière et haineuse, ressemble étrangement à tout ce que prône le nouveau président américain, Barack Hussein Obama, depuis son accession à la présidence. Jugez plutôt ces mots de "L’Hitler iranien", pleins de sagesse et de tempérance.

- « l’éradication de la course aux armements et l’élimination de toutes les armes nucléaires, chimiques et biologiques, afin que toutes les nations puissent un jour avoir accès à des technologies avancées et pacifiques. Notre nation est prête à serrer toutes les mains qui se tendront vers nous ».

Depuis l’avènement de l’actuel président américain, il ne fait que parler de ça. Sa volonté même de ne plus donner suite au bouclier en est l’exemple vivant. Ahmadinejad ne fait que le suivre dans sa démarche.

- « Le réveil des nations et l’expansion de la liberté dans le monde ne les autoriseront plus à perpétuer leur comportement hypocrite et cruel ».

N’est-ce pas le discours de Barack Obama à Accra, au Ghana, qui responsabilise les uns et les autres, en "interdisant", enfin, l’hypocrisie ?

- « Comment peut-on imaginer que leur politique inhumaine en Palestine se poursuivra ? Comment les crimes de l’occupant contre des femmes et des enfants sans défense, les destructions de maisons, de fermes, d’hôpitaux, d’écoles, peuvent-ils être soutenus sans conditions par certains gouvernements ? ».

Regimber et gesticuler après cette phrase, alors même que le rapport Gladstone fait état de ces exactions de l’opération "plomb durci", n’est-ce pas justement faire preuve d’hypocrisie et de.....cruauté comme mentionné plus haut ?

- « Il n’est plus acceptable qu’une petite minorité domine la politique, l’économie et la culture de la majeure partie du monde grâce à ses réseaux complexes, qu’elle établisse une nouvelle forme d’esclavage et nuise à la réputation d’autres nations, y compris des pays européens et des Etats-Unis, afin de satisfaire ses ambitions racistes ».

Cette phrase encore peut, peut-être, prêter à confusion. Mais, lorsque le président américain indique que, l’époque du soutien inconditionnel des Etats-Unis à Israël est terminée, pourquoi personne ne tire sur lui à boulet rouge ? Pourtant, tout le monde sait que les Etats-Unis c’est les gendarmes du monde.

Il n’y a pas pire aveugle que celui qui refuse de voir. Les indignations sélectives des Occidentaux à l’ONU après la parodie de Genève lors du sommet contre le racisme montre bien que certains n’acceptent que ce qui leur sied. Et que dire de ce que le roi des rois d’Afrique, Kadhafi a proférer sur les mêmes pays qui ont jadis pillé l’Afrique ? Non, il faut désormais des relations pacifiées entre les nations et, pour cela, seule une vraie justice dépourvue de condescendance doit prévaloir.

2 commentaires:

paniss a dit…

comparer Obama et Ahmadinejad est pour le moins osé!!!
que je sache Obama n'a jamais nié la Shoah ni appelé à la destruction d'Israel et des israéliens....
pour autant, il sait dire des choses qui ne plaisent pas forcément aux israéliens et il n'est d'ailleurs pas le seul parmi les dirigeants occidentaux!!!
Ce genre de comparaisons renvoient à celles des années du communisme "triomphant" où les bien-pensants affirmaient haut et fort que l'URSS c'était pas terrible, mais enfin les USA non plus... sans oublier les adorateurs du petit livre rouge qui manifestaient à Paris contre la "dictature bourgeoise"...

Allain Jules a dit…

@PANISS,

Vous n'y êtes pas. je ne compare pas les deux hommes mais les deux discours.

Et puis, détrompez-vous. Ahmadinejad ne nie pas la Shoah mais demande que les historiens puissent travailler. Et, en ce qui concerne la destruction d'Israël, vous êtes aussi à l'Ouest. Il parle du régime, pas de l'Etat. Mais, la désinformation est en marche.

Bien à vous !